Affaire Malicka : Le procès de Camus Mimb s’ouvre le 22 juillet
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Par ailleurs, la confrontation prévue hier au tribunal de première instance de Douala-Bonanjo a été reportée en raison de l’absence d’un des accusés.

Le procès du journaliste sportif Martin Fleur Mimb, plus connu sous le nom de Martin Camus Mimb, s’ouvre le 22 juillet 2021 au tribunal de première instance de Douala- Bonanjo. L’information a été confirmée au cours d’un point de presse que les conseils de la victime, Malicka Bayemi, ont donné hier, mardi 13 juillet, au cabinet d’un membre du collectif constitué pour la défense de la jeune femme abusée. Martin Fleur Mimb et Wilfrid Eteki sont poursuivis pour les faits de publications obscènes, fausses nouvelles, proxénétisme et diffamation.

« Ces infractions ont été visées dans le cadre de la citation directe que nous avons déposée au tribunal de première instance de Douala-Bonanjo, et nous estimons qu’ils vont comparaître pour les faits qui leur sont reprochés », a déclaré maître Nadine Yanou, membre du collectif dénommé « Universal Lawyers and Human Rights Defence » (Ulhrd) que préside maître Dominique Nicole Fousse, avocat au barreau du Cameroun. L’annonce de la date de la première audience de cette affaire d’atteinte aux mœurs sonne comme une première victoire pour les membres dudit collectif. En effet, dans un communiqué signé le 05 juillet dernier, maître Fousse et ses six autres confrères constitués pour défendre les intérêts de la victime Malicka Bayemi, dénonçaient les manœuvres orchestrées par le parquet du Tribunal de première instance (Tpi) de Douala-Bonanjo depuis le 24 juin, date du dépôt de la citation directe, à l’effet de « fragiliser le recours introduit pour le compte de Malicka Bayemi ».

Mais, hormis ces manœuvres du parquet décriées, le collectif Fousse pointe du doigt les pressions et menaces multiformes sur les avocats et des membres de la famille Malicka Bayemi.

Menaces, pressions

Des menaces proférées parfois via les réseaux sociaux par des personnes ayant masqué leur identité, selon maître Dominique Fousse. « Il y a eu entre autres des menaces à l’endroit des membres du collectif, notamment moi, qui ai reçu des menaces in box d’individus divers, dont le but était de m’empêcher de travailler, d’aller de l’avant. Mais c’est mal connaître les avocats. » L’avocat ne compte cependant pas se laisser intimider, et elle déclare avoir engagé des procédures contre ces activistes.

« Nous sommes là pour la défense, et une menace ne m’engage en rien et ne me fera pas virer ou faire un pas à côté par rapport à la ligne que je me suis fixé (...) D’autre part, il faut savoir que je ne me laisserai pas faire, que des plaintes ont été déposées contre des personnes qu’on va identifier en cybercriminalité », poursuit Me Fousse. Mimb Hiol Martin Fleur et Eteki Wilfrid Otabela sont poursuivis pour avoir fait subir à le jeune Malicka Bayemi des « violences sexuelles en bande suivies de la diffusion de ses images sur les réseaux sociaux et de la création de faux profils pour soutenir le mensonge proféré à son encontre ». Malicka Bayemi a constitué le Collectif ULHRD pour représenter ses intérêts dans le cadre des procédures en cours au Cameroun et à l’étranger, où une plainte a été initiée pour débusquer les auteurs des actes de cybercriminalité.

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