Galim : 4 militaires tués dans une attaque
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Selon les déclarations du gouverneur de la région de l’Ouest, quatre sécessionnistes sont aussi décédés, à la suite de la riposte de l’armée camerounaise contre cet autre assaut terroriste survenu dans la nuit du jeudi au vendredi dernier. 

Deux jours après la dernière attaque sécessionniste survenue dans la localité de Menfoung, c’est toujours la psychose chez les populations de Galim, chef-lieu de l’arrondissement du même nom dans les Bamboutos, frontalier du Nord-Ouest anglophone, notamment de l’arrondissement de Balikumbat. Dimanche 2 mai 2021, dès l’entrée de la ville, au lieu-dit lycée technique de Galim, une escouade de gendarmes assure le contrôle de tous les passagers. A moto ou à pieds, il faut se faire identifier formellement avant d’entrer ou de sortir de cette localité. Le sujet de cette attaque sécessionniste alimente les commentaires de quelques hommes réunis autour du jeu de dames devant un bar de fortune à la gare routière de Galim. Selon des populations interrogées, elles sont de nouveau replongées dans la psychose après une période d’accalmie. Juste un an. Ceci malgré les assurances des autorités administratives et de sécurité annonçant le renforcement des équipes dans cet arrondissement.

Prises de panique, ces populations en majorité des cultivatrices, n’ont pas pu se rendre dans leurs plantations à Menfoung et dans les environs le week-end pour des activités champêtres, malgré la bonne météorologie. Selon des indiscrétions, les marchés des certains groupements de cette unité administrative serviraient de lieux de ravitaillement en denrées alimentaires et autres produits de consommation courante, aux séparatistes venus des localités voisines du Nord-Ouest. De l’attaque armée de Menfoung, en plus du bilan humain lourd du côté de l’armée camerounaise, du matériel militaire a été également emporté. En effet, dans la nuit du jeudi 29 au vendredi 30 avril dernier, les « Ambaboys » comme on les appelle ici, ont attaqué le poste militaire de cette localité.

« Au tour de minuit, il y a eu une attaque des séparatistes dans le poste avancé militaire de Menfoung. Le bilan enregistré est de quatre morts. Quatre militaires de l’armée camerounaise ainsi qu’un autre militaire blessé grave », a confirmé Augustine Awa Fonka, le gouverneur de la Région de l’Ouest. Selon une source militaire, ces rebelles ont envahi ce poste sous le prétexte de libérer trois des leurs sous les verrous, interpellés lors des opérations armées. 

Lourd bilan

« Une bande armée constituée d’une cinquantaine d’hommes ont lancé un assaut contre le poste de sécurité de l’armée à Menfoung. Ces hommes seraient venus de Bambalang (un village de la commune de Ndop, département de Ngo-Ketunjia) à l’aide des motos. Ils ont donc surpris les éléments à leur base à cette heure avancée de la nuit. Ils ont ainsi ouvert le feu sur les militaires. Dans les échanges de tirs, quatre militaires sont tombés sur le champ. Ils ont par la suite tiré des coups de feu avant de fondre dans la nature remportant avec eux du matériel militaire important. Le seul survivant est actuellement sous soins intensifs », nous a confié cette source militaire sous anonymat. 

« Je voudrais regretter cet incident malheureux qui une fois encore endeuille des familles. Je ne peux pas vous dire ce que nous allons faire pour l’avenir, mais je vais vous dire que l’Etat ne laissera pas les populations en détresse. Les forces de l’ordre sont en ce moment en train de ratisser tout ce village et des actions fortes sont en train d’être menées », a confié François Franquelin Etapa, le préfet des Bamboutos à l’issue d’une réunion de crise tenue le lendemain, vendredi 30 avril 2021, avec les autorités traditionnelles et administratives de l’arrondissement de Galim. Si l’on s’en tient au message porté du gouverneur de la région de l’Ouest d’hier, cette opération de ratissage menée par les forces de défense et de sécurité dans la zone d’attaque a permis de retrouver « quatre corps de séparatistes parmi lesquels celui d’un certain Moubarack, adjoint du ‘’général no pity’’ ». 

Galim est limitrophe à la commune de Balikumbat dans le Nord-Ouest. Une région en proie aux exactions sécessionnistes. Cet arrondissement accueille depuis le déclenchement de cette « guerre », des centaines de déplacés à la recherche d’un lieu paisible, qui font face aux besoins de base. Hors de leur territoire d’origine, ils sont surpris de recevoir dans ce lieu d’accueil, des assauts sécessionnistes.

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