CAMEROUN :: LAURENT ESSO : La loyauté et le travail d’abord :: CAMEROON
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CAMEROUN :: POINT DE VUE
  • L'Equation : Michel Ange HOPE
  • samedi 10 août 2019 13:12:00
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CAMEROUN :: LAURENT ESSO : La loyauté et le travail d’abord :: CAMEROON

A l’image du roseau qui plie mais ne rompt jamais, le Ministre d’Etat Garde des Sceaux, chargé de la Justice résiste et résistera aux complots qui se cachent sous les mutineries dans les prisons de Kondengui à Yaoundé et de Buea.

Tout au long de la journée du 22 juillet 2019, un mouvement d’humeur initié par des détenus bien identifiés, a créé un climat de tension au sein de la Prison centrale de Kondengui à Yaoundé. Contre toute attente, une fois la nuit tombée, ce mouvement s’est rapidement transformé en une insurrection très violente. Dans une démarche savamment planifiée, ces prisonniers mutins se sont attaqués à certains quartiers sensibles de la prison. Il en a résulté d’importants dégâts matériels : la bibliothèque de la prison, l’atelier de couture des femmes et le bureau du responsable de discipline des détenus ont été incendiés. Bien plus, de petits commerces internes au pénitencier ont été pillés. Par ailleurs, deux détenus ont été grièvement blessés. Ils ont été conduits dans un centre hospitalier de Yaoundé pour leur prise en charge.

Pour éviter le pire, face à l’ampleur des menaces et des violences, les Forces de sécurité ont été mises à contribution pour ramener le calme au sein de la prison, en usant des méthodes et des outils modernes de dissuasion. Cent soixante-dix-sept détenus repérés parmi les meneurs, qui se recrutent parmi les activistes anglophones et ceux du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) ont été interpellés. Le lendemain, à la Prison centrale de Buea, dans le Sud-Ouest, l’une des deux régions anglophones où les Forces de défense et les sécessionnistes terroristes s’affrontent depuis près de trois ans, l’on a assisté à une nouvelle mutinerie. Comme à Yaoundé, les meneurs, qui sont essentiellement des personnes arrêtées puis placées en détention provisoire dans le cadre de la crise anglophone, ont été interpellés.

Deux éléments des Forces de sécurité ont été blessés et quarante-trois détenus également blessés. Une vingtaine de prisonniers ont immédiatement été pris en charge par l’infirmerie de la prison et un autre a été transféré dans un hôpital de la ville de Buea. Vingt insurgés identifiés comme meneurs ont été placés à la disposition des services de la Police judiciaire de la région du Sud-Ouest pour enquête. Contrairement à un kaléidoscope d’approximations aussi grossières que futiles, basées sur quelques opinions éparses et servies dans les réseaux sociaux, aucun mort n’a été enregistré à Yaoundé et Buea. Par ailleurs, les interpellations faites dans ces deux pénitenciers font l’objet de procédures dans le strict respect des lois de la République confirme le porte parole du Gouvernement.

COMPLOTS DE BAS ETAGE

Au lendemain des mutineries de Yaoundé et Buea, le pays a tôt fait de retrouver ses vieux démons : polémiques, controverses, sabotage et sinistrose. Aidé en cela par le génie destructeur de ceux-là qui se sont donné pour mission principale de répandre la chienlit sur toute initiative du Ministre d’Etat Garde des Sceaux, chargé de la Justice. Ces disrupteurs, que nous appellerons aussi torpilleurs ou pyromanes ne réussiraient pas leur funeste dessein sans la complaisance intéressée de certains médias, toujours friands de confrontations et de déflagrations. Médias complaisants et torpilleurs invétérés, étrange alliage de circonstance qui constitue pourtant un vrai danger, dans la mesure où il s’échine à présenter des contre-vérités très offensantes pour le Ministre d’Etat, Garde des Sceaux, en charge de la Justice, Laurent Esso.

MANIPULATIONS

Les jongleries et une certaine masturbation intellectuelle observées ces dernières semaines autour des mutineries de Kondengui et de Buea ne peuvent que surprendre. Les mutineries ne sont pas une exclusivité camerounaise. Quelques exemples parlent d’eux-mêmes : la mutinerie dans une prison au Brésil, il y’a quelques jours, a fait au moins 52 morts. Un soulèvement dans une prison en Ukraine en avril dernier a fait 07 blessés parmi les agents du pénitencier. En mai dernier, 7 détenus sont morts et 17 autres blessés au cours d’une mutinerie survenue dans une prison de haute sécurité dans la Caroline du Sud aux Etats-Unis. Tout récemment à la Prison de Maubeuge, dans une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France, une mutinerie a été menée par des prisonniers incarcérés. C’est l’intervention des équipes régionales d’intervention et de sécurité qui a permis un retour au calme.

Et pourtant, en se précipitant dans les médias et les réseaux sociaux pour jeter l’opprobre sur le Ministre d’Etat en charge de la Justice comme principal responsable des mutineries aux Prisons principales de Kondegui à Yaoundé et de Buea, les pyromanes se sont découverts très tôt. Et les Camerounais ne s’y tromperont pas. Ils ont bien vu en eux ce qu’ils sont : des ennemis de la République, eux qui entendent agréger subitement, chose curieuse, tous les mécontentements autour des problèmes des prisons camerounaises dans le but inavoué d’en tirer un gain politique. Rien d’étonnant donc qu’une certaine presse à gage se fasse l’écho de propos désobligeants et malpropres à l’endroit du fidèle et dévoué Laurent Esso. Une campagne hideuse qui vise sans aucun doute à ternir sa belle réputation auprès du Chef de l’Etat. Au Ministère de la Justice, c’est motus et boule de gomme. Le Ministre d’Etat Laurent Esso, qui n’est pas friand en déclarations, a préféré se taire et inviter ceux qui l’accompagnent au quotidien dans la haute mission que lui a confiée le Président de la République au Ministère de la Justice, à ne pas se laisser distraire, à redoubler d’ardeur au travail, à faire preuve de plus de motivation et d’engagement pour confondre davantage les détracteurs et autres esprits retors.

REALITE DES FAITS

Avant la mutinerie à la prison centrale de Kondengui, le Ministre d’Etat chargé de la Justice avait pourtant anticipé en donnant l’alerte. En date du 26 juin 2019, le Ministre de la Justice Garde de Sceaux avait adressé un pli confidentiel au Secrétaire Général de la Présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh, pour lui signifier le danger que courait la surpopulation carcérale à la prison centrale de Kondengui. Le portail des camerounais de Belgique. Dans cette correspondance, Laurent Esso affirmait avoir été saisi le 25 juin 2019, par Armand Fredy Medjo, jadis régisseur de ladite prison, au sujet d’un « mouvement d’humeur imputé à certaines personnes incarcérées dans ladite prison dans le cadre de la crise anglophone et de l’affaire dite “MRC” ». Ladite correspondance est restée lettre morte.

Par ailleurs, le gouvernement de la République n’est pas indifférent face aux conditions de détention dans les prisons du Cameroun. Il s’agit notamment de la vétusté des infrastructures, de la surpopulation etc … S’agissant de la surpopulation, le Ministre d’Etat a engagé des chantiers partout dans le Cameroun pour palier à ce problème. Notons que ces travaux sont aux ralentis par endroit et arrêtés à d’autres endroits à cause de la conjoncture économique très difficile. Au cours d’un Conseil de Cabinet en date du 28 août 2015, Laurent Esso avait clairement affiché sa réelle volonté de mettre en oeuvre une véritable politique pénitentiaire, dont l’objectif était d’améliorer dans les meilleurs délais, les conditions de détention des prisonniers.

Ce jour-là, le Garde des Sceaux avait relevé certaines avancées enregistrées depuis le rattachement de l’administration pénitentiaire à la Chancellerie. Il en est par exemple de la coopération internationale qui a permis de réaliser d’importants progrès sur le plan infrastructurel. En témoignent : la construction de six nouvelles prisons, dont trois sont déjà fonctionnelles à Ngoumou, Ntui et Baham ; la réhabilitation et l’extension des dix prisons centrales et 47 prisons principales et secondaires ; la construction et l’équipement des infirmeries en leur sein ; la réalisation des forages ; l’acquisition des camions de ravitaillement et camions cellulaires, ainsi que la création de petites unités de formation et de production dans 60 prisons principales et secondaires. Parallèlement, les ressources du budget de l’Etat et des dotations spéciales ponctuelles ont été mises à contribution pour consolider ces infrastructures, revaloriser la ration pénale et renforcer l’encadrement des détenus grâce au programme de recrutement quinquennal de 305 personnels pénitentiaires.

Les efforts de l’Etat ont par ailleurs visé à améliorer la couverture sanitaire grâce au recrutement de 23 médecins, 37 infirmiers, 120 aides soignants et 37 agents techniques médico-sanitaires. Une attention particulière a été accordée à l’encadrement des détenus mineurs, dont le nombre de ceux qui obtiennent leurs diplômes est en augmentation constante. Traçant les perspectives, le Ministre de la Justice avait annoncé la poursuite des recrutements, la réhabilitation des prisons et l’aménagement des quartiers féminins et mineurs dans les prisons qui n’en disposent pas encore. Non sans plaider pour la revalorisation des dotations budgétaires relatives à la prise en charge alimentaire et sanitaire des détenus, au renouvellement du parc automobile des délégations régionales, à l’acquisition d’armes et matériels de sécurité adéquats, ainsi qu’à la création d’un fonds d’intervention d’urgence. Cinq ans après, il convient de relever, chose malheureuse, que les actions entreprises afin de réduire de manière significative la surpopulation carcérale ne sont pas intensifiées. Et pour cause : la faiblesse et l’irrégularité du budget de fonctionnement de l’administration pénitentiaire au Cameroun.

Les ressources budgétaires ne sont pas l’objet d’un budget autonome. Elles proviennent d’une dotation forfaitaire à partir du budget du ministère de la Justice et concernent aussi bien le fonctionnement du système pénitentiaire que les investissements dont il a besoin. Le budget alloué au fonctionnement des prisons a régressé au fil des années. Il en résulte donc une dégradation des conditions de détention du fait de l’irrégularité et de la faiblesse des budgets de fonctionnement. La modicité des allocations budgétaires du fait des problèmes de trésorerie, dit-on au ministère des Finances, ne tient pas toujours compte des exigences d’humanisation des conditions de détention ni celles liées à la réhabilitation des infrastructures d’incarcération. L’institution carcérale est donc fortement dépendante des actions caritatives. En conséquence, sans moyens financiers, que peut bien faire le Ministère de la Justice dans l’humanisation des lieux de détention au Cameroun ? Sans la moindre référence statistique crédible, ni aucun indicateur pertinent, on peut donc s’étonner de la démarche de certains journaux, ces procureurs de l’instant devenus coutumiers de l’invective et de l’acharnement systématique contre le distingué Ministre de la Justice, Laurent Esso.

10août
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