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Cameroun, VERBATIM: CRISE DU NOSO, OU LA REPUBLIQUE EN POINTILLES. :: CAMEROON
CAMEROUN :: POINT DE VUE Cameroun, VERBATIM: CRISE DU NOSO, OU LA REPUBLIQUE EN POINTILLES. :: CAMEROON
  • Correspondance : Hippolyte Nwal, Juriste D’Affaires Master 2 Banques Et Finances, Paris V Descartes Sorbonne, Business Consultant, USA
  • jeudi 16 août 2018 13:01:45
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Cameroun, VERBATIM: CRISE DU NOSO, OU LA REPUBLIQUE EN POINTILLES. :: CAMEROON

La paix veritable ne se decrete pas. Ce n'est pas non plus le fruit du hasard. Il s'agit d'avantage d'une fin, aboutissement d'un processus plus ou moins long, mis en place pour les besoins de cette cause. 

Dans un contexte tel que celui que traverse le Cameroun, une initiative de la nature de celle du Cardinal Tumi devrait etre accueillie favorablement plutot que combattue d'emblee, quite a etre affinee, amelioree au fur et a mesure, par le CONSENSUS qu’elle susciterait graduellement autour d’elle. La paix ne doit jamais se faire, ni sur le dos, ni au detriment de la Justice, surtout quand un tel degre d'atrocites a ete atteint, dans un camps comme dans l'autre. Ne pas juger les criminels au nom de la paix, c'est admettre que ceux-ci se fondent dans la nature, en attendant occasions et circonstances pour exprimer leur pulsion de mort: Quand on s'est permis de ''trouer'' avec la meme balle un bebe et sa maman, le bebe a califourchon sur le dos de sa genitrice, d'incinerer vivante une nonagenaire grabataire a l’interieur de sa case, d'egorger un soldat en emportant tete, organes genitaux etc..., d'en enterrer d'autres vivants..., on ne peut le faire qu'au prix d'une desacralisation monstrueuese de la vie humaine. Faire couler du sang devient des lors une chose banale, un jeu,...un plaisir morbide, qui s'accompagne semble-t-il d'une jouissance antinomique a celle que procure une naissance, aux ames belles, aux ames bonnes et encore equilibrees. Il faut que Justice passe, pour l'exemple, pour la posterite, quite a ce que les condamnations prononcees par la Justice Republicaine soient amnistiees, au nom d'une volonte de reconciliation, dont les beneficiaires eux-meme seront les premiers a mesurer la portee, et le privilege, tant en symbole que dans la realite. C’est ce qui donnerait un sens a leur reintegration sociale idealement sous assistance.

Faire l’impasse sur la case Justice au nom de la paix poserait le fondement d’une desintegration juste ajournee, consequence d’une paix non point des braves, mais d’un veritable ersatz, car il s’agirait en realite d’une paix criminelle, reposant sur le sang des victimes de tous statuts et de toutes conditions! Mais la paix passe inevitablement par un cessez-le-feu, qui ne peut etre ni decrete, ni unilateral. Il s'agit d'un moyen, un passage sans lequel aucun

processus ne peut atteindre l'ideal/objectif de paix projette. Cessez-le-feu veut dire violations, ou risques de violation. Ceci demande la presence d'une autorite tierse, pour servir de tampon; constater les eventuelles violations, et prononcer des sanctions appropriees. Il est donc a craindre que notre pays ne puisse faire l'economie d'une force d'interposition, si la volonte de paix est reelle et plus forte que la logique de guerre, vu le jusqu'au boutisme affiche par les extremistes des deux camps en presence, avec au milieu un peuple, qui n'aspire qu'a vivre en paix dans sa riche et si caracteristique diversite, dont les contours auront ete mis a jour et le contenu toilette, grace a une reactualisation de notre pacte social et Republicain. Les Camerounais y sont-ils conscients et prepares? La est une autre question. Mais il est temps que le pays sorte de cet engrenage infernal, lui naguere connu pour sa tradition d'accueuil et de paix, tant a l'interieur, que vis-a-vis des pays -freres voisins!!!

16août
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