Concours officiels : Le chemin de croix de la constitution des dossiers
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Obtenir une signature d’une autorité administrative, un timbre ou tout autre document officiel, relève d’un véritable parcours du combattant pour ceux des candidats qui souhaite se présenter à un examen placé sous le sceau de l’État. Ils sont plus d’une centaine massée devant le bâtiment qui abrite les services de la sous-préfecture de Nlongkak dans le premier arrondissement de Yaoundé. En majorité des candidats aux concours officiels, ils sont dans l’attente des documents déposés depuis des heures et nécessitant la signature du sous-préfet. Sur les visages dégoulinant de sueur, se lisent la fatigue, le découragement, le doute, la nervosité et du dépit.

« Je suis là depuis 7h. J’ai déposé une copie conforme du diplôme et une copie conforme d’acte de naissance. Il nous est exigé de les faire signer par le sous-préfet ou le maire. Au cas contraire, ton dossier pourra être rejeté au ministère des Forêts et de la faune », affirme Doriane, postulante au Concours des Eaux et forêts. C’est que, l’obtention de ce visa de l’autorité administrative nécessite parfois un sacré concours de patience qui dure des heures voire des jours. « C’est depuis trois jours que je passe mes journées à la Sous-préfecture pour déposer ce document. J’ai pu le faire ce matin et jusqu’à 13h, je ne suis toujours pas servie alors qu’ils m’ont demandé de venir le récupérer à 12h. J’ai peur d’être renvoyé à demain », craint-elle.

À quelques mètres de la Sous-préfecture, précisément dans les services de la Délégation générale à la Sureté nationale, c’est le même constat. Le même casse-tête. L’espace est noire de monde. Certains se tiennent debout pendant que d’autres attendant impatiemment, assis à même le sol. « À mon arrivée, il y avait un bon nombre de personnes qui attendait. J’ai dû attendre près de 2h, question de respecter l’ordre d’arrivée », déclare Albert Tchouta. Parfois, ils sont aussi contraints de faire la queue à travers un rang qui pourrait ne pas bouger durant des heures. « Quand nous sommes arrivés le matin, la réceptionniste a demandé de former deux rangs. Ce qui a été fait, mais depuis une heure de temps aucun des deux rangs n’à bouger d’un seul pas. On ne comprend plus rien », s’indigne Cédric Fofé.

Effectifs insuffisants dans les bureaux

Dans cette institution, ceux qui sont dans l’attente de la délivrance d’un passeport ne sont pas épargnés. Ils sont soumis au même exercice « Quand tu arrives, la réception te remet un formulaire à remplir au cas où tu as déjà plus de 21 ans. Après avoir rempli, tu repars déposer et tu attends qu’on te donne le récépissé. C’est en ce moment que commence la souffrance. Tu peux attendre toute la journée voire plusieurs jours. C’est depuis trois jours que j’ai rempli mon formulaire. Jusqu’aujourd’hui je suis toujours en train d’attendre », tempête Edison Onanena. Les difficultés que rencontrent les futurs salariés de l’État et ces citoyens en quête des pièces officiels ont plusieurs causes. D’abord, l’absence des effectifs conséquents dans les administrations respectives.

« Nous avons un manque de personnel pour les accueillir dans les normes. Ils sont nombreux et nous ne pouvons les servir avec diligence comme nous l’aurons souhaité », explique un employé de la Délégation générale à la Sureté nationale ayant requis l’anonymat. Ces milliers de jeunes camerounais sont donc obligés de cravacher dur pour se faire une place dans les institutions telles que : L’École nationale d’administration et de magistrature (Enam) Centre national de la jeunesse et des sports (Cenajes), l’Institut national de la Jeunesse et des Sports (Injs), l’École nationale des Eaux et forêts etc... À cela vient se greffer le calvaire des demandeurs de passeports qui, pour beaucoup, finissent par abandonner, las d’attendre.

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