AFRIQUE :: Monnaie ouest-africaine : Place à l’Eco
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  • Cameroon Tribune : Jeanine FANKAM
  • lundi 23 décembre 2019 12:06:00
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AFRIQUE :: Monnaie ouest-africaine : Place à l’Eco

L’annonce officielle de l’abandon du franc CFA dans l’espace UEMOA a été faite samedi dernier à la faveur de la visite d’Emmanuel Macron en Côte d’Ivoire.

Huit pays d'Afrique de l'Ouest et la France ont décidé de remplacer le franc CFA par une monnaie qu’on appellera « éco ». C'est ce qu'a annoncé samedi dernier, 21 décembre, le président ivoirien, Alassane Ouattara qui recevait Emmanuel Macron, le président français en visite en Côte d’Ivoire. Je vois votre jeunesse qui nous reproche une relation qu’elle juge post-coloniale. Donc, rompons les amarres », a ainsi déclaré Emmanuel Macron, approuvant cette avancée « historique. » Pour d’autres, « C'est une décision forte à quelques jours du 60e anniversaire des indépendances».

L’Afrique centrale n’est pas concernée pour le moment, mais huit pays de la zone UEMOA : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. Ce changement a été scellé par un accord monétaire signé à Abidjan. L’Eco qui entre en vigueur en 2020 sera rattaché à l’Euro avec une parité maintenue à 655, 957, mais ces pays vont couper la dépendance technique avec le trésor et la Banque de France. Ils géreront eux-mêmes l’éco sans interférence de Paris. Cela veut dire en clair que le compte d’opération à la Banque de France est supprimé et les représentants français siégeant au sein des instances de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) vont être retirés. Le portail des camerounais de Belgique (@camer.be). Selon les accords monétaires jusqu’ici en vigueur, les Etats de l’UEMOA avaient l’obligation de stocker au minimum 50 % de leurs réserves de change à la Banque de France en contrepartie d’une garantie de convertibilité avec l’Euro. L’accord stipule que la France continue d'offrir des garanties à la nouvelle monnaie en cas de crise monétaire. Mais la dimension politique de la décision est importante pour redonner confiance aux pays.

Sinon, la fin du franc CFA ne va rien bouleverser pour le moment, « à part le fait que la perception d’ingérence de la France dans les organes de gouvernance ne sera plus là », pense Abdourahmane Sarr, un économiste sénégalais, rapporté par un confrère. Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), dans une déclaration faite samedi dernier au sujet de cette réforme, salue la décision qu’elle croit être « une étape essentielle dans la modernisation d’accords de longue date entre l’Union économique et monétaire ouest africaine et la France. »

23déc.
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