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© Camer.be : La rédaction
- 04 Jul 2026 14:30:51
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CAMEROUN :: « Je suis la voix qui crie dans le désert » : Mbede Fouda défie Indira :: CAMEROON
Dans une lettre ouverte publiée le 3 juillet 2026, le journaliste Jean-Claude Mbede Fouda adresse un ultimatum à Indira Baboke, fille du puissant Oswald Baboke, l'accusant de pillage des ressources minières du Cameroun et lui promettant un « châtiment » après le départ du président Paul Biya.
Elle a 24 ans. Elle est médecin, chanteuse gospel, fille du numéro deux du Cabinet civil de la présidence. Elle détient trois permis d'exploitation minière. Et selon des lanceurs d'alerte, elle serait au cœur d'un scandale de 2 000 milliards de francs CFA.
Ce 3 juillet 2026, un journaliste lui a envoyé un message. Pas un message ordinaire. Une lettre ouverte. Une mise en demeure. Un ultimatum.
« Le temps viendra et il est déjà là où il ne restera pas au Cameroun pierre sur pierre qui ne soit détruite. »
Jean-Claude Mbede Fouda, journaliste connu pour ses lettres ouvertes cinglantes, a choisi de s'attaquer à l'une des figures les plus controversées du régime : Indira Baboke la fille du « Sultan de l'or », celle que les Camerounais surnomment désormais la « Croqueuse d'or ».
La lettre est sans appel. Deux voies s'offrent à elle : le repentir immédiat, dénoncer ses parents, restituer les milliards ou le châtiment.
Un clan au sommet de l'État
Indira Baboke n'est pas une jeune femme comme les autres.
Née le 9 juillet 2002, elle est la fille d'Oswald Baboke, directeur adjoint du Cabinet civil de la présidence de la République depuis 2018, un haut fonctionnaire ayant rang de ministre. Son père est réputé proche de la première dame Chantal Biya, dont il est originaire de Dimako, comme elle.
Sa mère, Crescence Baboke, est pasteure et haute responsable à la Direction Générale des Impôts. La famille est au cœur du système.
Indira elle-même est une artiste gospel reconnue, ayant remporté le Canal 2'Or. Le 16 juin 2025, à seulement 23 ans, elle a soutenu avec succès sa thèse de doctorat en médecine, devenant docteur en neurochirurgie. Une performance académique saluée par beaucoup, mais qui, pour ses détracteurs, ne fait que masquer une réalité bien plus sombre.
Le scandale : 44 tonnes d'or disparues
En mai 2026, une révélation explosive secoue le Cameroun. En l'espace de quatre ans, 44 tonnes d'or camerounais auraient disparu des registres officiels pour réapparaître à Dubaï. Pendant ce temps, l'État n'a déclaré que 148 kilos d'exportations. La perte pour le Trésor public est estimée à plus de 2 000 milliards de francs CFA.
Au cœur de ce scandale : le clan Baboke. Selon les investigations, Indira Baboke détiendrait trois permis d'exploitation minière via des prête-noms chinois. Une jeune artiste gospel de 24 ans, étudiante en médecine, qui contrôle des concessions aurifères dans un pays où la jeunesse diplômée croule sous le chômage.
« Comment expliquer qu'une jeune artiste détienne à elle seule trois permis d'exploitation minière dans un pays où la jeunesse diplômée croule sous le chômage ? »
L'empire secret : de l'or au pétrole
L'affaire ne s'arrête pas à l'or. Selon le lanceur d'alerte Paul Chouta, Indira Baboke serait également impliquée dans le secteur pétrolier. Elle contrôlerait une chaîne de stations-service, TAM ENERGIES « TAM » étant le diminutif de « Tamboulo », son véritable nom de famille.
« La vérité est ailleurs : Indira qui détient déjà trois permis d'exploitation d'or via des prête-noms chinois ne peut plus nier l'évidence. »
La jeune femme se rendait sur les chantiers de sa station en fin de soirée, escortée par des gardes du corps lourdement armés.
« D'où vient l'argent ? Comment une jeune fille à peine sortie de l'adolescence peut-elle aligner des milliards pour bâtir un tel empire ? »
La lettre : un ultimatum en forme de réquisitoire
C'est dans ce contexte que Jean-Claude Mbede Fouda, journaliste connu pour ses lettres ouvertes, publie sa missive adressée à Indira Baboke.
Le ton est biblique, prophétique, sans appel :
« Si j'étais né comme vous, au cœur d'un luxe insolent bâti sur l'or volé et l'argent détourné par des trafics d'influence, j'aurais eu la décence de tout laisser à Dieu. »
Le journaliste accuse la jeune femme d'être une « redoutable pilleuse de notre sous-sol ». Il évoque le père qui « prêche l'Évangile aux pauvres tout en planifiant l'enrichissement illicite sur leur dos ».
Puis il pose la question qui fâche :
« J'attends que vous justifiiez la provenance de vos revenus à votre âge. »
Les deux voies : repentir ou châtiment
Mbede Fouda offre à Indira Baboke deux options :
1. Le repentir immédiat : dénoncer ses parents, déposer ses licences d'or et de diamants, restituer une partie de ses milliards.
2. Le châtiment : persister et être « frappée par l'histoire ».
« Que personne ne vous trompe : après Paul Biya, toutes les ressources du Cameroun seront récupérées et redistribuées à tout le monde. Il n'y aura aucun pays dans ce monde où vous pourrez vous cacher. »
Le symbole : une jeunesse dorée face à un peuple affamé
La lettre de Mbede Fouda touche une corde sensible au Cameroun. Elle incarne la colère d'un peuple qui voit une élite prédatrice s'enrichir sur son dos pendant que la majorité des Camerounais manquent d'eau potable et d'électricité.
L'auteur écrit :
« Dans un pays privé d'eau potable et d'électricité, vous avez choisi de voler et de piller. Quelle que soit la raison que vous pourriez brandir aujourd'hui : vous avez volé. »
La réponse : le silence et la musique
Indira Baboke n'a pas officiellement répondu à la lettre. Mais ses proches, dont Samuel Eto'o, président de la Fédération camerounaise de football, l'ont soutenue publiquement.
Certains observateurs estiment que la jeune femme, qui chante la piété sur les réseaux sociaux, tente de maintenir une image de vertu tout en étant au cœur d'un système de prédation.
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