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© Camer.be : Toto Jacques
- 28 May 2026 10:34:37
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CAMEROUN :: Joyce Nawell : que disent les caméras ? :: CAMEROON
Accusée d’abus sur une fillette de prématernelle, l’école « La Gloire Olympique » de Yaoundé publie sa version des faits : enfant partie à 13h40, parents revenus à 17h00, menaces, barricades, et une enquête en cours en attendant, la vérité judiciaire reste la seule issue.
Ils sont arrivés à 5h00 du matin. Avant même le lever du soleil. Avant l’ouverture des classes.
Des parents. Une douleur immense. Une colère qui a barricadé l’entrée d’une école.
De l’autre côté, la direction assure : « Nous n’avons aucun antécédent. Les caméras ont été remises à la gendarmerie. »
L’affaire bébé Joyce Nawell déchire Yaoundé. Sur les réseaux sociaux, on s’insulte. On accuse. On défend. Mais la vérité, personne ne l’a encore.
Sauf peut-être la justice. Et elle n’a pas encore parlé.
Voici ce que l’école dit. À vous de lire, de comparer, d’attendre.
« Aucun élément ne permet d’établir que l’incident se soit produit à l’école »
Le communiqué est tombé en pleine tempête médiatique. Le Groupe Scolaire Bilingue La Gloire Olympique, situé à Yaoundé, est accusé d’un acte grave : un abus sur une élève de prématernelle, prénommée Joyce Nawell.
L’émotion est légitime, reconnaît l’école. Mais la direction estime que les faits ont été déformés.
La chronologie de l’établissement
Selon le texte obtenu par notre rédaction, voici le déroulé :
- 25 mai 2026, 13h40 : L’enfant est récupérée par un parent et quitte l’école normalement.
- Vers 17h00 : Les parents reviennent à l’école, mais l’établissement est fermé administrativement. La mère croise le coordonnateur, refuse tout échange et « profère des messages de menace » pour le lendemain.
- 26 mai 2026, 5h00 : Avant l’arrivée du personnel, les parents barricadent l’entrée principale, bloquant l’accès. L’école déplore une méthode qui « met en péril le cadre serein des autres enfants ».
Une plainte et des caméras
Une plainte a été déposée à la brigade de gendarmerie d’Odza. L’école affirme collaborer « de manière proactive » : l’intégralité des vidéos de surveillance a été transmise aux enquêteurs.
Point crucial : « Aucun élément ne permet d’établir à ce stade que l’incident présumé se soit produit au sein de l’école ou durant le temps scolaire. »
L’école se défend sur son passé
« Fort de son histoire sans aucun antécédent de cette nature », l’établissement rappelle son engagement pour la protection des enfants.
La direction déclare : « Nous partageons profondément l’inquiétude. Notre priorité absolue reste la protection de l’enfant et la manifestation de la vérité. »
Ce que le communiqué ne dit pas
Le texte ne précise pas la nature exacte des « allégations d’abus ». Il ne donne pas le nom des mis en cause (enseignant ? personnel ?). Il ne révèle pas non plus ce que montrent les vidéos.
Zones d’ombre persistantes :
- Quand exactement les parents auraient-ils constaté les faits ?
- Pourquoi seraient-ils revenus à 17h00 si l’enfant était déjà à la maison depuis 13h40 ?
- Quelles sont les « menaces » proférées ?
La douleur des parents version absente
Nous n’avons pas obtenu de témoignage direct de la famille. Mais sur les réseaux sociaux, des comptes proches crient à la dissimulation. Certains appellent au boycott de l’école. D’autres réclament la libération des images.
L’école, elle, demande « de la retenue » et de « laisser les autorités judiciaires mener leur enquête ».
Et maintenant ?
L’enquête de la gendarmerie d’Odza est la clé. Si les vidéos confirment les faits, l’école sera confrontée à un scandale majeur. Si elles les infirment, la famille devra répondre de ses accusations.
Une chose est sûre : ce drame ne se résoudra pas sur Facebook.
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