Probatoire ESG 2026 : Une candidate accouche  d'un garçon à Monatélé au jour 2 de l'examen
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CAMEROUN :: Probatoire ESG 2026 : Une candidate accouche d'un garçon à Monatélé au jour 2 de l'examen :: CAMEROON

Monatélé,  département de la Lékié, région du Centre Cameroun. Mardi, 09 juin 2926. Au sous-centre du Lycée Bilingue de Monatélé, l’histoire de ce deuxième jour du Probatoire de l'enseignement secondaire général,  s’est écrite à l’encre, à l'eau et au sang. 

Une candidate du Lycée Bilingue de Monatélé a donné naissance à un petit garçon ce mardi, en plein 2ème jour du Probatoire ESG. Entre deux épreuves, contractions et copies. Bilan : mère et enfant se portent bien. Les surveillants l’appellent déjà "Bébé Probatoire 2026".

Sous- préfète de Monatélé, Odile BOMBA NKOLO épse POUFON, est allée s'enquérir de la situation, et salué la jeune mère et son bébé Un geste somme toute humain et républicain. L’État au chevet du courage.

La question que personne n'ose  poser : et après l’accouchement ?
La candidate va bien. Mais ses épreuves ? Ses coefficients ? Son avenir ? Son sort à l'issue de cet examen certificatif, qui au Cameroun donne l'accès en Terminale dans le sous-système éducatif francophone ? 

Au pays, l’Office du Baccalauréat du Cameroun  ne connaît que deux  options : les candidats composent  à la date fixée, ou  attendent  l’année prochaine. Malaise, deuil, accouchement, accident… Le règlement ne fait pas de différence. Zéro tolérance, zéro humanité ! 

Résultat : Une fille qui vient de prouver plus de force qu’une copie de philosophie, risque de tout perdre. Non pas par manque de niveau, mais parce que son corps a choisi la vie au même moment que le stylo.

 Et si on s’inspirait de l’université ?
À l’université, la session de rattrapage existe. L'étudiant qui manque  un contrôle continu ou une session normale à cause de la maladie, du décès d’un parent, de la maternité, passe  l'été ( rattrapage). Cela lui offre  une 2ème chance, quelques semaines après, avec un sujet différent.

 Pourquoi le secondaire serait-il réticent à ce que le supérieur accorde déjà ? 

Trois raisons d’instaurer une "session spéciale" aux examens officiels :
-justice : on n’évalue pas un élève, on évalue ses  connaissances. La maladie ou l’accouchement n’efface pas des années de cours. Le punir, pour des situations indépendantes de sa volonté, c’est affecter son  destin ;
-efficacité : faire redoubler une élève brillante pour trois épreuves manquées, c’est démotiver ; 
-humanité : l'école doit former des citoyens, pas des machines. Un pays qui célèbre une mère-candidate doit aussi lui donner les moyens de finir son combat.

 Proposition concrète pour l’OBC/MINESEC : 

-créer une "Session de compassion" 
04 semaines après les résultats ;
-réservée aux cas documentés : hospitalisation, accouchement, décès parent proche, force majeure ;
-sujets différents mais équivalents ; -même jury, même exigence.

La candidate de Monatélé ne demande pas la pitié. Elle demande l’équité. Elle a donné la vie. L’école peut lui donner une 2ème chance.
"Bébé Probatoire 2026" est né au  2 ème  jour du Probatoire. Que son premier anniversaire ne s'identifie pas à celui d’une mère qui aura  raté son diplôme pour avoir manqué quelques épreuves !

À l’Office du Baccalauréat du Cameroun ( OBC) : la session de rattrapage ne serait en rien un laxisme. Ce serait justice et équité . Comme à l’université. Comme dans les pays  plus soucieux de l'équité dans l'évaluation des connaissances des candidats aux examens certificatifs.

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