CAMEROUN :: Le Centre Hospitalier Universitaire de Yaoundé se meurt: La lettre de la COMICODI au MINSANTE :: CAMEROON
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CAMEROUN :: SOCIETE
  • Correspondance : COMICODI
  • jeudi 14 novembre 2019 15:00:00
  • 2229

CAMEROUN :: Le Centre Hospitalier Universitaire de Yaoundé se meurt: La lettre de la COMICODI au MINSANTE :: CAMEROON

Délabrement complet , sans éclairage, complètement désarticule, foyer de microbes et de virus divers, saleté inimaginable...indigne de la capitale et d’un outil de formation

Monsieur le Ministre,

Je commence par vous réitérer mes encouragements pour l’ensemble de vos initiatives depuis votre arrivée à la tête de la santé. Continuez autant que vous pouvez, et nous vous soutiendrons, et ce sera pour la bonne cause, pour l’honneur de notre pays, et la dignité puis le sauvetage des malades désorientés qui souffrent et meurent le plus souvent.

Monsieur le Ministre,

J’ai eu l’occasion de visiter le CHU, Centre Hospitalier Universitaire le weekend dernier, et ce que j’ai vu, ou plutôt découvert, dépasse l’entendement, provoque des larmes, et suscite toutes les colères que le sentiment de trahison et de crime ouvert, peut susciter chez un être humain normal, chez un patriote, chez un citoyen ordinaire attaché à son pays.

Monsieur le Ministre, allez y voir de vos propres yeux, et vous apprécierez sin c’est toujours nécessaire, de garder cette structure ouverte. IL y a là en effet, un vrai crime d’irresponsabilité, un complot pire que celui qui assassine tout un peuple, un espoir, un symbole. Voilà où nous sommes supposés former nos enfants, de jeunes médecins, et voilà ce qui n’est plus qu’un vrai mouroir, une honte, un désespoir de tous les désespoirs. Tout est cassé là-bas, foutu, fini, malgré le volontarisme d’un personnel faisant pour le mieux, et restant malgré tout accueillant. Ce CHU faisait notre fierté, celui de tout le pays, et la conception, demeure ce qui peut se faire de mieux et de plus fonctionnel et opérationnel pour un Hôpital universitaire, un hôpital tout court, une institution ambitieuse.

Maintenant, c’est une honte, et la postérité sera sévère, sans pitié pour les auteurs d’une telle trahison. Aucun autre projet, ni programme ni réalisation, ne saurait avoir la priorité sur un hôpital. Qui a tué le CHU et pourquoi ? Qui laisse ainsi faire et qui a laissé faire et pourquoi ?

Cet hôpital était la fierté de notre pays, le fleuron de notre système de santé. IL était sans équivalent en Afrique central, et des malades venaient de partout pour demander des soins, administrés par une batterie de nos premiers professeurs compétents et respectés. LA HONTE MAINTENANT.

Monsieur le Ministre,

Il n’y a pas mille solutions, il faut évacuer cet hôpital et le réhabiliter intégralement, sinon il faut le fermer une fois pour toute et on n’en parle plus, et on ne voit plus cette honte, et nous reconnaissons tous que nous avons échoué, que nous n’avons pas été capables de préserver un si beau joyaux, et nous reconnaissons que nous ne formons pas des médecins là-bas, mais des tueurs, des embrouillés, des techniciens perdus, imparfaits, formatés dans le néant et la poubelle sanitaire.

C’est grave, monsieur le Ministre, le CHU est une honte, et j’invite tous ceux qui pourraient passer par-là ou qui savent ce qui s’y passe, comment ce lieu jadis adulé et admiré, se présente dorénavant.

IL faut nous entendre, donner une réponse à cette cause noble et ultime. Il faut faire quelque chose. Il faut le faire tout de suite, avant tous les discours et toutes les célébrations, sinon nous sommes finis et rayés de la carte des gens normaux et réfléchis de la planète.

Avec notre haute et fraternelle considération./.

SHANDA TONME

Copie : PM

14nov.
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