A Joseph Owona: "vous avez introduit le tribalisme dans la constitution du Cameroun" :: CAMEROON
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CAMEROUN :: POINT DE VUE A Joseph Owona: "vous avez introduit le tribalisme dans la constitution du Cameroun" :: CAMEROON
  • Camer.be : La redaction
  • samedi 03 novembre 2018 09:29:00
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A Joseph Owona: "vous avez introduit le tribalisme dans la constitution du Cameroun" :: CAMEROON

Ses admirateurs rappellent à qui veut l'entendre qu'il fut le plus jeune professeur agrégé de droit du Cameroun. Là s'arrêtent les meilleurs faits d'armes connus du natif d'Akom.

Puis, il y a l'autre visage de l'homme Joseph Owona, 73 ans. C'est ce que décrit ici un internaute outré par le déni au sujet des oeuvres patriotiques de Maurice Kamto.

Un déni qu'a voulu récemment enseigner SG l'ancien SG Adjoint de la Présidence de la République sur les antennes de la Crtv.

L'auteur de cette lettre ouverte adressée au professeur Owona illustre ses propos afin de rétablir la vérité historique autour de l'affaire Bakassi.

Les propos de Owona, tenus sur les antennes de la Crtv et qui enflamment désormais la toile, datent du 1er novembre 2018

LETTTE OUVERTE DE Kand Owalski À JOSEPH OWONA

Toute une vie dans la perfidie, la profanation des mœurs de notre modeste société, la lutte acharnée contre la justice, le vrai ; contre la nationalité : putain de sale tribaliste! Il fallait que je le dise, il fallait que ça sorte. Pour le reste, je ne serai pas grossier. Ma décision ne traduit aucun respect vis-à-vis de votre personne, non, ma décision veut respecter les prescriptions de son excellence Monsieur le Président de la République Maurice Kamto. . .

Après votre passage sur la chaîne tam-tam du village j'ai finalement compris qu'il y'a des hommes qui naissent avec une nature diabolique et qui toute leur vie se battent pour détruire les bonnes valeurs chez les autres. Mais ce n'est pas grave ; s'il n'y avait pas de poubelles dans nos rues on serait tous sales à la maison et les fous mourraient de faim. Je veux dire que quelle que soit votre nature vous avez un rôle important à jouer dans la cité. Votre rôle est d'essayer de la ruiner, avec tous ses talents. Seulement il y'aura toujours face à vous des gens qui ne vous laisseront pas faire et votre fils, le pauvre, n'en fait sûrement pas partie.

Monsieur,

Il paraît que vous êtes allé ''mettre fin à l'imposture de Kamto" en racontant la ''vraie'' histoire de Bakassi aux Camerounais ? Commençons par parler de l'imposture. Je voudrai vous demander à quoi vous faites allusion ? Maurice Kamto n'a jamais voulu parler de cette histoire de Bakassi que vous avez vous même mise dehors. Il a toujours pensé que le mérite de ce travail abattu par une équipe dont il était le chef, (pas vous) revenait au chef de l'État de l'époque, monsieur Biya qui avait bien voulu privilégier la voie pacifique dans la gestion de ce pays ; et d'ailleurs avait-il le choix ? Nos soldats mouraient déjà comme du bétail face à la grande armée du Nigeria.

Maurice Kamto a toujours pensé qu'il n'était pas nécessaire de revenir sur les détails ayant conduit à la victoire du Cameroun ; on s'y serait attardé si on avait perdu. Maurice Kamto pour refuser d'en parler évoque la logique du secret d'État. Mais je suppose que votre désir ardant de dire ''toute la vérité et rien que la vérité'' vous a contraint à sortir de ce secret? Sauf que monsieur vous n'avez pas dit la vérité aux camerounais. Vous auriez dû commencé par leur expliquer que vous êtes celui qui avait monté le dossier rejeté par la CIJ pour vice de forme. Vous avez été incapable de monter un dossier car ce qui vous tenait à cœur c'était de grappiller rapidement les 729 millions de FCFA alloués pour la cause ; et vous l'avez si bien fait. Sur ce machin médiatique l'autre jour vous auriez dû commencer votre verbiage par "je n'ai jamais aimé Maurice Kamto", tout en rappelant aux camerounais que vous vous étiez farouchement opposés au recrutement de ce monsieur brillant dans l'équipe ; que votre seul argument était qu'il n'était pas des vôtres, de votre monde. La suite de votre sortie aurait alors eu un sens. Peut-on mettre cette omission sur le compte d'un vice de procédure dont vous êtes spécialiste ? Je ne connais pas le droit. Je veux seulement dire que vous n'avez pas de légitimité à parler du rôle de Maurice Kamto dans l'affaire Bakassi puisque vous n'avez jamais souhaité qu'il fasse partie de l'équipe ; vous n'avez jamais digéré que ce soit lui qui ait monté le dossier retenu par la CIJ alors que le vôtre avait été rejeté, VÔTRE qui portait tout le sceau de votre incompétence, oupsss de votre professorat je voulais dire. Votre haine ne vous permet pas dire la vérité. Et même, si Maurice Kamto n'a rien foutu dans cette affaire expliquez au peuple camerounais pourquoi c'est lui et pas vous qu'on voit sur toutes les images des pourparlers ; expliquez au Camerounais pourquoi c'est sa signature et par la vôtre qui figure sur les documents y afférents ; expliquez aux camerounais pourquoi c'était lui le chef de délégation et pas vous ou pas un autre; expliquez leur pourquoi il était le seul à cumuler les rôles de conseil, avocat et co-agent!

Vous n'êtes pas légitime pour dire la vérité ; l'histoire parle déjà d'elle-même.

Echange de civilité entre Maurice Kamto et son homologue nigérian au terme de l'accord de rétrocession de Bakassi au Cameroun

Monsieur,

Maurice Kamto n'a jamais tenu à s'exprimer sur l'affaire Bakassi et il en sera ainsi. Vous pouvez vous construire comme d'habitude votre ennemi virtuel et le combattre dans votre imaginaire. Mais l'autre vérité est que contrairement à lui vous êtes un homme essentiellement vicieux:

  • vous êtes le premier homme à avoir parlé de division du Cameroun lorsque les anglophones réclamaient le fédéralisme en 1992 ; vous, vous réclamiez alors la sécession au nom des béti; les archives sont là.
  • vous êtes celui qui, animé par le tribalisme, avez introduit dans la constitution de ce pays les notions d'alogène et d'autochtone, semant la graine du tribalisme chez les camerounais ;
  • vous êtes l'une des rapaces à avoir affirmer dans ce pays qu'un "bamileke ne sera jamais président de la République".
  • c'est sous votre ministère que le monde a eu le taux de réussite le plus bas au baccalauréat, 12% en 2002;
  • que dire de votre passage à la Fecafoot? Une vraie calamité.
    Oui vous êtes essentiellement vicieux et votre médiocrité vous rend aigrie. Pendant que, professeur d'université de votre état, vous passiez votre temps à lutter sur le campus universitaire avec des femmes pour des histoires de fesses, Maurice Kamto se construisait une personnalité presque irréprochable.

Monsieur, lorsqu'on a passé toute sa vie à se chier dessus, l'ideal serait d'éviter certaines sorties; elles vous retourneront toujours à la face. Continuez de brailler tant que cela vous tient à cœur ; a-t-on déjà vu une étoile craindre la pluie ?

Cordialement,
Kand owalski

CV de Joseph OWONA écrit le 29 Juin 2012 par le site d'information juridique Camerlex 


1945-professeur d’Université, ancien Ministre

Né le 25 janvier 1945 à Akom. Ses études supérieures se déroulent à l’Université de Yaoundé, puis à Paris en France. Il est notablement titulaire de la Licence en Droit, du DES en Droit Public, du DES en Science Politiques, du Doctorat d’Etat en Droit Public et de l’agrégation en Droit Public.

De 1969 à 1972, il est Assistant à l’Université de Paris I.

De 1972 à 1977, il est Chargé de Cours à la Faculté de Droit et Sciences économiques de l’Université de Yaoundé. Il occupe au même moment plusieurs postes de responsabilité : Chef du service Enseignement et Recherche à l’Université de Yaoundé (1973-1976), chef du Département de Droit Public à l’Université de Yaoundé (1976-1982), Directeur de l’IRIC du 9 septembre 1976 au 22 août 1983, et Chancelier de l’Université de Yaoundé, du 22 août 1983 au 13 septembre 1985.

Du 24 août 1985 au 16 mai 1988, il occupe les fonctions de SG adjoint de la Présidence de la République.

Du 16 mai 1988 au 7 septembre 1990, il est Ministre de la Fonction Publique et du Contrôle de l’Etat.

Du 7 septembre 1990 au 9 avril 1992, il est Ministre de l’Enseignement Supérieur, de l’Informatique et de la Recherche Scientifique.

Puis du 9 avril 1992 au 21 juillet 1994, il est SG de la Présidence de la République.

Ensuite, il sera tour à tour Ministre de Santé Publique (21 juillet 1994- 19 septembre 1996), Ministre délégué à la Présidence de la République chargé du Contrôle Supérieur de l’Etat (19 septembre 1996 – 7 décembre 1997 – 18 mars 200) et Ministre de l’Education Nationale (18 mars 2000 – 8 décembre 2004).

03nov.
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