Michael Fogaing : « L’unité nationale passe par la résolution de la crise anglophone »
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Membre du Comité de Coordination de United4Cameroon (United for Cameroon), une plateforme de la diaspora camerounaise au Canada, qui milite en faveur de l’unité du triangle national. Il évoque les mesures urgentes à ses yeux pour bâtir un Cameroun indivisible. 

Vous êtes membre du Comité de coordination de United4Cameroun. Quels sont les objectifs de cette plateforme ?
United4Cameroon est une initiative de la société civile de la diaspora camerounaise à travers le monde, qui a été créée le 19 décembre 2020 pour sensibiliser, mobiliser et accompagner le peuple camerounais dans ses démarches pacifiques vers l’établissement d’un État de droit au Cameroun. Elle fait partie des organisations de la société civile qui contribue à l’amélioration du système électoral dans le cadre de la plateforme des parties politiques de l’opposition camerounaise. 

Quel bilan dressez-vous de l'unité nationale du Cameroun depuis mai 1972 ?
Depuis l’abrogation de la forme fédérale du Cameroun en 1972, notre pays est descendu progressivement dans les confins de l’État de non droit, d’ethno-fascisme, de prévarication et de paupérisation toujours plus prononcé. Le régime en place est clanique, clientéliste, incompétent, prédateur, dictatorial et néocolonial. En conséquence, le vivre-ensemble entre les composantes du peuple camerounais est durement mis à l’épreuve. Aussi, les memoranda de revendication et des signes de replis identitaires fusent de toutes les contrées de la nation. En particulier, les régions anglophones du Nord-Ouest et Sud-Ouest (NOSO), de l’Extrême-Nord et de l’Est du pays sont en situation de guerre. 

Quelles sont vos recettes pour rétablir cette unité dans les faits ?
Le sous-développement est devenu endémique. Le pays est endetté jusqu’au cou. 

Cette situation déplorable de léthargie du pays ne doit perdurer davantage.
Pour sortir de ce marasme de notre État devenu voyou, des mesures urgentes doivent être prises : premièrement, il faut un cessez-le feu suivi des négociations inclusives entre toutes les parties prenantes de la crise Anglophone, pour trouver une solution durable au problème Anglophone; deuxièmement, la décolonisation du système électoral néocolonial toujours en place au Cameroun depuis 1957 par une refonte profonde, de sorte à consacrer un État de droit et le droit inaliénable du peuple camerounais à disposer de lui-même; enfin, il faut une révision de la forme de l’État et de la constitution afin d’y enchâsser une forme fédérale étalonnée sur les pays les mieux décentralisés du monde. Avec toute la richesse en ressources naturelles et humaines dont regorge notre pays, notre pays mérite mieux. Que vive le Cameroun reformé, apaisé et maître de son destin. 

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