Siméon Kuissu : Résister pour renaître
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Ce vétéran de l’Upc, qui a officiellement rejoint les rangs du Mrc, se dit prêt à poursuivre le combat.

A l’image de nombreux militants et cadres du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), Siméon Kuissu, 65 ans, n’a pas peur de faire la prison. Il trouve d’ailleurs qu’elle participe au renforcement de la légitimité de tout leader. Son hostilité à l’endroit du pouvoir de Yaoundé est quasi-légendaire. Il ne cesse d’évoquer la mémoire de l’un des pères fondateurs de l’Union des populations du Cameroun (Upc), Ernest Ouandié, pour légitimer son engagement contre le régime en place. « Ancien secrétaire général de l’Upc, démissionnaire en 1992, je suis corps et âme dans la résistance nationale depuis 1971, après l’assassinat, ici même à Bafoussam, du dernier chef historique de l’Upc, Ernest Ouandié, qui avait dit : ‘le sang des patriotes est une semence de patriotisme’ », précise- t-il, à l’entame d’une conférence de presse donnée à Bafoussam, le 13 juin dernier.

Sur son adhésion au Mrc, Siméon Kuissu dit ne pas rejoindre les rangs de cette formation politique pour passer quelques semaines puis, en ressortir avec fracas. « Je viens pour m’engager dans le mouvement national de résistance lancé et dirigé par Maurice Kamto notamment, pour avoir suivi son discours devant le Conseil constitutionnel le 16 octobre 2018. Mon adhésion au Mrc ne peut pas être fondée seulement sur l’appréciation de la personne de Maurice Kamto. Elle est d’abord fondée sur le programme politique de ce parti », explique- t-il. Et de poursuivre : « Loin du cyber militantisme, de l’agitation à la télévision, […] je milite à la base, dans mon village et dans mon département, sans pour autant négliger les problèmes nationaux. L'info claire et nette. Je n’ai cessé de dire que le changement n’est pas intervenu au Cameroun, parce que l’opposition ne pouvait pas et que le pouvoir ne voulait pas. Il ne veut toujours pas, mais le Mouvement pour la renaissance du Cameroun va l’y contraindre. Les arrestations des dirigeants du Mrc et des marcheurs pacifiques n’y feront rien ».

C’est donc tout naturellement que celui qui se ligue contre l’intrusion des puissances étrangères dans le jeu politique national, adhère au Mrc. Après avoir battu campagne pour Maurice Kamto dans le cadre de l’élection présidentielle du 07 octobre 2018, il a marché à Douala, le 26 janvier dernier et à Yaoundé, le 08 juin dernier. Ceci, pour une alternance au sommet de l’Etat. Médecin de formation, Siméon Kuissu embrasse la cause du peuple en 1971, à la suite de l’assassinat de Ernest Ouandié, et adhère à l’Upc clandestine en 1975. Puis, en devient en 1982, le secrétaire général adjoint. Le portail des camerounais de Belgique. Contraint à l’exil par son activité au sein de l’Upc, il exerce une longue carrière hospitalo-universitaire en France. Rentré au pays en juillet 1991, à la faveur de l’amnistie générale, il est élu secrétaire général de l’Upc, au congrès de Bafoussam de décembre 1991. En désaccord avec la direction du « parti du crabe » notamment, sur les questions des élections, de l’unité du parti et celles liées à la stratégie ; il démissionne de cette direction en avril 1992. Le combat se poursuit donc pour celui qui, depuis toujours, est à la recherche d’une dynamique qui conduirait le peuple vers le changement.

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