Déchets à Douala : Hysacam et Genelcam s'allient pour nettoyer la ville
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La ville de Douala amorce un tournant historique dans sa politique de salubrité publique. Face à l'accumulation croissante des déchets dans les arrondissements, la Communauté Urbaine de Douala a décidé de rompre avec le modèle de l'opérateur unique. La gestion des ordures ménagères est désormais officiellement partagée entre le leader historique Hysacam et le nouvel entrant Genelcam. Cette cohabitation forcée répond à une urgence sanitaire dans une métropole dont la production de déchets dépasse désormais les capacités logistiques d'une seule entité.

Cette nouvelle organisation territoriale vise à optimiser l'enlèvement et l'acheminement des détritus vers les centres de traitement spécialisés. En introduisant la concurrence et la complémentarité, les autorités municipales espèrent une réactivité accrue, notamment dans les quartiers périphériques souvent délaissés. Le contrat d'assainissement urbain stipule une répartition stratégique des zones de collecte pour éviter les chevauchements et garantir une couverture totale de la capitale économique. La fin du monopole marque ainsi une volonté de performance immédiate pour améliorer le cadre de vie des citoyens.

L'arrivée de Genelcam aux côtés du géant Hysacam modifie profondément le paysage de la gestion des déchets au Cameroun. Si Hysacam conserve son expertise et ses infrastructures lourdes, Genelcam apporte une agilité nouvelle pour traiter les points noirs de la ville. Cette synergie opérationnelle est scrutée de près par les observateurs de la politique municipale qui y voient un test grandeur nature pour la décentralisation des services publics. L'objectif est clair : éradiquer les décharges sauvages qui empoisonnent les drains et les axes routiers majeurs de la cité.

Le succès de cette mutation repose sur une coordination stricte entre les deux opérateurs et les services de la mairie. La Communauté Urbaine de Douala assure désormais un rôle de régulateur plus que d'exécutant, veillant au respect des cahiers des charges et à la régularité des rotations. Le développement durable de la métropole dépendra de la capacité de ce binôme à moderniser les méthodes de collecte, en intégrant peut-être à terme le tri sélectif. La propreté de Douala devient un enjeu de prestige national alors que la ville continue de s'étendre de manière exponentielle.

Le financement de ce double dispositif interroge toutefois sur la pérennité du système budgétaire alloué à la propreté. Le passage au multiservice exige une rigueur financière absolue pour éviter les impayés qui ont, par le passé, paralysé le ramassage des ordures. Ce défi de salubrité publique est une course contre la montre face à l'urbanisation galopante. La réussite de ce duo Hysacam-Genelcam pourrait servir de modèle pour d'autres grandes agglomérations africaines confrontées aux mêmes défis logistiques et environnementaux.

Pensez-vous que la multiplication des opérateurs suffira à rendre Douala définitivement propre sans une implication plus forte des citoyens dans le pré-collecte ?

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