Yaoundé 6 : Le Sous-préfet interdit le défilé du maire RDPC Yoki Onana
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Un clash institutionnel vient de secouer Yaoundé 6. Le 11 février 2026, jour de la Fête de la Jeunesse, le Sous-préfet Joseph Etoundi a interdit le défilé de 3 000 jeunes mobilisés par le maire Jacques Yoki Onana. La raison ? Un slogan jugé électoral sur les t-shirts distribués par la commune.

Un slogan qui envenime tout

« Le RDPC avec Yoki Onana, la jeunesse s'engage ». Cette inscription floquée au dos des maillots a suffi à déclencher la colère du chef de terre. Pour Joseph Etoundi, il s'agit d'une récupération personnalisée d'un événement républicain en vue des élections municipales.

L'autorité préfectorale est formelle : le défilé du 11 février appartient à la Nation, pas à un édile en quête de réélection. Laisser passer ces t-shirts équivaudrait à valider une campagne électorale avant l'heure, créant une rupture d'égalité face aux autres formations politiques.

Le maire crie au complot

Pour Jacques Yoki Onana, l'interdiction est un coup dur. Habitué à une communication offensive sur le terrain, le magistrat municipal dénonce un excès de zèle administratif. Ses partisans y voient une manœuvre d'invisibilisation qui pénalise surtout la jeunesse de l'arrondissement, privée de fête pour une querelle de sémantique.

Mais ce blocage révèle une vérité plus profonde. Depuis des mois, les relations entre le maire et sa tutelle sont marquées par une méfiance réciproque. Gestion des marchés, police municipale : chaque dossier devient un terrain d'affrontement.

Un message aux élus locaux

Au-delà du cas Yoki Onana, cette interdiction envoie un signal politique fort. En pleine période de pré-campagne, l'administration affirme son autorité. Le message du Sous-préfet est clair : le RDPC peut mobiliser, mais le culte de la personnalité ne passera pas.

Le cas de Yaoundé 6 servira de jurisprudence pour les autres arrondissements. Les élus locaux sont prévenus : toute tentative de transformer un événement républicain en plateforme électorale sera sanctionnée.

Un test de résilience politique

Pour Jacques Yoki Onana, ce camouflet est un examen de survie politique. Peut-il ajuster sa stratégie sans braver frontalement une autorité administrative qui semble décidée à ne plus rien lui passer ? Sa capacité à rebondir déterminera son avenir électoral.

Ce bras de fer illustre les tensions croissantes entre élus locaux et administration centrale alors que les échéances électorales se rapprochent. L'épisode du 11 février 2026 restera dans les mémoires comme le jour où l'autorité préfectorale a remis les pendules à l'heure.

Cette guerre froide entre Yoki Onana et Joseph Etoundi préfigure-t-elle une campagne municipale sous haute surveillance administrative ?

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