CAMEROUN :: René de Gaulle Bagdama Amati n’est plus :: CAMEROON
CAMEROUN :: René de Gaulle Bagdama Amati n’est plus :: CAMEROON
 
CAMEROUN :: SOCIETE
  • Source : Cameroon Tribune
  • mardi 26 mai 2020 13:53:00
  • 2114

CAMEROUN :: René de Gaulle Bagdama Amati n’est plus :: CAMEROON

L’emblématique maire de la ville sucrière s’est éteint samedi dernier à l’âge de 77 ans des suites de maladie.

Il semblait symboliser à lui tout seul la mythique ville sucrière de Mbandjock dont il était le maire depuis plus de trois décennies. René de Gaulle Bagdama Amati a finalement tiré sa révérence samedi 23 mai dernier des suites d’une longue maladie qui a finalement eu raison de lui. Celui qui a encore été porté à la tête de la mairie de la ville de Mbandjock à la suite du double scrutin législatif et municipal du 9 février 2020 avait pris les commandes de cette municipalité bien avant le retour au multipartisme dans notre pays dans les années 1990.

Chef de 2e degré du groupement de Ndjoré. René de Gaulle Bagdama Amati était décidément un homme de records dans les différentes fonctions qu’il aura occupées. Il a mené une carrière professionnelle au sein de la Société sucrière du Cameroun (SOSUCAM) où il a du reste été le chef du service du personnel de 1965 (année de création de cette entreprise) à 2003, soit 38 ans.

Fervent partisan de l’intégration nationale, il aura notamment contribué à faire de sa ville l’un des creusets de l’unité nationale, lui qui, lors de la création de la SOSUCAM fut chargé de procéder à travers le Cameroun au recrutement de la main d’œuvre nécessaire au fonctionnement de l’entreprise. Avec lui, Mbandjock a cessé d’être la terre des seuls Babouté, Yehan et autres Yezoum pour devenir une ville cosmopolite où cohabitent, dans la paix, de nombreuses communautés. On l’a également vu à l’œuvre lors des différentes crises qui ont secoué cette entreprise, jouant de sa médiation pour ramener la sérénité dans les rangs.

Mais les records, René de Gaulle Bagdama Amati en a également accumulé sur le plan de son militantisme politique. Lui qui est passé de l’UNC au Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) en devenant membre du Comité central dès la création de cette formation politique en le 24 mars 1985. Il est né le 17 janvier 1943 à Ndjoré. Chef d’une très nombreuse famille, il était par ailleurs Grand cordon de l’Ordre du mérite camerounais, une distinction qui venait s’ajouter à de nombreuses autres qu’il avait eues au cours de sa très longue carrière.

26mai
Lire aussi dans la rubrique SOCIETE
Vidéo