Des gendarmes poursuivis à Monatélé pour le vol de l’arme de leur chef
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Cinq gendarmes suspectés d’avoir caché une arme de guerre appartenant à la brigade d’Obala passent en jugement devant le Tribunal militaire. Les débats ont été ouverts dans cette procédure en l’absence des mis en cause.

L’adjudant-chef Essack Chrétien, l’adjudant Mbarga Mengue Ernest, le sergent Nkodo Essomba Joseph, le soldat de 2eme classe Akala Ango Guy Gustave et le soldat Mofema Lyonga Samuel ont-ils dissimulé une arme de guerre appartenant à la brigade de gendarmerie d’Obala ? Le 12 octobre 2021, le commissaire du gouvernement (procureur de la République) a répondu par l’affirmative à cette question au cours de l’audience du Tribunal militaire de Yaoundé. Les mis en cause, absents à l’audience, sont accusés des infractions de violation de consigne et dissimulation d’une arme de guerre. Ils risquent d’être condamnés sans avoir donné leurs versions des faits devant le tribunal. Lequel entend rendre sa décision dans un mois.

Il ressort du procès-verbal de l’enquête que dans la nuit du 28 février 2017 à Obala dans le Centre, M. Wafo, vigile dans une société de gardiennage dans la localité, a découvert un sac plastique noire contenant une arme de guerre. Il va alerter son entourage avant de présenter l’arme en question au commissariat de sécurité publique d’Obala. Le lendemain, lors des vérifications, le capitaine Ofoma Yongo, commandant de la compagnie de soutien d’Obala, constate la disparition de son arme de même type. Celle-ci était, selon lui, gardée dans le magasin de cette unité. Une enquête ouverte permettra de pointer un doigt accusateur sur l’adjudant-chef Essack Chrétien, l’adjudant Mbarga Mengue Ernest, le sergent Nkodo Essomba Joseph, le soldat de 2ème classe Akala Ango Guy Gustave et le soldat Mofema Lyonga Samuel, qui étaient les seuls à avoir accès à ce magasin. Ces derniers avaient été inculpés des infractions de violation de consigne et dissimulation d’une arme de guerre.

En l’absence des accusés à l’audience, le commissaire du gouvernement a requis la suffisance des éléments de preuve et a demandé au tribunal de les déclarer coupables des faits qui leur sont reprochés. Le dénouement de cette affaire est prévu le 9 novembre 2021.


Un militaire accusé de vol et consommation de cannabis

Le soldat de première classe Ndog Ariel Yvan est écroué à la prison militaire de Yaoundé depuis Juillet 2021. Il est poursuivi pour des infractions de vol, de détention et consommation de stupéfiants, puis de violation de consignes. Le 12 octobre 2021, le militaire de 29 ans s’est retrouvé seul devant le juge en charge de son dossier. L’audience n’a duré qu’une poignée de minutes, le temps pour le tribunal de lui présenter les charges retenues à son encontre. Ce dernier plaide coupable pour la violation de consignes et réfute les deux autres chefs d’accusation.

Ariel Yvan Ndog est en prison pour avoir, d’une part, volé un téléphone portable de marque Samsun appartenant à M. Atangana Innocent Paulin et d’avoir, d’autre part, détenu et consommé des stupéfiants. Il est également reproché à ce père de deux enfants d’avoir violé les consignes de sa hiérarchie, notamment le fait pour lui d’être parti de son lieu d’affectation sans motif valable ni permission de son chef hiérarchique. L’affaire a été renvoyée au 9 novembre 2021 pour la comparution de la présumée victime, et l’ouverture des débats.

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