-
© Camer.be : Paul Moutila
- 20 Nov 2024 00:00:00
- |
- 4845
- |
CAMEROUN :: Maurice Kamto dénonce l’inaction de l’État face à l’exécution du sous-préfet d’Idabato :: CAMEROON
L’enlèvement suivi de l’exécution tragique du sous-préfet d’Idabato, Roland Ewane, a mis en lumière un silence pesant des autorités camerounaises, dénoncé avec force par l’opposant politique Maurice Kamto. Dans une déclaration poignante, le leader du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) fustige l’indifférence du pouvoir, notamment celle du président de la République et du Premier ministre, face à cette tragédie.
Un enlèvement au cœur de la crise
Le sous-préfet Roland Ewane a été kidnappé dans la nuit du 1er au 2 octobre 2024 par des assaillants armés dans une région marquée par le conflit de la crise anglophone. Près de deux mois après son enlèvement, son exécution brutale a été confirmée, laissant sa famille dans une profonde détresse.
Maurice Kamto reproche aux dirigeants camerounais leur absence de compassion et de mobilisation face à ce drame. « Ceux qui nous dirigent ont-ils un cœur ? », s’interroge-t-il, en soulignant l’inaction du chef de l’État, qui n’a ni adressé un mot de soutien à la famille endeuillée ni pris de mesures apparentes pour résoudre ce crime odieux.
L'État accusé d'indifférence
Dans sa déclaration, Kamto critique également l’attitude du Premier ministre, accusé d’avoir ignoré les appels à l’aide de l’épouse du sous-préfet. « Comment un représentant de l’État peut-il être enlevé et torturé sans que cela n’émeuve le président ou ne mobilise un élan national de solidarité ? », déplore-t-il.
Kamto fustige aussi l'amateurisme des autorités locales, notamment la déclaration du gouverneur du Sud-Ouest, qui avait maladroitement menacé les ravisseurs et les populations voisines, aggravant une situation déjà critique.
Une gestion de crise défaillante
Le mutisme des autorités face à ce drame met en exergue, selon Kamto, un manque criant de compassion et de leadership dans la gestion des crises qui secouent le Cameroun. Cette situation, dans une région où les fonctionnaires exercent au péril de leur vie, soulève des questions sur la capacité de l’État à protéger ses représentants et à rassurer ses citoyens.
Un appel à la responsabilité
Maurice Kamto appelle à une prise de conscience collective et à un changement radical dans la manière dont l’État répond aux crises humaines. « Gouverner ne peut se limiter à une gestion froide et distante, sans considération pour les hommes et les femmes qui servent sous son autorité », conclut-il.
Ce drame relance le débat sur la gouvernance et la sécurité dans le pays, alors que la crise anglophone continue de fragiliser les institutions et de diviser les populations.
Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp
Lire aussi dans la rubrique POLITIQUE
Les + récents
CONFERENCE A PARIS : FEMMES ET VALEURS AFRICAINES A L’EPREUVE DE LA DIASPORA
MediTraining 2026 : le rendez-vous parisien de la formation médicale transcontinentale
Élections locales Cameroun 2026 : pourquoi le boycott du RDPC signale un tournant politique
La Nuit des Étoiles Camerounaise : un rendez-vous musical haut en couleurs à ne pas manquer !
Marc Brys accuse Samuel Eto’o d’avoir écarté André Onana
RéLIGION :: les + lus
Main basse sur l’Eglise évangélique du Cameroun
- 03 August 2019
- /
- 68212
Deux églises de réveil fermées à Yaoundé
- 25 June 2019
- /
- 65502
Un pasteur fuit le domicile conjugal pour s’installer à l’église
- 06 August 2019
- /
- 64382
La paroisse Christ sauveur à nouveau cambriolée à Bangue
- 13 July 2019
- /
- 63059
Nécrologie : Mgr Athanase Balla, évêque émérite de Bafia est mort
- 03 September 2019
- /
- 60105
LE DéBAT
Afrique : Quel droit à l'image pour les défunts au Cameroun ?
- 17 December 2017
- /
- 232081
Vidéo de la semaine
évènement
