LETTRE OUVERTE DE Paul ELLA au PRESIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DU CAMEROUN: J’ACCUSE !
CAMEROUN :: POINT DE VUE

LETTRE OUVERTE DE Paul ELLA au PRESIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DU CAMEROUN: J’ACCUSE ! :: CAMEROON

Monsieur le Président de la République, comme Émile Zola au Président Félix Faure en 1898 dans l’Affaire Dreyfus, « Mon devoir est de parler, je ne veux pas être complice ».

La crise sanitaire mondiale qui sévit depuis mars 2019 a largement contribué à dégrader la qualité de vie des camerounais qui se retrouvent ainsi affectés dans tous les compartiments de la vie sociale. Seulement, les camerounais ont su, de façon responsable et remarquable, adopter des comportements conséquents qui ont permis d’enregistrer des résultats plus que satisfaisants, au regard de la tendance mondiale. En effet, la gestion de la crise sanitaire au Cameroun a été saluée à travers le monde, y compris par les instances les plus autorisées.

Les chiffres officiels de l’Organisation Mondiale de la Santé pour le Cameroun sont les suivants :

- Près de 98% de taux de guérison, grâce à des solutions endogènes efficaces et éprouvées ;
- A peine 0,05% de décès, soit un taux de mortalité proche de zéro en intégrant les amalgames, mais aussi des taux de létalité et de morbidité tout aussi bas ;
- A peine 3% de vaccinés contre le Covid19, malgré les persistantes campagnes de vaccination.

Monsieur le Président de la République,

Alors même que vous avez expressément et explicitement indiqué que la vaccination contre le Covid était volontaire au Cameroun et donc non obligatoire, certains de vos plus proches collaborateurs font preuve d’un zèle aux allures de défiance à vos hautes instructions en imposant le vaccin aux camerounais par des moyens sournois et détournés. Ces hauts commis de l’Etat sont devenus des agents commerciaux de l’industrie pharmaceutique occidentale au point de jeter les camerounais en pâture dans une aventure hasardeuse dont ils se préservent d’endosser la responsabilité des conséquences désastreuses éventuelles.

Il est important de rappeler ceci :

- Le vaccin contre le Covid est dans sa phase expérimentale, jusqu’en 2023 pour certains fabricants ;
- Le vaccin contre le Covid n’offre aucune garantie d’immunité individuelle et encore moins collective ;
- Les personnes ayant reçu le vaccin ne sont pas protégées contre la maladie, et les cas de re-contraction du virus par des personnes vaccinées sont légion à travers le monde ;
- Les personnes ayant été vaccinées peuvent encore transmettre le virus aux personnes saines ;
- Les pays affichant les taux de vaccination les plus élevés sont également ceux qui enregistrent des pics de la maladie, ainsi que de nouveaux variants ;
- Des millions de complications graves et même de décès sont comptabilisées et confirmées régulièrement à travers le monde.

Monsieur le Président de la République,

Fort de ce qui précède, l’acharnement de certains de vos collaborateurs à vacciner les populations à tout prix dissimule mal un agenda caché.
Alors même que vous aviez avec sagesse prescrit la réouverture des commerces pour atténuer les effets pervers des mesures restrictives, le taux de guérison que nous envie le reste de la planète aujourd’hui, ramené au faible taux de vaccination enregistré à ce jour au Cameroun, démontre d’une part la résilience naturelle et active des camerounais face à la pandémie, mais également le choix délibéré, responsable et assumé de nos populations à ne pas s’exposer aux risques  de se faire vacciner hâtivement, malgré les différentes campagnes de propagande.
D’où vient-il que certaines des plus hautes autorités camerounaises commettent le double impair d’outrepasser vos instructions et de mépriser la volonté manifeste du peuple camerounais ?

Monsieur le Président de la République,

J’accuse !

J’accuse le Gouverneur de la Région de l’Est, Grégoire Mvongo, qui, sous réserve d’un démenti formel assorti de preuves d’un malicieux trucage vidéo, interdit l’accès au lieu de service à tout fonctionnaire de sa structure n’ayant pas reçu de dose du vaccin contre le Covid ;

J’accuse le Ministre de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative, Joseph Le,  de se faire le complice actif de l’incitation des fonctionnaires à se faire inoculer un vaccin expérimental sans aucun recul sur le rapport bénéfice/risque ;

J’accuse le Ministre de la Santé Publique, Manaouda Malachie, qui, malgré les multiples alertes sur les incertitudes des conséquences de ce vaccin, se fait l’apôtre d’une substance douteuse sans prendre en compte les statistiques camerounaises relatives au Covid19, qui indiquent clairement que, grâce à des solutions endogènes, les camerounais n’ont pas besoin de ce vaccin dont l’innocuité n’est certifiée par aucune entité scientifique officielle ;

J’accuse l’Ordre National des Médecins du Cameroun, à la solde des industries pharmaceutiques, qui se fait complice de ce vaste complot et fait ainsi preuve d’un mimétisme obséquieux face à la pression d’intérêts tout autres que sanitaires, au mépris des urgences spécifiques réelles des populations camerounaises. Les représentants de cette organisation, dénués de toute personnalité propre, ne font preuve d’aucune profondeur scientifique en répétant servilement le narratif imposé, et sont par ailleurs incapables d’édifier les camerounais sur la composition et les effets réels de ce vaccin ;

J’accuse les juristes camerounais qui se taisent face à cette cabale qui bafoue les droits et libertés, et prive les camerounais de leur libre arbitre face à une obstination qui interroge sur ses véritables motivations ;

J’accuse les médias camerounais, y compris porteurs de la voix officielle du Gouvernement, de faire les relais complaisants d’une propagande extérieure qui ne cadrent en rien avec notre réalité locale ;

J’accuse les chefs d’entreprises, publiques, privées et multinationales qui font du chantage vaccinal à leurs employés, sachant pertinemment que c’est infondé, illégitime, illégal et criminel ;

J’accuse les Hommes d’Église, les Imams et tous les responsables religieux qui s’abstiennent de monter au créneau pour prendre fait et cause pour leurs fidèles qu’ils sont supposés protéger ;

Monsieur le Président de la République,

Le Cameroun n’est la caisse de résonnance ni du monde Occidental, ni du monde Asiatique, ni de n’importe quelle autre partie du monde. Il est totalement inconcevable et inadmissible que vos collaborateurs fassent pression sur les camerounais pour recevoir un vaccin dont ils ne veulent manifestement pas, surtout dans un contexte qui ne justifie en rien qu’ils adhèrent à cette gigantesque machination.

Les camerounais ont d’autres préoccupations, bien plus essentielles pour leurs vies et souvent pour leurs survies. Le chômage, l’insécurité, la délinquance juvénile, les aventures hasardeuses et désespérées par la méditerranée, la qualité des soins dans nos hôpitaux et la disponibilité de plateaux techniques à la hauteur des standards en la matière, les accidents sur nos différentes routes du fait de leur état de délabrement souvent avancé, la résolution de la crise dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest qui n’a que trop durée, la priorisation de critères subjectifs dans les recrutements des entreprises publiques, la prolifération de réseaux mafieux dans l’organisation des concours des grandes écoles, les abus de pouvoir récurrents de personnes détenant certains privilèges, les récurrents cas de gabegies dans nos administrations publiques, les mutilations génitales encore pratiquées sur la jeune fille dans certaines contrées du pays, les meurtres rituels impunis entretenus par la bêtise de la superstition, la persistance du grand banditisme dans certaines régions, le coût élevé des denrées de première nécessité aggravant chaque jour un peu plus l’effritement du pouvoir d’achat déjà fragile des camerounais, l’asphyxie fiscale officielle et officieuse sur les PME, l’absence de structures viables d’accompagnement des petits entrepreneurs dont 75% déposent le bilan après seulement deux années d’activité etc. Voilà une liste non exhaustive des véritables préoccupations des camerounais. A chaque pays ses priorités. Ne nous alignons pas sur les priorités des autres, au risque que cela suggère des manœuvres manifestes de distraction.

Monsieur le Président de la République,

Je vous prie de mettre fin à cet acharnement vaccinal organisé et pourtant totalement injustifié. Les préoccupations des camerounais sont ailleurs. Même en termes sanitaire, le Covid19 est loin d’être un champ d’intervention prioritaire au regard des statistiques. C’est vous qui avez déclaré, je cite, « Le Cameroun, c’est le Cameroun ». Je vous prie de rappeler cette marque d’authenticité à vos collaborateurs qui l’ont manifestement oubliée, en cherchant à tous les prix à se soumettre aux injonctions venues d’ailleurs.

Dans l’impatiente attente que la volonté des camerounais soit enfin respectée et que l’obsession de les asservir soit dissipée, je sais pouvoir compter sur votre sagesse pour faire entendre raison à ceux qui font prévaloir l’oppression.

Monsieur le Président de la République,

Comme Emile Zola, « Je n’ai qu’une passion, celle de la lumière, au nom de l’humanité qui a tant souffert et qui a droit au bonheur ».
Veuillez croire, Monsieur le Président de la République, à l’expression sincère de ma plus haute considération.

Paul ELLA, Président du Mouvement Panafricain AFRICAN REVIVAL
Email : africanrevival2020@gmail.com

Lire aussi dans la rubrique POINT DE VUE

Les + récents

partenaire

Vidéo de la semaine

évènement

Vidéo

L'actualité en vidéo