Système d’état-civil : René Sadi annonce un appel d’offres
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L’informatisation est la dernière phase de la réforme lancée depuis 2010.

Le Cameroun est parvenu à la dernière étape de son programme de modernisation de l’état-civil conduit par le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (Minatd). Il s’agit de passer à l’informatisation des enregistrements des naissances, mariages, décès, etc. Le sujet était à l’ordre du jour du conseil de cabinet présidé hier, 23 février 2017, par le Premier ministre, en présence de l’ensemble du gouvernement.

Au sortir des travaux, le Minatd, René Emmanuel Sadi, a confié qu’un appel d’offres sera bientôt lancé pour sélectionner l’entreprise en charge d’informatiser le système d’état-civil national. « Nous avons eu des offres dans ce sens qui nous viennent d’un certain nombre de sociétés spécialisées dans le domaine. Nous sommes aujourd’hui en train de rassembler ces offres. Dans les prochains jours, nous allons lancer un appel d’offres. L’appel sera restreint pour pouvoir apprécier les différentes offres qui nous seront faites, puis déterminer la société qui nous permettra de procéder à l’informatisation du système d’état-civil camerounais », a  expliqué le ministre Sadi.

Selon lui, il s’agit de la phase « la plus importante et la plus couteuse », même si le montant du futur marché n’a pas été avancé. L’introduction de l’informatique dans le système d’étatcivil ne garantira pas sa fiabilité pour autant, a dit le ministre. Pour lui, la crédibilité viendra des hommes chargés d’animer le processus. Or le ministre Sadi reconnaît qu’il y a « beaucoup de fraude dans le système d’état-civil camerounais.

C’est sans doute l’aspect dans le programme qui m’a le plus effrayé ». Mais le ministre se veut optimiste, expliquant que le défi peut être relevé. Il annonce des campagnes de sensibilisation et d’avertissements auprès des officiers et secrétaires d’état-civil, jusqu’au plus profond du pays. « C’est sans doute dans l’arrière- pays que les personnes croient qu’elles peuvent se permettre de faire un acte de naissance, de faire le même demain pour la même famille avec des données complètement différentes.

Les officiers et les secrétaires  d’état-civil peuvent être conduits devant les tribunaux s’ils falsifient des faits d’état-civil », prévient le ministre Sadi. Il rappelle que cette dernière étape arrive après la mise en place de plusieurs préalables, notamment le recensement de quelques 2 700 bureaux d’étatcivil principaux et secondaires à travers le pays, la formation des personnels, l’acquisition des registres d’enregistrements et d’autres matériels, ainsi que la création du Bureau national d’état-civil. René Sadi a rappelé que cet organisme est apolitique contrairement au ministère, et se charge donc d’implémenter les directives et les orientations données.

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