Neymar en larmes annonce sa retraite internationale après l'élimination du Brésil
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BRÉSIL :: Neymar en larmes annonce sa retraite internationale après l'élimination du Brésil :: BRAZIL

Le plus grand buteur de l'histoire du Brésil (80 buts en 130 sélections) a annoncé sa retraite internationale en larmes, quelques minutes après l'élimination des quintuples champions du monde face à la Norvège (1-2) en huitièmes de finale de la Coupe du Monde 2026.

Le coup de sifflet final n'a pas encore fini de résonner que Neymar Jr s'effondre sur la pelouse. Tête dans les mains, épaules secouées par les sanglots. Autour de lui, ses coéquipiers s'approchent, le relèvent, l'entourent. Mais rien ne peut le consoler. Ce n'est pas seulement une élimination. C'est la fin. La fin d'une histoire de seize ans. La fin d'un rêve qui aura duré plus d'une décennie. La fin du numéro 10 le plus fascinant et le plus controversé que le football brésilien ait connu depuis Pelé.

« J'ai essayé, j'ai essayé... Maintenant, c'est fini », murmure-t-il au micro de TV Globo, les yeux rouges, la voix brisée. « J'ai commencé ici, je termine ici. »

Le MetLife Stadium, ce temple du sport new-yorkais, aura été le théâtre des deux extrémités de sa carrière internationale. Le 10 août 2010, un Neymar de 18 ans, encore inconnu du grand public, y faisait ses débuts face aux États-Unis et marquait déjà. Seize ans plus tard, presque jour pour jour, le même stade, le même public américain, le même numéro 10 mais un homme brisé, un géant tombé, une légende qui s'éteint sans la couronne suprême. 

Le scénario d'un cauchemar annoncé

Le Brésil n'avait plus été éliminé en huitièmes de finale d'une Coupe du Monde depuis 1990. Trente-six ans d'une histoire glorieuse, ponctuée de cinq étoiles, balayés par un doublé d'Erling Haaland. 

Le colosse norvégien a frappé deux fois. Une tête puissante à la 79e minute, puis un missile des 25 mètres dans le temps additionnel. Deux coups de poignard dans le cœur d'une Seleção qui aura attendu trop longtemps pour réagir. 

Neymar, entré en jeu à la 67e minute seulement sa deuxième apparition dans ce Mondial après une préparation perturbée par une blessure au mollet a bien réduit l'écart sur penalty à la 90e+10.  Un geste de fierté, une ultime étincelle. Mais bien trop tard. L'arbitre Ismail Elfath a sifflé la fin de la rencontre quelques instants plus tard. Et Neymar s'est effondré. 

La fin d'un géant aux pieds d'argile

Neymar quitte la Seleção avec un bilan statistique hors norme : 80 buts en 130 sélections, faisant de lui le meilleur buteur de l'histoire du Brésil, devant Pelé (77) et Ronaldo (62).  Il est également le deuxième Brésilien, après Pelé, à avoir marqué dans quatre Coupes du Monde différentes (2014, 2018, 2022, 2026).  Seul Cafu (142 sélections) a porté plus souvent le maillot jaune que lui. 

Mais les chiffres, aussi impressionnants soient-ils, ne racontent pas toute l'histoire.

En quatre participations à la Coupe du Monde, Neymar n'a jamais soulevé le trophée tant convoité. Son seul titre majeur avec la sélection brésilienne reste la Coupe des Confédérations 2013.  À cela s'ajoute une médaille d'or olympique décrochée à Rio en 2016 un exploit, certes, mais qui n'efface pas l'absence d'un sacre mondial. 

Un héritage en forme de paradoxe

Pour beaucoup, Neymar incarne le « gâchis » d'un talent génial que les blessures, les choix de carrière et peut-être un certain manque de maturité ont empêché d'atteindre les sommets que son potentiel laissait présager.

« A prince that never became a King », résume un fan sur les réseaux sociaux. 

La comparaison avec Pelé est impitoyable. Le Roi a remporté trois Coupes du Monde. Neymar, zéro.  La comparaison avec Ronaldo Nazário, qui a marqué 15 buts en Coupe du Monde dont deux en finale de 2002, est tout aussi cruelle. 

Les blessures ont joué un rôle dévastateur. En 2014, une fracture vertébrale infligée par Zuñiga l'a privé de la demi-finale le fameux 7-1 contre l'Allemagne.  En 2018, il a joué le tournoi avec des douleurs chroniques à la cheville. En 2022, une nouvelle blessure à la cheville l'a éloigné d'une partie de la compétition.  Et en 2026, une blessure au mollet l'a contraint à manquer les deux premiers matches de groupe. 

Le sélectionneur Carlo Ancelotti lui-même avait longtemps hésité à le convoquer.  Mais lorsque Neymar a appris sa sélection, il a pleuré de joie. Une émotion qui en dit long sur l'attachement viscéral de cet homme à son pays. 

Un adieu en forme de symbole

Le destin a voulu que Neymar fasse ses adieux au même endroit où tout avait commencé. En 2010, il avait 18 ans et tout le Brésil à ses pieds. En 2026, il en a 34 et le poids des attentes non satisfaites sur ses épaules.

« I tried. I tried », a-t-il répété. Une formule qui sonne comme un aveu. Comme la reconnaissance, peut-être, que malgré tous ses efforts, malgré tous ses buts, malgré toutes ses dribbles et ses passes décisives, il n'a pas réussi à offrir au Brésil ce qu'il attendait de lui. 

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