Cameroun, Série: Les 18 qui  ont marqué l’Ouest en 2018 :: CAMEROON
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CAMEROUN :: SOCIETE
  • Camer.be : Guy Modeste DZUDIE
  • mercredi 02 janvier 2019 14:01:00
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Cameroun, Série: Les 18 qui ont marqué l’Ouest en 2018 :: CAMEROON

1-Sylvestre Ngouchinghé dit Congelcam : poissonnier et capitaine de navire dans l’arène politique

Ce géant du secteur du poisson au Cameroun, et même en Afrique, a une fois de plus marqué des points en 2018. Dans le cadre de la grande campagne nationale de solidarité envers les populations des régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest, le dignitaire politique et milliardaire originaires de la région de l’Ouest a décidé de se démarquer. En fait, une double démarcation, selon l’analyste, qui perçoit à travers la contribution à lui seul de la somme de 105 millions de francs Cfa sur les 430 millions mobilisés par les fils de la région de l’Ouest, non seulement un engagement de loyauté à l’endroit de Paul Biya et de son régime , mais aussi, un signe de l’éloignement des causes défendues par les sécessionnistes anglophones qui revendiquent depuis deux années déjà et militairement leur indépendance sous le nom de l’Etat virtuel d’ « Ambazonie ». Après avoir conduit à la victoire la liste du Rassemblement démocratique du peuple camerounais(Rdpc) lors des élections sénatoriales du 25 mars, il a conduit de main de maitre la campagne du candidat Paul Biya lors de l’élection présidentielle du 07 octobre de la même année. Avec des investissements financiers pour une campagne à l’américaine… Malgré la vague du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (Mrc) à travers la popularité locale de son candidat, le Pr Maurice Kamto, il a gardé la tête froide après le verdict des urnes. Soulignons qu’il est constant que dans le marquage de l’espace, dit-on, Sylvestre Ngouchinghé s’impose dans le décor à travers cette somptueuse villa construite sur la route de Bamenda, dont les alentours sont illuminés à la tombée de la nuit par un dispositif solaire très esthétique. Parlez de Congelcam et vous voilà dans le sujet. Le notable à la chefferie Bamougoum est devenu milliardaire en vendant du poisson. Comme les autres, il construit des ponts, des écoles et des foyers culturels qu’il donne aux populations. Avec plus de 60 agences construites dans l’ensemble du Cameroun, ce grand poissonnier, a fait fortune, et s’est positionné dans le landerneau politique local. Il officie comme chef de la délégation permanente du comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais dans la Mifi. Une casquette qu’il a bien outillée en 2016 pour manifester sa puissance. Désigné par la haute hiérarchie du parti des flambeaux ardents, il a pris l’engagement de mettre de l’ordre dans les rangs. Officiellement, il contribue énormément aux activités de toutes les actions et des organes spécialisés du Rdpc. Au plan social, il s’est particulièrement démarqué grâce à son élan de générosité à l’endroit de l’hôpital régional de Bafoussam le 25 janvier 2018. «Les capacité de l’hôpital régional de Bafoussam se trouvaient déjà dépassées à cause du taux de fréquentation qui ne cessait d’augmenter de manière exponentielle.»Cet aveu du Dr Feze Tama, directeur de l’hôpital régional, bénéficiaire d’un nouveau pavillon construit et équipé à hauteur de 152 millions de francs Cfa et baptisé «pavillon Ngouchinghé » du nom du bienfaiteur montre que les actions de générosité du sénateur suppléant de la région de l’Ouest par ailleurs promoteur de la société Congelcam Sa et chef de la délégation départementale permanente du comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) ne cessent de susciter des commentaires. Certains estiment que le fils de Tocket à Bamougoum fonde sa démarche sur des «valeurs d’humanisme» tout en se voulant chantre de la promotion de «l’égalité des chances» entre toutes les couches sociales. « Dépenser 152 millions de francs Cfa pour construire et équiper un pavillon sanitaire et l’offrir gracieusement à l’hôpital régional de Bafoussam constitue un acte autant singulier qu’exceptionnel. Il traduit la volonté de ce bienfaiteur à valoriser sur tous les plans le département de la Mifi et la région de l’Ouest », soutient l’honorable professeur Joseph Kankeu, député à l’Assemblée nationale et élite du département de la Mifi. Pour manifester son adhésion à cette vision incarnée par Sylvestre Ngouchinghé, l’élu du peuple était en bonne place lors de la cérémonie d’inauguration présidée le mercredi 25 janvier 2018 par André Mama Fouda, ministre de la Santé publique. Le membre du gouvernement justifie son déplacement pour Bafoussam dans la logique de : «magnifier et célébrer les retombées positives du  partenariat public-privé. Une directive forte du président Paul Biya, pour faciliter la contribution des tous les acteurs au développement de notre système de santé.» Cette «œuvre bénévole et  citoyenne» portée par Sylvestre Ngouchinghé comporte au total 13 salles de consultations toutes équipées par le donateur, comme les sept bureaux et la salle des conférences une salle de réunion, mais aussi deux caisses et trois toilettes. «Dans la vision à long terme du gouvernement pour l’accession du Cameroun au stade de pays émergent à l’horizon 2035, le rôle du secteur de la santé est fondamental dans la mesure où il ne saurait avoir de développement sans une population en bonne santé», explique le donateur.Ce bâtiment de R+2, construit pour abriter l’unité des soins externes, est également constitué d’un hall d’accueil, une salle d’enregistrement et de prise de paramètres, deux salles de réunion et autres.

2-Dr Micheline Dsamou reçoit l’onction populaire à Bangangté

Il a fallu  du temps. Et finalement le temps de Dieu a sonné pour Dr Micheline Dsamou, pharmacienne à Yaoundé et sénatrice de la région de l’Ouest élues lors des consultations de mars 2018 sur la liste conduite par Sylvestre Ngouchinghé, promoteur de la société Congelcam Sa. Pour Dr Madeleine Nguté, prédicatrice proche de l’élue du peuple et doyenne de la faculté de théologie protestante et des sciences de religion de Ndoungué cette distinction est une reconnaissance pour la Sénatrice également ancienne de l’église évangélique du Cameroun. « Fille de l’église, elle a pris l’engagement de valoriser les potentiels spirituels que Dieu a mis en elle », souligne la prédicatrice qui dresse des fleurs sur le parcours de la sénatrice Dr Micheline Dsamou lors de cette cérémonie de remerciements à Paul Biya tenue à la place des fêtes de Bangangté ce samedi 1er septembre 2018. Conscient que son « élévation » vient de Dieu, l’élue a exprimé sa gratitude à l’endroit des milliers de personnes mobilisées à la place des fêtes de Bangangté pour l’honorer de son investiture et de son entrée au Sénat. Elle appelle sa promotion, « le temps de Dieu». Elle est née le 1er juin 1947 à Bangangté. Elle a fait ses études primaires à l’Ecole Publique New Bell Douala entre 1953 et 1960. Les études secondaires au Collège Noutong de Bangangté, au Lycée des jeunes filles de Douala entre 1960 et 1967. Le secondaire qu’elle termine
au Lycée d’Etampes de France entre 1967 et 1969. Après l’obtention de son Baccalauréat, elle fréquente la Faculté de Médecine et de Pharmacie Angers en France. Elle sort d’ici titulaire d’un diplôme en pharmacie.
De retour au Cameroun, Dr Dsamou Micheline rachète la Pharmacie Guely appartenant à un Français, et crée en 1975 la Pharmacie du Soleil de Yaoundé. Elle est présidente fondatrice de Pharmacam en 1986, présidente fondatrice de Line Transit depuis 1992, Prix de l’Excellence des professions libérales à lui décerné par le Président de la République par la voie du Ministre de la condition féminine en 1999. Madame le sénateur Dr Dsamou Micheline est Chevalier de l’ordre de la valeur en 1990, Officier de l’ordre de la valeur en 1994, Commandeur de l’ordre de la valeur en 2000, et Grand Officier depuis 2010. Sur sa poitrine scintillent les médailles d’honneur du travail en Argent, Vermeil et en Or. Elle est titulaire d’un Diplôme d’Excellence que lui a décerné son parti le RDPC pour ses contributions multiformes et ses actions humanitaires. Elle a été présidente de la cellule humanitaire du RDPC entre 1990 et 1992 au moment où il était difficile aux militants de parler du parti, sous peine d’être bâillonné par l’opposition.     Au nom de ses actions en faveur de l’Eglise, l’Eglise Evangélique du Cameroun lui a attribué un Diplôme d’Honneur. Sur le plan traditionnel, dans son Ndé natal, elle a été consacrée plusieurs fois Reine Mère dans les Chefferies Supérieures. Elle est Mafeu Beugouong-Bangoua (Reine Mère qui soutien le village), Mafeu Napseu-Bamena (Reine Mère qui œuvre pour la paix), et Dja Mafeu Beugo-
Bahouoc.

3-Dr Siméon Kuissu :le retour du vétéran de l’Upc

Médecin aux Cliniques universitaires les Montagnes à Bangangté, Dr Siméon Kuissu politiquement engagé sous le label de l’alliance patriotique est sorti de sa réserve en 2018 pour dénoncer les manquements des uns et des autres dans le cadre de la gestion de la crise dite anglophone. Il a énoncé quelques pistes de solutions basées sur le dialogue comme vecteur de réconciliation. Pendant la campagne de l’élection présidentielle du mois d’octobre, il a ouvertement pris fait et cause pour le Pr Maurice Kamo du Mrc. «L’action politique que mènent  les militants progressistes camerounais a pour but le parachèvement des indépendances truquées du 1er janvier 1960 et du 1er octobre 1961, en vidant ce contentieux historique pour enfin permettre à notre pays de commencer à travailler à la satisfaction des besoins de ses citoyens. Avec mes camarades de la direction de l’Union des Populations du Cameroun, tant en exil qu’une fois rentré au pays en 1991, j’ai contribué à cette action pour ce qui me concerne depuis l’assassinat du président Ernest OUANDIE en 1971. On peut dire aujourd’hui qu’elle a eu un premier résultat en 1991 avec l’avènement du multipartisme. Mais le RDPC de M. BIYA, continuateur de L’UNC de M. AHIDJO  a vidé cette conquête de sa substance en s’opposant à toute initiative citoyenne, interdisant ainsi le jeu démocratique normal. » Voilà la substance de l’appel de Dr Siméon Kuissu, médecin et figure forte de l’opposition camerounaise dans les années 1992 en sa qualité de secrétaire général de la faction de l’Union des populations du Cameroun (Upc) reconstitué au congrès «interdit» de décembre 1991 à Tocket-Bamougoum. A travers une correspondance signée le 21 septembre 2018, il le présente comme l’un des dignes « héritiers idéologiques » d’Ernest Ouandié. Il est autant confortée dans son option que lors de l’élection présidentielle d’octobre 1992, lui et le Pr Kamto avait travaillé pour le triomphe de la candidature de Fru Ndi dans le cadre de l’Union pour le Changement. Pour le Dr Kuissu, c’est le candidat apte à parachever le combat des pères fondateurs de l’Upc pour l’indépendance totale du Cameroun. «Par son courage, son patriotisme et son sens de l’intérêt général, Maurice KAMTO montre qu’il est le leader de cette dynamique gagnante. L’application de son programme politique permettra au Cameroun de reprendre sa marche en avant.J’entends déjà ceux qui diront que KUISSU soutient son frère de tribu. C’est une basse critique, totalement nulle et de nul effet. Faut-il écarter un bon candidat pour la seule raison qu’il serait bamiléké ? PAUL BIYA était-il bamiléké en janvier 1983 quand j’avais donné une conférence de presse au nom de l’UPC à Paris pour le soutenir ? Il parlait alors de rigueur et moralisation ! », explique-t-il. Une option contredite par Dr Madeleine Tchuinté et autres dignitaires du Rassemblement démocratique du peuple camerounais. Ceux-ci estiment que l’Ouest ne doit pas suivre les pas de l’opposition pour être victime de marginalisation comme elle l’a été de 1992 à 2002.

4-Christophe Kamdem : iconoclaste au nom du Pr Maurice Kamto

Le 07 octobre 2018, Christophe Kamdem, coordonnateur régional du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun(Mrc) à l’Ouest a montré qu’il était prête a consenti des sacrifices pour défendre la transperce dans le jeu électoral au Cameroun. Alerté au sujet des manœuvres de fraudes orchestrées au cœur de la chefferie Baham, il s’est déporté sur les lieux pour faire front. Sans fléchir face aux intimidations de ses adversaires politiques. En plus, il fait partie de ces cadres et militants politiques qui clament : «Nous allons exprimer notre soutien au Pr Maurice Kamto, président élu de la République du Cameroun. Nous sommes des manifestants pacifiques. Nous allons exprimer notre désapprobation du système de corruption et de tricherie. Nous disons non au hold up électoral et à la répression. Des policiers, gendarmes et militaires sont en état d’alerte dans tous les carrefours de la ville de Bafoussam. Le préfet du département de la Mifi menace de faire interpeller Dieudonné Kamdem, le régional du Mrc. Mais, il n’y pourra pas. Nous sommes déterminés à revendiquer notre victoire, pacifiquement ».

5-Patricia Ndam Njoya : porte flambeau des élues de l’Udc

Députée de l’Union démocratique du Cameroun, Patricia Ndam Njoya ne rate jamais une occasion pour faire entendre la voix et les voies de cette formation politique pilotée par le Dr Adamou Ndam Njoya. Après s’être investi pour la fête du café dans le Noun, il a trouvé de l’énergie pour réagir suite à l’attaque subie par la localité de Bangourain fin 2018. En effet, le dimanche 23 décembre 2018, des individus sans foi ni loi non identifiés, s’étant présentés aux populations sinistrées et terrorisées comme étant des « Amba boys », ont attaqué les quartiers Mekiéfu et Nchoutpa à Bangourain. Tirés brutalement de leur sommeil vers 1H du matin, jusqu’à 5H voire 6H, les populations ont subi une terreur inouïe : hommes, femmes et enfants forcés à voir leurs maison disparaitre en fumée, forcés à répéter ce que ces personnes leur intimait de scander, forcés à les suivre par la suite jusqu’à leur abandon en pleine brousse…Près d’une centaine de maisons ont été brûlées, des biens emportés, plusieurs personnes maltraitées, et blessées, un chef de famille tué impitoyablement laissant ainsi dans l’émotion et la désolation, ses épouses et enfants. Le 24 décembre 2018, les Elus du Noun sous la conduite de Patricia Ndam Njoya, après une réunion de crise tenue à ce sujet la veille le 23, c'est-à-dire le jour même qu’ont eu lieu ces exactions, sont descendus sur le terrain pour constater avec amertume les dégâts énormes qu’ont engendrés ces actes cruels et inhumains. Eu égard à cette situation préoccupante, ils demandent Gouvernement d’accorder une attention particulière et immédiate afin de permettre à ces populations pratiquement livrées à elles mêmes de pouvoir compter sur une présence des forces de l’ordre  et de prendre des mesures urgentes et adéquates afin de sécuriser plus encore ces localités dont les risques d’attaque à répétition au moment où nous faisons cette déclaration, sont en alerte maximale du point de vue des menaces persistantes pesant encore sur les populations locales et leurs biens, population qui, aujourd’hui trouve mieux de quitter


6-Quand Emmanuel Nganou Djoumessi renforce sa posture de pacificateur à Mbouda


Chef de la délégation départementale du Rdpc dans les Bamboutos, le
ministre des Travaux se démarque comme le plus méthodique et dynamique
des hommes du système Biya à l’Ouest en 2018. Il a réussi à calmer « le petit
carrefour agité entre Bafoussam et Bamenda ».
Il a encore réussi à maintenir le cap dans le département des
Bamboutos. Cette circonscription, à s’en tenir aux résultats proclamés
par le conseil constitutionnel, reste dans les girons du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) qui dans la région de l’Ouest, selon le conseil constitutionnel-dont la décision est contestée par l’opposition- comptabilise plus de 40% devant le Mrc du Pr Maurice Kamto qui est classé 2eme avec environ 38% des votes. Et pourtant en 1992, le département des Bamboutos était  le plus frondeur de la région de l’Ouest. Au point où la ville de Mbouda avait été qualifiée dans le sérail de « petit carrefour agité entre Bafoussam et à Bamenda ». Interprétation forte, le premier clerc du parti de Paul Biya pourrait perdre cette position au bénéfice de l’actuel ministre des Travaux publics. A s’en tenir aux réalités géopolitiques locales, le président Biya pourra s’engager dans une option de rajeunissement de ses hommes de confiance dans la région. Ainsi Emmanuel Nganou Djoumessi est de ceux qui pensent que : «le peuple de l’Ouest qui détient déjà le pouvoir économique et une bonne partie du pouvoir politique du fait de sa présence à la tête du Sénat et son rang protocolaire de 2e personnalité du pays», devrait se comporter en allié de Paul Biya. Une invitation particulièrement adressée aux milliardaires originaires de la région, qui n’ont point lésinés sur les moyens, et aux chefs traditionnels qui se sont mouillés avec leurs notables pour la cause des listes Rdpc. Et cet engagement participe au renforcement de l’axe « Grand-Ouest »-« Centre-Sud » voulu par certains orateurs lors du méga meeting régional du 12 février 2012 tenue à la place des fêtes de Bafoussam sous la coordination de Dr Madeleine Tchuinté, ministre de la Recherche scientifique et de l’innovation(Minresi) et membre du bureau national du Rdpc.

02janv.
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