Pesana Petnga « Le ministre Bidoung Kpwatt a écrit à FestiPesana»
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Après le clap de fin de la deuxième édition du festival de danse dénommé « FestiPesana », il y a une semaine, la présidente par ailleurs artiste chanteuse et chorégraphe  basée en Belgique, nous accorde une interview ce 17 décembre. Elle se félicite de participer à sa manière au développement de la culture camerounaise. Non sans avoir bon espoir que le ministère des Arts et de la Culture soutiendra cette initiative à partir de l’édition de 2021.

Le rideau s’est refermé sur FestiPesana 2020, le 12 décembre dernier. Avez-vous le sentiment de vous être débarrassée d’un  fardeau ?

Monsieur le journaliste, il ne s’agissait pas d’un fardeau. C’est un peu péjoratif de le dire ainsi. Nous avons décidé d’organiser ce festival pour apporter notre contribution au développement de la culture dans notre pays. Bien sûr que nous savions que c’est lourd en termes de ressources déployées pour l’organiser. Maintenant, nous avons juste un petit temps pour nous reposer et repartir pour l’organisation de la troisième édition qui le tiendra à la même date. FestiPesana a un aspect social très important. Nous intervenons là où des personnes socialement vulnérables ont besoin de nous. C’est un engagement pris. Autant Dieu nous donnera l’occasion d’aider, nous le ferons question de lui retourner toute la gloire. 

Pourquoi vous n’avez pas dévoilé la prime des gagnants?

(Rires)… Je vous comprends. Après le vote des internautes, nous avons eu 03 prix FestiPesana : le premier prix est revenu à l’orphelinat de l’espoir de Yaoundé de la chorégraphe, Joséphine Tchounkeu. Les deuxième et troisième prix, respectivement aux orphelinats la bonne case de Yaoundé et Carson de Yaoundé des chorégraphes Evariste Tchayim et Stéphane X triller. Pour le respect des critères de la compétition, nous avons eu deux prix de l’excellence décernés aux chorégraphes Joséphine et Evariste. Les bénéficiaires ont témoigné de ce que c’étaient des sommes consistantes. Et qu’ils réaliseront des projets avec. Nous sommes portés par la maxime selon laquelle, la main gauche ne doit pas savoir ce que la main droite donne. Hormis des enveloppes, les orphelinats sont rentrés avec des appareils de musique et une clé Usb contenant les chansons de Pesana.

Vous vivez en Belgique. Comme à la première édition de FestiPesana vous avez regardé l’émission en direct à partir des applications internet. Comment vous vous sentiez ?

C’est toujours dur d’organiser une fête et n’y pas pouvoir participer physiquement. Nous avons vu le plateau très animé. Ça m’a fait chaud au cœur. Naturellement, on est nostalgique en pareille circonstance. Ma fierté vient du fait que tout ce que nous avons pensé, a été exécuté. Ma plus grande satisfaction vient aussi de ce que nos avons tenu une grande part d’innovation cette année. En intégrant trois orphelinats à la compétition, nous avons déniché des talents. Nous les avons surtout poussés à faire germer la graine de star qui dormait en eux et les faire comprendre qu’ils ne sont pas abandonnés. Cela nous a donné des idées que nous mettrons pour le compte de la troisième édition. 

Revenons au début de l’aventure. Pourquoi FestiPesana ?

Quand j’étais au Cameroun, j’ai créé la « compagnie Boutgnie qui veut dire la paix en langue Medumba (département du Ndé). Nous avons participé à plusieurs rencontres culturelles et aux spectacles de danse dans les Instituts français du Cameroun (de Yaoundé et de Douala), ainsi qu’à l’Alliance franco camerounaise de Dschang. Ces passionnés de la danse avec qui je travaillais étaient dans une progression incroyable. Des artistes les invitaient dans la production des vidéogrammes. Ils gagnaient leurs vies avec ces sollicitations. Il fallait réfléchir à ce que mon départ du Cameroun ne crée pas une rupture avec eux. J’ai donc pensé à ce festival qui maintien le lien entre nous. Je formule le vœu que nous restions soudés. Il est bien vrai que de nouvelles personnes se sont ajoutées dès que nous sommes passés de spectacle à festival de danse. FestiPesana c’est une équipe de personnes rompues à la tâche. Après ma reconnaissance à Dieu pour ses bienfaits, c’est cette équipe qui fait ma force sur le terrain. Jusqu’ici, sans faire la fausse modestie, nous sommes satisfaits du résultat obtenu.

Quelles ont été des difficultés rencontrées cette année ?

Les difficultés ont été de plusieurs ordres. En relation avec des mesures barrières contre le Covid-19, nous n’avons pas pu rassembler les enfants au même endroit. A la cérémonie de clôture, chaque orphelinat n’avait droit qu’à 3 personnes pour respecter la mesure de distanciation sociale. Le directeur, un orphelin et le chorégraphe qui a accompagné l’orphelinat pendant la compétition. Comme à la première édition, nous nous sommes battus avec nos moyens propres. FestiPesana n’a pas eu l’aide du gouvernement. Mais, le ministre Bidoung Kpwatt nous a écrit. Nous pensons que cela arrivera. C’est l’occasion de remercier Jean Pierre Billal Ndjanku qui nous a soutenus, des organes de presse tel Camer.be qui sont en réalité nos partenaires sur qui nous compterons dans des éditions à venir. 

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