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CAMEROUN :: Mon dialogue absurde avec tonton Bernard Fonlon sur la crise anglophone :: CAMEROON
CAMEROUN :: POINT DE VUE CAMEROUN :: Mon dialogue absurde avec tonton Bernard Fonlon sur la crise anglophone :: CAMEROON
  • Correspondance : Vincent-Sosthène FOUDA
  • lundi 14 janvier 2019 08:02:00
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CAMEROUN :: Mon dialogue absurde avec tonton Bernard Fonlon sur la crise anglophone :: CAMEROON

Est-ce aussi simple que ça tonton Fonlon ? Devrions-nous tout dédouaner sous le signe de l’absurde ? Absurde la perde de la première guerre mondiale par l’Allemagne, absurde le partage des territoires allemand qui s’en est suivi, absurde les deux langues, les deux cultures et finalement les deux nations qui se sont imposées aux petits nègres que nous sommes, enfin ce qu'il en reste !

Absurde la montée du tribalisme au Cameroun ou plus exactement, sa montée partout dans chaque partie de notre corps, dans nos administration euuuuuuuh oui même dans notre lit où l’on n’arrive plus à jouir que dans la tribu et le reste du temps nous déversons notre acrimonie sur les autres ethnies.

Absurde vos petites recettes d’épicier dont on connait les émules en temps de crise. Aurions-nous la mémoire courte ?

Absurde, oxymorique, les truismes sociaux gesticulés par le Président et ses ministres dans l'antichambre de toutes nos mairies.

Absurde nos grands airs quand nous pissons sur les écrits de Fonlon et de Engelberg Mveng, quand nous ignorons tout de nous-mêmes. Vous n’avez malheureusement ni le flair, ni la plume de vos cuistres prédécesseurs…

Absurde grand-mère Embolo «Ses anciens combattants, ses anciens cons battus !».

Absurde, Ce mot porté en épigraphe ?

Absurde, comme un chicon qui flotte seul sur la mer agitée ?

Chicon qui louvoie entre le tribaliste ignorant, le prédateur conscient de la fortune publique, le sataniste destructeur du pays, le paresseux vieillard et le jeune mendiant éternel qui ne rêve que de l’argent qui est dans la poche de l’autre.

Auriez-vous le goût de l’incohérence?

Peut-être que l’officine des grandes fourberies réveille en vous le goût des complots ?

Dans l’étroite petite enfance qui vous pèse, songiez-vous être seigneur, pharaon, prêtre ou roturier ? Vous qui parlez si fort, sauveriez-vous un évêque de la noyade avant la Chute ?

En tout cas, de l’autre côté du mur, nous établissons les variables explicatives de l’absurde.

N’en déplaises au tour de main si fort qui brisa la nuque d’un coup sec du père Engelberg Mveng, ou de la menace qui contraignit Jean Marc Ela à l’exil et toi Bernard Fonlon qu’as-tu eu loin du Cameroun ?

Tuer un homme c’est si facile, il suffit d’un rayon de soleil un instant, puis une obscurité soudaine et quand la lumière revient il n’y a plus que des cadavres qui s’allignent !

Je vous lève mon chapeau tonton Bernard Fonlon il faudra que notre pays accepte la nuance entre moi et moi-même ou entre l’anglophone et le francophone disons qu’il faudra que le pays accepte les camerounais.

14janv.
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