Identification : Production des CNI, où en est-on ?
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Moins de 20 départements sur 58 approvisionnés

Le constat est de Anne Féconde Noah, l’initiatrice du mouvement #jeveuxmaCNI. Elle a fait le bilan de cette campagne hier, 4 mars 2021 ; deux mois après son lancement.

Anne Féconde Noah n’est pas prête à cligner les yeux face au problème de l’obtention de certaines pièces au Cameroun, notamment la Carte nationale d’identité (CNI). La porte-parole du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (Pcrn), en a fait un combat personnel à travers l’opération baptisée #jeveuxmaCNI. Deux mois après son lancement, elle a tenu à faire une évaluation de cette initiative lancée le 4 janvier 2021. C’était hier, 4 mars, au cours d’une conférence de presse à Yaoundé. Le bilan n’est pas glorieux : « l’augmentation de la capacité de production journalière, qui devait passer de 10 000 cartes produites actuellement à 15 000 cartes par jour ne semble pas effective, pour preuve, dans certains postes d’identification, les récépissés de plus de 6 mois sont toujours prorogés en violation de l’article 8 alinéa 3 du décret de 2016 qui dispose que la validité d’un récépissé de CNI est de 3 mois, éventuellement renouvelable une fois ».

Le numéro 1550 mis à disposition du public par la délégation générale à la Sûreté pour tout renseignement « répond quand il peut » s’indigne-elle. Elle déplore le manque de coordination entre les services dédiés de la DGSN, le caractère flou de certaines réponses indiquées par le site internet de la DGSN tout en fustigeant le phénomène de la double identité qui crée la confusion etc. Ces différents hics créent des désagréments considérables sur le terrain notamment des transactions bancaires, l’incapacité de signer un contrat ou d’entrer en possession d’une carte Sim. Il est évident que de nombreux Camerounais se sont « compromis par de multiples actes de naissances, chose que nous condamnons fermement… C’est ainsi que 375 mille élèves n’ont pas pu se présenter au Cep dans l’Extrême-Nord en 2020, les contraintes d’âge pour l’accès à certains emplois et concours ; mais aussi la mauvaise foi et la volonté délibérée de tromper l’administration pour des trafics de toutes sortes, affichés par certains compatriotes ».

Pour pallier à ces problèmes liés à la délivrance des CNI, Anne Féconde Noah invite la Délégation régionale à la sureté nationale (DGSN) à mettre à jour de manière régulière son site internet,  de publier les listes des CNI disponibles par régions sur le site internet et sur la page Facebook de la police, de publier sur la plateforme de la DGSN la procédure à suivre pour les dossiers contentieux, quel que soit la cause du blocage, de renforcer les équipes en charge de la distribution des CNI entre autres.

Si elle reconnait que certains efforts ont été faits pour améliorer la situation, elle relève pour le regretter que moins de 20 départements sur 58 ont été approvisionnés. Le mouvement #jeveuxmaCNI, supposé prendre fin le 4 mars a été prorogé pour un mois. Dans une communication faite par le Délégué général à la sureté nation, en janvier dernier, Martin Mbarga Nguélé soulignait pour le déplorer que : « Selon les dernières statistiques, plus de trois millions de Camerounais ayant personnellement changé des éléments de leur filiation, se retrouvent en situation de double, triple, quadruple identité et autres usurpations. Plus de deux cent quarante-cinq mille Carte Nationales d’Identité déjà produites y sont en souffrance et en attente de retrait par leurs demandeurs ».

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