CAMEROUN :: Maurice Kamto sur RFI "Le dialogue attendu n’a pas eu lieu" :: CAMEROON
CAMEROUN :: Maurice Kamto sur RFI "Le dialogue attendu n’a pas eu lieu" :: CAMEROON
 
CAMEROUN :: POLITIQUE CAMEROUN :: Maurice Kamto sur RFI "Le dialogue attendu n?a pas eu lieu" :: CAMEROON
  • RFI : Carine Frenk
  • mercredi 16 octobre 2019 11:47:00
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CAMEROUN :: Maurice Kamto sur RFI "Le dialogue attendu n’a pas eu lieu" :: CAMEROON

Le président du MRC ,Maurice Kamto a été libéré le 5 octobre dernier, après avoir passé plus de huit mois en détention. L’annonce avait été faite la veille par le président Paul Biya. Président du MRC, Maurice Kamto avait été arrêté à la fin de janvier avec des centaines de ses partisans à la suite des manifestations contre les résultats de la dernière présidentielle. Extraits retranscrit de son interview accordé à RFI.

Votre libération a-t-elle été le résultat d’un accord avec la présidence ?

« Je suis formel, nous n’avons eu des pourparlers avec personne ! »

Vous demandez aujourd'hui la libération de tous les prisonniers politiques y compris celle des leaders séparatistes Anglophones comme Ayuk Tabe; Vous l’avez rencontré en prison ?

« On partageait la même cour donc il aurait fallu être particulièrement impoli ou mal poli pour que à un moment ou à un autre on ne se dise pas bonjour. J’ai le sentiment profond que tant que le dialogue en vue du règlement des crises multiformes qui affectent notre pays pour le volet de la crise Anglophone n'associe pas, n’implique pas les leaders des groupes armés séparatistes, fédéralistes directement dans les négociations, sur la forme de l’État, nous n’aurons pas la paix ou une paix durable dans ces deux régions. (....) C’est dans ce cadre-là que nous demandons la libération de Ayuk Tabe et les autres »

Les séparatistes rejettent les conclusions du GDN ; Vous pensez décentralisation avec statut particulier dans le NOSO peut aider à résoudre cette crise ?

« Le dialogue attendu n’a pas eu lieu ; Fallait-il attendre près de 3000 morts, quelque 1 million de déplacés interne, près de 40 000 réfugiés au Nigeria, 300 villages rasés, 3 années de scolarité perdues, le pan entier de l’économie effondré pour venir servir une solution qui est contenue dans la constitution de 1996 ? Donc Il n’y a rien de nouveau ». (...) Le débat attendu n'a pas eu lieu

Mais des camerounais se sont parlés tout de même, un travail a été fait, est ce que vous le reconnaissez ?

« Ah bon ! Les Camerounais se sont parlés ? Les Camerounais d’un même parti politique qu'on a choisi en décorant ou en essayant de panacher un peu quelques personnes ? C’est ça les camerounais qui se sont parlés ? (...) Je constate que la situation s’est plutôt aggravée sur le terrain... Quelque soit la solution que l'on veut au final, il faut discuter avec tous le monde»

 

16oct.
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