« Ce monsieur masse très bien » : la phrase qui a tout déclenché à Douala
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À Douala, un entrepreneur a attendu 90 minutes devant un salon de massage avant de découvrir ce qu'il redoutait et ce qu'il avait, sans le vouloir, lui-même rendu possible.

Il a attendu une heure et demie dans sa voiture, garé devant l'entrée. Quand elle est sortie, leurs regards se sont croisés. Aucun mot n'a été échangé. C'est en silence que le mariage de Monique Angeline D., 38 ans, et de Jacques Noël T., 50 ans, a commencé à s'effondrer.

« Ce monsieur masse très bien » : la phrase qui a tout déclenché


Les faits remontent à mardi. Les gendarmes de Douala V sont appelés en urgence dans un institut de beauté de Bonamoussadi : un homme est en train de tout casser. Jacques Noël T., entrepreneur reconnu domicilié à Deido, non loin du lieudit Château d'eau dans le 1ᵉʳ arrondissement, vient de prendre son épouse en flagrant délit d'adultère dans une cabine de massage. Aux forces de l'ordre, il explique tout posément, dit-on. Le pire, c'est qu'il avait tout vu venir.

Tout commence en décembre. Jacques Noël tombe sur un dossier de recrutement au domicile familial. Questionné, Monique Angeline employée dans une société d'assurance fournit une explication : une amie résidant en France lui a confié la gestion d'un institut de beauté à Bonamoussadi. Elle aide au recrutement du personnel. Ses propres sœurs n'ont pas le profil. Rien d'alarmant, en apparence.

Sauf que les habitudes de Monique changent. Elle délaisse Colette, son esthéticienne de longue date à Deido. Dans une conversation de couple, elle se vante d'avoir déniché « une perle » pour cet institut. Puis lâche, sur le ton de la confidence : « Ce monsieur masse très bien ! »

Jacques Noël marque une pause. « Attends. Tu te fais masser par un homme ? » La réponse est oui. Le mari ne dit plus rien. Mais quelque chose vient de basculer dans sa tête.

Les semaines suivantes, il localise l'institut il fait de la publicité, note-t-il. Un jour, sachant son épouse sur place, il l'appelle pour lui proposer de la raccompagner à une réunion commune. Refus. « La coiffure est finie, mais je suis encore au massage. Ça va prendre un peu de temps. »

Jacques Noël raccroche. Et se gare devant l'entrée.

Quand Monique sort, elle sursaute en découvrant la voiture de son mari. Elle monte néanmoins. Aucun mot sur le trajet du retour. Ce n'est qu'en arrivant dans Deido qu'elle tente de briser le silence en vain. L'atmosphère reste glaciale.

Environ deux semaines plus tard, Jacques Noël franchit la porte de l'institut de Bonamoussadi. Ce qu'il y découvre dans la cabine de massage le pousse à la violence. Les gendarmes interviennent. Il leur explique le flagrant délit. L'affaire est désormais entre les mains des autorités.

Ce qui frappe dans cette histoire, c'est la mécanique : l'épouse avait elle-même introduit cet homme dans son environnement domestique. Dossier de recrutement passé par le domicile conjugal, justification auprès de son mari, puis gestion d'une double relation en parallèle. Jacques Noël n'avait pas eu besoin de chercher loin. Il lui avait suffi d'écouter.

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