Nattesgate : le MINPROFF hausse le ton sur les dérives en ligne
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Face à la polémique dite du « Nattesgate », la ministre camerounaise de la Promotion de la femme et de la famille sort du silence et rappelle les outils de protection existants.

Le ministère camerounais de la Promotion de la femme et de la famille (MINPROFF) a publié un communiqué officiel réagissant à la polémique connue en ligne sous le nom de « Nattesgate ». Signé par la ministre Marie-Thérèse Abena Ondoa, le texte dénonce des comportements jugés contraires à l'éthique chez certaines jeunes filles et rappelle les dispositifs publics de protection de l'enfance. Il a été diffusé ce jeudi 23 juillet 2026.

Ce que dit le communiqué

Dans son communiqué, la ministre affirme observer une recrudescence de comportements qu'elle juge contraires « aux valeurs sociales et familiales » chez certaines jeunes filles. Elle cite en particulier la publication de contenus jugés inappropriés sur les réseaux sociaux, ainsi que des messages qui, selon elle, feraient l'apologie de substances nocives et de la recherche du « gain facile ».

Abena Ondoa dit s'indigner de ces agissements, qu'elle estime ne pas honorer l'image de la jeune fille camerounaise. Le communiqué insiste toutefois sur un second volet, souvent moins relayé que le premier : la ministre y condamne « toutes formes d'abus à l'égard des femmes en général et des filles en particulier », et rappelle que la dignité humaine reste non négociable.

Un double appel : aux jeunes filles et aux parents

Le texte s'adresse à deux publics distincts. D'une part, il invite les jeunes filles à une « prise de conscience urgente ». D'autre part, il responsabilise les parents, appelés à mieux encadrer leurs enfants pour assurer leur protection une nuance importante, puisqu'elle situe la responsabilité autant du côté familial et sociétal que du côté des jeunes elles-mêmes.

Les outils concrets rappelés par le MINPROFF

Au-delà de la déclaration d'intention, le communiqué met en avant deux dispositifs déjà existants :

- La ligne verte 116, un numéro d'assistance destiné au signalement de cas d'abus sur des enfants.
- La campagne numérique « Je protège l'enfant partout, fais de même », présentée comme un appel à l'action collective pour un meilleur encadrement des enfants.

Le ministère précise également que ses services centraux, ses services déconcentrés ainsi que les Centres de Promotion de la Femme et de la Famille restent disponibles pour accompagner les familles concernées.

Ce que le communiqué ne dit pas

Le texte du MINPROFF ne détaille pas les contenus précis à l'origine de la polémique, ne nomme aucune personne et ne fait état d'aucune procédure judiciaire en cours. À ce stade, il s'agit d'une prise de position institutionnelle générale, et non d'une communication sur un dossier individuel. Toute affirmation allant au-delà de ce texte devrait donc être considérée comme non confirmée.

Pourquoi ce communiqué fait réagir

Sur les réseaux sociaux camerounais, la sortie de la ministre alimente déjà le débat entre deux lectures possibles : certains y voient une réaction institutionnelle légitime face à des dérives réelles concernant la protection des mineurs ; d'autres redoutent un discours moralisateur ciblant davantage les jeunes filles que les causes structurelles (précarité, exposition en ligne, absence d'éducation numérique). Ce clivage explique en grande partie la viralité du sujet.


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