Affaire Martinez Zogo : l’ex‑DGRE victime d’une opération clandestine ?
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Les audiences des 5 et 6 janvier 2026 au tribunal militaire de Yaoundé ont jeté une lumière crue sur l’affaire Martinez Zogo. Le témoignage du commissaire Ellong James, ancien directeur des opérations de la DGRE, dépeint une action menée en totale rupture avec la chaîne de commandement. Pourquoi l’ancien patron du service, Léopold Maxime EKO EKO, aurait‑il ordonné l’élimination d’une source aussi précieuse ?

Martinez Zogo, animateur vedette, était un atout informationnel pour le renseignement. Ses réseaux et ses communications offraient un flux vital de données. Le supprimer équivalait à s’aveugler volontairement, un non‑sens pour un stratège comme EKO EKO. La défense avance un argument implacable: Zogo était « plus utile vivant que mort ».

Selon Ellong James, l’opération qui a conduit à l’enlèvement et à la mort du journaliste a été conduite « hors des canons habituels du service ». Justin DANWE, alors chef des opérations, n’avait pas l’autorité pour lancer une telle action. Le mode opératoire révèle une entreprise clandestine, financée par des circuits parallèles et réalisée avec une équipe recrutée en marge des procédures.

Une note de service interne atteste que EKO EKO avait cessé toute collaboration directe avec DANWE dès novembre 2021, lui préférant Ellong James comme coordinateur. La méfiance était profonde. Pourtant, DANWE a pu obtenir la fiche technique de localisation de Zogo pour 15 000 FCFA, sans approbation hiérarchique. L’existence d’un groupe WhatsApp secret, inconnu de la hiérarchie, achève de dessiner les contours d’un complot interne.

Si la responsabilité pénale de Justin DANWE semble se préciser, celle de l’ex‑patron de la DGRE s’effrite devant ces révélations. Léopold Maxime EKO EKO apparaît de plus en plus comme la victime collatérale d’une opération menée dans son dos. Son maintien en détention est‑il encore justifié, alors que les faits plaident pour une réhabilitation de son honneur ?

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