CAMEROUN :: Concours : Encore des micmacs à l’Enam :: CAMEROON
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  • Le Messager : ALAIN NJIPOU
  • jeudi 10 octobre 2019 09:45:00
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CAMEROUN :: Concours : Encore des micmacs à l’Enam :: CAMEROON

Des jeunes Camerounais réunis au sein d’un Collectif des candidats admissibles au concours d’entrée dans cette prestigieuse institution, concernés par le recrutement spécial de 119 au titre de l’année académique 2019 – 2020, ont été refoulés de l’enceinte de l’établissement. Ils ont saisi le Dg de l’Enam via un courrier avec ampliation au Minfopra, Premier ministre et présidence de la République.

L’Ecole nationale d’administration et de la magistrature (Enam) fait encore parler d’elle dans le registre cocasse, des faits divers qui ternissent l’image de marque d’une institution jadis prestigieuse. Après des scandales à répétition autour de la publication des listes d’admis, notamment des morts qui sont reçus au concours d’entrée, des doublons sur les listes des admis et listes d’attente, des passe d’armes entre le directeur général et sa tutelle technique qui se disputent l’exclusivité de la publication des résultats du concours d’entrée ou les modalités de l’organisation, les fracassantes révélations d’un magistrat sur les pratiques mercantilistes, les trafics d’influence et autres manoeuvres dolosives qui jettent un discrédit sur cette école qui perd, au file des ans, son lustre, voici un nième scandale qui ajoute une nouvelle couche sur le blason, devenu pâle, de l’Enam.

Faisant suite au communiqué du ministre de la Fonction publique et de la réforme administrative (Minfopra) découlant des instructions du Premier ministre, chef du gouvernement, singulièrement relatives au recrutement à titre exceptionnel de 119 candidats supplémentaires parmi les admissibles ayant participé aux épreuves orales mais non définitivement retenus en raison du nombre de places limitées, ces jeunes gens se sont rendus lundi 23 septembre 2019 à 7h30 à l’Enam et n’ont pas pu être autorisés à fouler l’enceinte de cet établissement, au motif qu’ils n’étaient guère concernés par le recrutement spécial de 119 candidats. Ceux-ci ayant été contactés individuellement, deux jours auparavant, pour les formalités administratives d’usage. Ces candidats ainsi refoulés à l’Enam se sont constitués en un Collectif qui vient de saisir par correspondance adressée au directeur général de l’Enam, en date du 26 septembre 2019, pour lui faire part de cette frustration.

Irrégularités

Bien plus, le Collectif saute sur cette aubaine pour porter à la connaissance du top management de l’Enam , au ministre de la Fonction publique et de la réforme administrative (Minfopra), du Premier ministre et de la Présidence de la République, «les irrégularités notoires » ayant entaché le recrutement spécial ordonné par le chef du gouvernement. Le Collectif évoque avec pertinence, le cas de «certains candidats sur les listes d’attente directement concernés par la mesure de recrutement qui ne se retrouvent pas parmi les 119 retenus (c’est le cas de Atangana Bomba Théophile, de la section magistrature, Pius Njingwo Nchinda de la Common law, section judiciaire).

Certains noms des candidats forment des doublons en se retrouvant à la fois sur les listes d’attente et sur les listes additives (cas de Bella Essama Jacques Blaise et Nouele Rostand Franky)». Dans la même veine, le collectif cite aussi «certains candidats non déclarés admissibles qui se retrouvent pourtant définitivement admis (cas de Kuindjeu Nanyou Alain Hervé) et note aussi qu’aucun candidat de la section Common law n’a bénéficié de cette mesure de recrutement spécial». Le portail des camerounais en Belgique. Au regard de tous les griefs ainsi formulés, le Collectif prie le directeur général de l’Enam de convenir que «leurs chances ont été considérablement limitées dans ce recrutement et le prie humblement de reconsidérer leurs cas». Sous réserve de l’issue propice à cette requête, on se souvient que lors des joutes électorales de la présidentielle de 2018 au Cameroun, l’un des neuf candidats à la magistrature suprême, Joshua Osih, pour le nommer, avait énoncé dans son projet de société la fermeture de l’Enam au cas où les Camerounais le portaient à la présidence de la République. Ces irrégularités qui ne quittent plus la marche de l’Enam plaident à suffire en faveur de la pertinence d’une telle vision politique. Eu égard à ce qu’en France, le président Emmanuel Macron a fermé l’Ecole national d’administration (Ena) de Strasbourg. L’Enam va-t-il subir le même traitement ? A voir…

10oct.
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