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© Camer.be : Paul Moutila
- 12 Mar 2026 13:45:58
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MONDE ENTIER :: Crimes contre l'humanité en Iran : Trump et Netanyahu visés par une plainte à La Haye :: WORLD
L'organisation Iustitia Europa a déposé une plainte contre Donald Trump et Benjamin Netanyahu devant la justice internationale. Le dossier, remis à la Cour pénale internationale de La Haye, concerne l'offensive militaire lancée contre l'Iran le 28 février 2026. Deux frappes spécifiques sont au cœur de l'accusation : le bombardement d'une école féminine à Minab et la mort d'un prêtre maronite au Liban.
Une plainte pour crimes internationaux devant le Tribunal Pénal International
L'association juridique Iustitia Europa, dirigée par l'avocat Luis María Pardo, a saisi la Fiscalité du Tribunal Pénal International (TPI) . La plainte vise le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour leur rôle dans l'offensive du 28 février contre l'Iran. L'organisation demande aux juges d'examiner "la possible responsabilité pénale individuelle" des deux dirigeants .
Les faits dénoncés relèvent de trois catégories juridiques précises : les crimes contre l'humanité, les crimes de guerre et le crime d'agression, tels que définis par le Statut de Rome. Le Statut de Rome est le traité fondateur qui a créé la Cour pénale internationale et définit les infractions relevant de sa compétence.
Deux frappes spécifiques au cœur de l'accusation
La plainte s'appuie sur deux événements documentés. Le premier est le bombardement de l'école féminine de Minab, dans la province iranienne de Hormozgán. Cette frappe aurait causé la mort d'environ 180 personnes, selon les informations transmises à la justice internationale . Le second concerne la mort d'un prêtre maronite lors d'une attaque menée par l'armée israélienne contre la localité de Qlaya, dans le sud du Liban.
Pour Iustitia Europa, ces frappes constituent des "violations graves du Droit International Humanitaire". L'organisation précise qu'il s'agit "d'attaques contre population civile, d'attaques contre bien de caractère civil comme des installations éducatives et d'homicides de personnes protégées" .
Le mécanisme juridique de l'article 15 du Statut de Rome
La procédure engagée repose sur l'article 15 du Statut de Rome. Ce texte permet à toute personne ou organisation de soumettre des informations au procureur du TPI. Le bureau du procureur devient alors l'unique autorité compétente pour déterminer s'il existe une base raisonnable justifiant l'ouverture d'un examen préliminaire.
Luis María Pardo insiste sur la portée de cette démarche : "Il ne s'agit pas de réaliser un jugement politique, mais de porter à la connaissance du procureur des faits qui pourraient constituer des crimes internationaux" . La plainte ne demande pas une condamnation immédiate, mais une évaluation indépendante et technique des événements.
La question épineuse de la juridiction sur des États non-parties
Un obstacle juridique majeur se dresse sur cette procédure. Ni les États-Unis ni Israël n'ont ratifié le Statut de Rome. En théorie, le TPI ne peut poursuivre des ressortissants d'États non-parties à moins d'une saisine spécifique du Conseil de sécurité des Nations unies.
Les avocats d'Iustitia Europa rappellent néanmoins que cette question "fait partie de l'examen juridique qui correspond exclusivement au bureau du procureur" . Ils soulignent également que le TPI a déjà émis des mandats d'arrêt contre Benjamin Netanyahu en novembre 2024 dans le cadre de l'enquête sur Gaza, créant ainsi un précédent.
Les conséquences immédiates et l'avenir de la procédure
À court terme, le bureau du procureur doit accuser réception de la plainte et décider de l'opportunité d'ouvrir un examen préliminaire. Cette phase d'analyse peut durer plusieurs mois. Iustitia Europa espère que la communauté internationale exercera une pression suffisante pour que l'enquête aboutisse.
À long terme, si l'examen préliminaire confirme la validité des accusations, une enquête formelle pourrait être ouverte. Celle-ci se heurterait toutefois aux difficultés pratiques de coopération avec des États qui ne reconnaissent pas la juridiction de la Cour. L'organisation assume cette dimension politique : "La justice est un devoir inéluctable devant l'histoire et les victimes" .
La justice internationale peut-elle encore juger les dirigeants des grandes puissances ?
Alors que la plainte chemine vers le bureau du procureur, une question demeure : le droit international dispose-t-il des moyens de s'imposer face à des États qui refusent sa juridiction, ou restera-t-il une arme exclusivement tournée contre les puissances moyennes ?
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