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© Le Jour : Josiane Kouagheu
- 22 Mar 2016 16:26:19
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Cameroun, Grève: Arrêt de travail à Memve’ele :: CAMEROON
Les employés du barrage revendiquent le paiement d’une ration alimentaire journalière. Depuis le 15 mars 2016, les employés du barrage hydroélectrique de Memve’ele situé dans la région du Sud au Cameroun sont en grève. Ces 1020 camerounais revendiquent entre autres le paiement d’une ration alimentaire journalière, l’assistance médicale ainsi que le paiement des primes de risques et de souillure.
« Depuis 2013, nous avons découvert dans le cahier de clause environnemental du projet du barrage hydroélectrique que les responsables du chantier devaient nous offrir trois rations alimentaires par jour: matin, midi et soir. Ce qui n’est pas le cas. C’est la principale raison de notre grève », a assuré au Jour Joseph Meyong.
D’après ce délégué du travail, « 20 de ses collègues » qui revendiquaient leur droit ont été interpellés et gardés à vue à la gendarmerie d’Ambam. « 15 employés ont été interpellés », tranche pour sa part Firmin Bengala Mbala, joint par téléphone. Le délégué régional du Travail et de la sécurité sociale de la région du Sud explique que, la revendication des 1020 employés du barrage n’est prévue par « aucune disposition ». « Nous avons essayé de faire comprendre aux travailleurs que ceci ne peut être qu’une doléance négociable et non une revendication comme un droit acquis et ils ne veulent pas le comprendre », explique-t-il.
Pourtant, Joseph Meyong, délégué du travail, regrette que le barrage de Memve’ele soit depuis le début des travaux, confronté « aux grèves à répétition ». « L’année dernière, nous avons mené plusieurs mouvements de grève. Cette année encore, nous revendiquons nos droits, même si les forces de l’ordre essaient de nous menacer sur le chantier », jure un autre délégué du personnel.
Antoinette Tangono, présidente de la Confédération camerounaise du travail (Cct), explique que, pour apaiser la situation, une réunion de crise s’est tenue au lendemain de la grève avec les employés, le chef de projet et la Cct. « Le Dr Dieudonné Bisso (directeur du projet), leur a proposé 500 F.Cfa comme ration alimentaire avec un rappel sur trois ans. Ils ont refusé. Ça sort du cadre professionnel pour celui de la rébellion », avoue-t-elle, visiblement dépassée par la situation. « C’est notre droit. Nous voulons plus. Nous avons besoin de notre ration alimentaire », répète un employé « en colère ». « Nous allons grever jusqu’à obtenir la bonne ration alimentaire », prévient Joseph Meyong.
Toutes nos tentatives pour entrer en contact avec Dr Dieudonné Bisso, le directeur du projet, ont été infructueuses.
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