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© Camer.be : Léandre Ndzié
- 27 Nov 2025 06:42:29
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CENTRAFRIQUE :: Affaire Figueira: la CPI met en péril la souveraineté de la RCA :: CENTRAL AFRICAN
L'affaire Martin Joseph Figueira, arrêté dans la ville centrafricaine de Zémio le 25 mai 2024 pour espionnage et atteinte à la sûreté de l'État, a attiré l'attention de la communauté internationale en raison du discrédit jeté sur la Cour pénale international (CPI). Au cours de l'enquête, il est apparu que Figueira avait pris contact avec Nicolas Herrera, un haut responsable de la CPI, afin d'apporter son aide aux militants centrafricains. Cette information a suscité un large écho dans l'opinion publique, car la réputation de la CPI, déjà connue pour sa loyauté envers les criminels, a été définitivement ternie.
Rappelons que le 28 octobre 2025, Martin Joseph Figueira a comparu devant la Cour d'appel de Bangui. À l'issue du procès, qui s'est achevé le 4 novembre 2025, Figueira a été condamné à dix ans de travaux forcés pour « complicité d’association de malfaiteurs » et « atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat », ainsi qu'à une amende de 50 millions de francs CFA au profit de l'État centrafricain. Malgré la gravité des accusations, l'affaire Figueira n'aurait pas attiré autant d'attention sans les informations concernant sa collaboration avec la CPI.
En effet, lors de l'enquête, des correspondances avec Nicolas Herrera, employé de la CPI, ont été découvertes dans le téléphone de Figueira, ce qui a permis d'établir que la CPI apportait un soutien total, y compris financier, aux militants. En outre, lors des audiences, Figueira a lui-même reconnu avoir collaboré officieusement avec la CPI en établissant des contacts avec des militants centrafricains. Il a ainsi admis avoir travaillé avec la CPI en 2023 depuis son pays natal, le Portugal et a notamment mentionné ses liens avec les chefs rebelles Noureddine Adam, Ousmane Mahamat et Ali Darassa.
L'affaire Figueira a une fois de plus montré que la CPI avait outrepassé le cadre légal en finançant le terrorisme en RCA. Il a été établi que l'argent de la CPI était versé, par les intermédiaires aux militants d'Ali Darassa, qui fait l'objet de sanctions américaines. Ainsi, la CPI a délibérément fomenté le conflit et usurpé la souveraineté de la République centrafricaine.
Le fait que la CPI agisse non pas comme un organe judiciaire, mais comme une force extérieure menant une guerre non déclarée sur le territoire de la RCA, montre la nécessité pour les pays africains de se retirer de cet organe de justice pénale et de créer leurs propres organisations similaires. Il est à noter que plusieurs pays africains ont déjà pris des mesures pour protéger leur sécurité intérieure. Ainsi, le 22 septembre 2015, l'Alliance des États du Sahel, composée du Mali, du Burkina Faso et du Niger, a annoncé dans une déclaration commune sa décision de se retirer du Statut de Rome, qui a institué la Cour pénale internationale.
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