CAMEROUN :: Grand Dialogue national: Questionnements autour du Comité de suivi :: CAMEROON
CAMEROUN :: Grand Dialogue national: Questionnements autour du Comité de suivi :: CAMEROON
 
CAMEROUN :: SOCIETE
  • Le Messager : Léopold DASSI NDJIDJOU
  • jeudi 26 mars 2020 13:00:00
  • 1350

CAMEROUN :: Grand Dialogue national: Questionnements autour du Comité de suivi :: CAMEROON

C'est par un décret signé lundi dernier que Paul Biya a mis en place un comité de suivi de la mise en œuvre des recommandations issues de cette grand-messe. Sa composition en question.

Présidé par le Premier ministre, chef du gouvernement (un anglophone), ce comité a comme membres, le président de la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme, Peter Mafany Musonge (un anglophone), l'archevêque émérite de Douala, le président du Conseil de la jeunesse, deux représentants de l'église catholique relevant de la province ecclésiastique de Bamenda (anglophones), un représentant de l'église presbytérienne camerounaise, un représentant de la Cameroon baptist convention (anglophone), deux représentants de la communauté musulmane, établie dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest (anglophones), une représentante des associations des femmes des régions du Nord-est et du Sud-ouest (anglophone), 3 représentants de la diaspora, 4 représentants de la société civile.
Comme on le constate, ce comité est dominé par les anglophones de souche d'une part et ce n'est qu'à féliciter dans la mesure où ils savent mieux que quiconque les données et les variables pour une paix définitive.

De ce comité, on note aussi que les membres sont à dominance religieuse.

Est-ce parce que Paul Biya connaît la nature conciliatrice de ces hommes de Dieu dont il a fait largement appel, convaincu qu'ils auront à abattre les différentes barrières et forteresses qui font obstruction à la paix dans l'implémentation des différentes résolutions issues du Grand dialogue national. L'autre point de préoccupation au sujet de la composition du Comité est de savoir si les politiques ne sont pas concernés. Si les différents membres, venant des horizons divers peuvent avoir des colorations politiques, il n'en demeure pas moins vrai qu'en principe, le Comité n'est nullement intéressé des chapelles politiques des uns et des autres.

Sur le terrain, comment faire pour que les différentes résolutions tombent les armes des mains des Ambaboys?

Tel est le grand défi, et l'appartenance politique affichée à ce niveau peut être foncièrement contreproductif. L'espoir reste permis de voir cette équipe présidée par Dion Ngute donner plus de sens et de volume aux différentes résolutions, leur cédant plus de champ pour gagner plus de cœurs à la paix. Sur le chemin de la paix

Aucun argument n'est de trop pour la paix et aucun Camerounais n'est persona non grata pour la messe de la paix. Paul Biya a tracé le canevas, reste maintenant à cette équipe de jouer sa partition en toute symphonie et en toute liberté pour la paix soit au rendez-vous. On se souvient par exemple que tout juste après ce Gdn, Paul Biya avait décidé de l'arrêt des poursuites et de la libération de Maurice Kamto et de ses alliés, de la libéralisation de certains prisonniers de la crise anglophone. Aussi, on s'attend à une avalanche de surprises dans le bon sens du terme, par les résultats probants, une fois cet attelage de la paix lancé sur les rails tracés par le Gdn. Et là on rêve de l'adieu aux armes.

26mars
Lire aussi dans la rubrique SOCIETE

canal de vie

Vidéo