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© Correspondance : Shanda Tonme
- 23 Feb 2026 09:25:26
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CAMEROUN :: Shanda Tonme rend hommage à deux soldats de nos forces de défense :: CAMEROON
LA MEMOIRE DE NOS FORCES DE DEFENSE ET DE SECURITE HONNEUR ET FIDELITE
Hommage spécial à deux braves soldats, Lieutenant-colonel Beltus Kwene Ekwele Capitaine Emmanuel Pipwoh Yari
Ce qui fonde la solidité et l’expression de la nation, ce sont les instruments de l’affirmation, de la préservation ainsi que de la projection de son identité. En effet ces instruments conditionnent sa capacité à s’imposer à d’autres nations, à se défendre et à construire et stabiliser un ordre interne, puis la consécration de sa présence souveraine dans la nomenclature internationale. Tout cela suppose par ailleurs, une conscience mémorielle permanente, interrogative et productrice de solidarité et de compassion.
En réalité, la question n’est pas de savoir pourquoi j’aborde ce sujet, ni même de méditer sur la portée et les implications de ma sortie de ce jour. Au fond, la préoccupation sur les liens, le rapport et les attentes par rapport aux forces de défense et de sécurité devrait être constante et même insistante. Il ne s’agit point d’en attendre des missions ou des exigences extraordinaires. Il s’agit de poser des questions, dont la première relève de notre place, notre rôle de citoyen, dans la fonction de solidarité et de compassion pour nos compatriotes, les drames qu’ils endurent, les lendemains de service, le sort des veuves et des orphelins.
Je considère comme un devoir sublime, la pensée solidaire et compassionnelle, pour toutes celles et tous ceux qui, drapeau haut, honneur et fidélité ardents, tombent pour la patrie. La facilité pour l’observateur dans un contexte où la dépravation des mœurs et l’effritement de l’éducation civique se sont installés, indique une critique stérile, ostentatoire et irréaliste dont la virulence à chaque moindre bavure, trahi une forme de combat politique lâche, la barbarie des inquisitions et autres intrigues.
Notre malheur en tant que nation, commence quand nous n’avons plus de célébration que la haine et des rancoeurs, des jalousies et des querelles inutiles, des regrets amers et des tentations de destructions. Il faut certes développer la surveillance de nos institutions, ne ménager aucun effort pour rappeler poliment le droit, la loi et les libertés. Mais il faut savoir et pouvoir s’élever, vibrer positivement et se placer aux côtés de ce qui porte le symbole de la république. Le tribunal militaire de Yaoundé a rendu un verdict sur des faits qui en leur temps, ont choqué et interloqué citoyennes et citoyens. Il faut saluer l’issue et le principe, le cadre et les référentiels institutionnels d’une telle gouvernance militaire on ne peut plus responsable.
Mais alors, combien se souviennent de deux de nos braves fils, patriotes, soldats, protecteurs et serviteurs tombés sur le champ d’honneur, les armes à la main, un jour spécial. C’était le 11 février 2016, un jour de fête de la jeunesse. Le Lieutenant-Colonel Beltus Nkwene Ekwele (39ans), et le Capitaine Emmanuel Pipwoh Yari (31 ans), victimes d’une attaque lâche et brutale des terroristes de Boko Haram. Tous deux étaient en mission à la tête des unités qu’ils commandaient.
Ce qui est le plus pathétique, c’est que le Ministre Béti Assomo, qui venait de se voir confier ce département par le Président de la république, avait passé les fêtes de fin d’année sur le front, près des soldats, et avait remis leurs décorations aux promus. Beaucoup de familles ne verront que le cercueil, les gallons dessus. Il n’y a pas de peine plus dure, plus poignante et plus inoubliable pour les veuves et les orphelins.
En rendant ici un vibrant hommage, en ce mois de février inoubliable à ces braves soldats, je n’oublie personne, les autres, les trente-quatre éléments du BIR sombrés en mer, le lieutenant Ndonkeng, les jeunes recrues et les officiers de divers rangs tombés sur le champ d’honneur aux quatre coins du pays. Je salue leurs mémoires et invite chaque compatriote conscient et responsable, attaché à la nation, à se mettre debout spontanément pour observer une minute de silence.
Je saisis à nouveau l’occasion, pour souhaiter vivement, que d’autres compatriotes me rejoignent dans mon plaidoyer, celui que j’avais fait en direction du Chef de l’Etat, lors de disparition en mer des éléments du BIR, pour l’institution d’une journée spéciale dédiée aux forces de défense et de sécurité. La nation entière en sera fière, et cela renforcera les liens ainsi que l’expression de la solidarité avec les nombreux martyrs qui résultent de leurs missions. Nous nous sentirons tous soldats, comprendrons mieux leurs missions, devoirs et sacrifices./.
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