Le Cameroun répond à Macron par son opposition par son opposant Etonde Etonde :: CAMEROON
Le Cameroun répond à Macron par son opposition par son opposant Etonde Etonde :: CAMEROON
 
CAMEROUN :: SOCIETE
  • Camer.be : Léandre Ndzie
  • dimanche 23 février 2020 21:45:00
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Le Cameroun répond à Macron par son opposition par son opposant Etonde Etonde :: CAMEROON

Le président Français Macron n'a pas manqué de zèle hier au salon de l'agriculture pour se passer pour le maître du Cameroun et le propriétaire de ce pays en faisant une sortie maladroite. Les réactions la consternation et la colère des anticolonialistes ne se sont pas faites attendre. De toutes les réponses venues de par le monde et de quelques Panafricanistes et des Patriotes Camerounais la plus sanglante et ce rappel à l'ordre et une leçon de démocratie à Macron par Etonde Etonde président des DREAMERS et leader d'une opposition qui n'entend pas courber l'échine devant la France.

Aucun Camerounais ne peut être indifférent après la sortie du président français Macron au sujet des affaires internes de notre pays. En tant que Leader politique, je ne saurais rester silencieux face à un tel scandal. Le Cameroun s'est engagé sur les voies de la démocratie, chemin jonché d'embûches et ne saurait se taguer d'être un modèle de démocratie. Les efforts restent à faire dans l'amélioration des droits de l'homme comme dans plusieurs secteurs : l'amélioration des conditions de vies, la santé, l'éducation, la communication, les transports l'énergie et l'économie.

Mais cette économie morose et inactive est le fruit de la prise en otage, la séquestration et l'embrigadement de notre système financier et monétaire par la seule France de Macron. Cette difficulté à joindre les deux bouts que vivent les Camerounais et ce dictate financier imposé par la france est l’une des causes de tous nos maux que nous vivons au quotidien. Emmanuel Macron a tenu ce samedi 23 février 2020, lors d’un salon dans son pays des propos réducteurs à l’égard du président BIYA ; propos qui d’ailleurs n’engagent que lui, car ses prétendus échanges téléphoniques avec le président Biya restent une utopie, quand nous savons tous les rapports du président camerounais avec le téléphone. Notre pays traverse une période difficile et ces propos ne contribuent pas à l’apaisement mais bien au contraire, confortent un sentiment de frustration chez certains. Le Cameroun est un état souverain et n’a pas à recevoir des leçons de la France. Nous sommes contre toutes ingérences dans les affaires internes du Cameroun.

Emmanuel Macron a voulu défendre son rôle ambigu de pompier et pyromane, mais le Cameroun est un pays assez mature et capable de gérer ses affaires judiciaires et politiques. L’Afrique n’a pas besoin d’un sauveur. Nous ne permettrons plus qu'au-delà de nos divergences d'idées en politique sur la gestion du Cameroun, qu'une France qui n'a pas fini de définir le mot liberté et droit de l'homme sur son propre territoire soit ici à donner les leçons à un président d'un pays souverain.
La situation des prisonniers politiques et celle des droits communs sont des situations inquiétantes. Nous avons saisi le président camerounais pour que soient libérés les leaders d'opinion enfermés dans nos prisons. Nous avons œuvré pour la libération de ces derniers et avons demandé à la justice de liquider les dossiers plus rapidement. La situation dans bien de régions n'est pas la bonne et les choses sont entrain d'être faites. Le dialogue entre l'opposition Camerounaise même son courant le plus réformateur que je représente et les autorités Camerounaises se normalise peu à peu et on y travaille. Les Camerounais attendent par contre qu’Emmanuel Macron se prononce de façon claire sur la fin du franc CFA, sur le retour des réserves d'Or du Cameroun, sur la vente exclusive des équipements militaires vétustes au Cameroun, lever le blocage de l'apprivoisement en médicaments sensibles et les génériques. Et pour nous Camerounais et bons bantous, nous lui souhaitons une bonne gestion de la crise des gilets jaunes qui ne trouve pas d'issue, la grande grève qui a paralysé la France depuis des mois déjà ; sa côte de popularité qui est au plus bas à l'approche de l'élection présidentielle française.

23févr.
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