CAMEROUN :: CLIMAT SOCIOPOLITIQUE : L'UPC appelle au respect des institutions :: CAMEROON
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  • Repères : Georges SEMEY
  • mercredi 10 juillet 2019 04:40:00
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CAMEROUN :: CLIMAT SOCIOPOLITIQUE : L'UPC appelle au respect des institutions :: CAMEROON

C'est en substance le message transmis par Pierre Baleguel Nkot, le secrétaire général de cette formation politique, lors d’une tournée d'installation des structures de base à Eséka.

Ce 6 juillet 2019, la caravane de l'Union des populations du Cameroun (UPC) a marqué d'une pierre blanche son étape d'Eséka, son fief, où repose Ruben Um Nyobe, ancien secrétaire général de ce parti historique. L'info claire et nette. Le meeting tenu à la place des fêtes s'est déroulé sans anicroches, sous la présidence du Dr. Pierre Baleguel Nkot, loin des tensions enregistrées au cours des précédents meetings de l'UPC.

La délégation a été accueillie à l'entrée de la ville par une escorte de moto-taximen en tenue du parti. Elle a marqué une halte chez le maire UPC de la commune d’Eséka, avant l'apothéose à la place des fêtes où une foule nombreuse des militants et sympathisants attendait l'arrivée de leur secrétaire général. Pierre Baleguel Nkot était accompagné des maires d'Edéa 1er, de Ngambe, Makak, Matomb, du 1er adjoint au maire de Ngog Mapubi, ainsi que du maire hôte de la ville d'Eséka. Etaient aussi présents, les membres du bureau politique de l'UPC, ainsi que ceux du comité directeur de l'UPC.

Dans son discours, le maire d'Eséka a félicité et remercié les autorités administratives du Nyong-et-Kéllé et celles de l'arrondissement d'Eséka, qui ne se sont pas laissés manipulés comme cela a été le cas à Edéa lorsque le préfet du département de la Sanaga-Maritime a poussé l'adjoint au sous-préfet de l'arrondissement d'Edéa à signer un document controversé. Le maire d'Eséka a par ailleurs assuré son soutien au SG de l'UPC aux prochaines échéances électorales. «Sans confusion», a-t-il insisté. Le portail des camerounais de Belgique. Le programme du meeting s'est poursuivi avec l'installation de la section UPC d'Eséka, de la section Udefec d'Eséka, l'organe des femmes de l'UPC, l'installation de la section JDC d'Eséka, l'organe des jeunes de l'UPC. Le secrétaire général, Pierre Baleguel Nkot a réitéré le message adressé aux militants et sympathisants de Bafoussam une semaine auparavant. Celui de «L'unité, de vigilance et de respect de la légalité». Il a par la suite remercié les autorités administratives d'Eséka, pour leur posture légaliste et républicaine. Aux militants et sympathisants, il a requis respect de la légalité et la légitimité, respect des statuts et règlement intérieur de l'UPC qui prescrivent l'élection d'un SG de l'UPC au cours d'un congrès.

IDÉAUX DE PAIX

Le meeting d'Eséka sera l'occasion pour Pierre Baleguel Nkot, de s'adresser au gouvernement: «Le gouvernement de la République doit faire en sorte que les lois, nos lois protègent les citoyens au lieu que celles-ci divisent les Camerounais avec l'immiscions de l'Etat dans le fonctionnement interne des associations politiques ». Il a réaffirmé l'attachement aux idéaux de «paix, d'unité et de vivre-ensemble». Il faisait ainsi allusion à l’assaut donné le 25 juin dernier à l’hôtel intercontinental de Genève en Suisse, par des membres de la Brigade antisardinards, aux fins d’expulser le président de la République. Cet incident est intervenu après le saccage des ambassades du Cameroun à Paris et à Berlin. Manifestations vivement condamnées par les soutiens du pouvoir, qui, à travers des messages divulgués sur les réseaux sociaux et la presse, appellent à la paix. Prochaine étape après Edéa, Bafoussam et Eséka: Matomb. Qui va accueillir ce 13 juillet 2019 le SG de l'UPC à l'occasion d'un meeting d'installation de la section de cet arrondissement. L'Union des populations du Cameroun est un parti politique camerounais fondé le 10 avril 1948, pour obtenir l'indépendance et se lancera dans la lutte armée en 1953. Après la proclamation de l'indépendance le 1er janvier 1960, le parti, écarté du pouvoir, estime que l'indépendance octroyée par les Français n'est qu'un simulacre et déclenchera une insurrection pour renverser le nouveau régime. Cette guerre civile ne prendra totalement fin que vers 1970. Selon le politologue Jean-François Bayart, l'UPC joue un rôle central dans l'Afrique française d'après-guerre «Elle ouvrit la voie à l’émancipation du Cameroun mais, par-delà, également à celle de l'Afrique noire francophone».

Longtemps restée en clandestinité, l'UPC refait officiellement surface en 1991 avec le retour du multipartisme au Cameroun. Différentes tendances du mouvement sont créées après son renouveau et tiennent des congrès, plus ou moins unitaires, en 1991, 1996, 1998, 2002, 2004 et 2007. Depuis son retour sur la scène politique nationale, ce n'est qu'en 1997 que l'UPC présente officiellement un candidat à l'élection présidentielle, en la personne du professeur Henri Hogbe Nlend, sorti second derrière le président sortant Paul Biya, réélu. Une nouvelle tentative de candidature d'un membre de l'UPC, le Dr Samuel Mack Kit est faite en 2004. Cette candidature est rejetée par la Cour Suprême, officiellement pour dossier de candidature incomplet.

10juil.
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