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© Camer.be : Toto Jacques
- 13 Jun 2026 00:51:09
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CAMEROUN :: Il agresse une ado de 15 ans dans sa caserne :: CAMEROON
**Un sous-lieutenant camerounais a été maîtrisé et arrêté en flagrant délit par ses propres hommes après avoir agressé sexuellement une adolescente de 15 ans venue récupérer un colis dans l'enceinte militaire de Natchigal.**
Les cris ont tout arrêté.
Un cri strident. Déchirant. Qui ne trompe personne.
Ce mercredi 10 juin 2026, aux alentours de 15 heures, dans une enceinte militaire de Natchigal (région du Centre), une adolescente de 15 ans hurle. Elle hurle parce qu'un officier, chef du détachement, l'agresse sexuellement. Elle hurle si fort que les éléments de garde abandonnent leur poste. Ils accourent. Ils défoncent une porte. Ils découvrent leur supérieur.
Et ils l'arrêtent.
En trente minutes, ce sous-lieutenant passe du commandement d'un détachement militaire à une cellule disciplinaire à Yaoundé. Une bascule fulgurante. Une humiliation publique pour l'institution. Mais aussi une première victoire : celle de ne pas avoir étouffé l'affaire.
Bienvenue dans une histoire où l'uniforme ne protège plus personne.
Une adolescente, un colis, un prédateur
Elle avait une simple mission. Ses parents l'avaient envoyée à l'intérieur du détachement militaire de Natchigal pour récupérer un colis. Un geste banal. Une confiance aveugle dans l'institution censée protéger les civils.
Au lieu de cela, elle est tombée sur le Sous-Lieutenant MOUACK Boris, 2ème Bataillon d'Intervention de la Brigade du Quartier Général. Chef du détachement. Responsable des lieux. Un homme dont le grade impose le respect, l'obéissance, le silence.
Selon le communiqué officiel du Ministère de la Défense daté du 12 juin 2026, c'est dans ce cadre que l'officier s'est rendu coupable d'agression sexuelle sur la mineure.
L'armée ne précise pas la nature exacte de l'agression. Une prudence légitime tant l'enquête est en cours. Mais un fait est acquis : l'officier a été surpris en flagrant délit.
Des cris plus forts que l'autorité
Ce qui a tout changé, ce sont les cris.
La jeune fille a hurlé. De toutes ses forces. Des cris "stridents de détresse", écrit le ministère. Suffisamment puissants pour franchir les murs, alerter les hommes de garde, et déclencher une intervention immédiate.
Les militaires présents n'ont pas hésité. Ils ont maîtrisé leur propre chef. Mis aux arrêts. Transféré sans délai à la Division de la Sécurité Militaire à Yaoundé, les locaux disciplinaires de l'institution.
Un réflexe rare. Une démonstration que la discipline peut aussi servir à protéger les plus vulnérables.
Une prise en charge express
L'adolescente n'est pas restée une minute de plus dans cette enceinte. Transportée d'urgence dans une structure sanitaire militaire, elle a reçu des soins immédiats. Ses parents, ses proches, bénéficient aujourd'hui d'un accompagnement psychologique assuré par des spécialistes qualifiés du ministère.
Le Ministre Délégué à la Présidence chargé de la Défense a personnellement transmis "l'expression de sa profonde sollicitude" à la famille. Une communication rare. Un signal politique fort.
Que risque le sous-lieutenant ?
Le communiqué officiel annonce des "mesures disciplinaires et judiciaires promptement engagées". Concrètement, cela signifie :
- Une enquête interne de la Division de la Sécurité Militaire
- Des poursuites devant les tribunaux militaires (ou civils selon la qualification)
- Une radiation possible des effectifs
- Une peine pouvant aller jusqu'à la réclusion criminelle (le code pénal camerounais punit l'agression sexuelle sur mineure de 15 à 20 ans de prison)
Le ministère parle d'une "grave atteinte à l'honneur et à l'éthique". Dans une armée où l'honneur est un dogme, ces mots pèsent lourd.
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