CAMEROUN :: MARATHON : Elle délaisse un époux plein aux as, malvoyant et atteint du VIH :: CAMEROON
CAMEROUN :: MARATHON : Elle délaisse un époux plein aux as, malvoyant et atteint du VIH :: CAMEROON
CAMEROUN :: SOCIETE
  • Kalara : Odette Melingui
  • samedi 23 mars 2019 14:07:00
  • 3922

CAMEROUN :: MARATHON : Elle délaisse un époux plein aux as, malvoyant et atteint du VIH :: CAMEROON

Après 16 ans de mariage, un homme veut faire briser son alliance avec la femme qui l’a abandonnée depuis six ans. Il soutient que cette dernière s’est éclipsée du foyer quand elle a appris qu’il est porteur d’une maladie sexuelle incurable.

Entre Mireille et Alexis, ce sera pour le meilleur et surtout sans le pire. C’est le constat poignant auquel il est parvenu depuis qu’elle l’a laissé tomber au moment même où il espérait toute sa tendresse. Du haut de ses 51 ans, Alexis, malvoyant, dit avoir le coeur brisé. Il semble affaibli et épuisé par les épreuves. Il a saisi le Tribunal de premier degré (TPD) pour solliciter le divorce d’avec Mireille, son épouse à qui il attribue des faits d’abandon du foyer conjugal, injures publiques et stigmatisation. Il accuse Mireille de l’avoir délaissé depuis 6 ans, et dit ne pas avoir de ses nouvelles depuis tout ce temps. A l’audience du 25 févier 2019, Alexis, qui s’est fait accompagner devant le juge par sa fille ainée, issue d’une précédente relation libre avec une autre femme, a dénoncé le comportement «inhumain» de son épouse. Cette dernière était absente en dépit de multiples convocations adressées par son conjoint à ses proches pour l’inciter à comparaître.

Alexis dit qu’il a connu Mireille à Yaoundé en 2002. Jeune fonctionnaire de 35 ans, il raconte qu’il était aussi plein aux as. Mireille, qui n’avait que 19 ans à l’époque, était encore sur les bancs du lycée. Il sortait d’une relation sentimentale difficile mais a eu le bonheur de déclarer sa flamme à sa belle, qui a accepté ses avances. En 2003, un an plus tard, ils ont scellé leur union. Le couple n’a pas eu d’enfant à cause de l’instabilité de Mireille dans le foyer, aux dires de l’époux qui ajoute que : «quand elle a obtenu son baccalauréat, elle voyageait déjà beaucoup. Je voulais pourtant qu’elle reste à la maison, à ne rien faire. J’avais beaucoup d’argent. Je ne travaillais que pour elle. Mais, elle avait tendance à sortir tout le temps.»

Test positif

Les problèmes commencent dans le ménage quand Mireille décide de suivre une formation d’aide-soignante sans l’accord de son mari. «Elle est allée travailler dans une brousse contre ma volonté. Pourtant, elle ne manquait de rien chez moi. L'info claire et nette. Ma princesse, comme je l’appelais affectueusement, était aux petits soins», précise-t-il. Ne pouvant pas supporter la solitude dû à l’absence de son épouse, Alexis dit avoir ramené de force, Mireille dans leur domicile conjugal trois mois plus tard. Il lui a alors demandé de passer certains examens médicaux, notamment un test de dépistage du VIH avant de redémarrer une activité sexuelle. D’après lui, elle s’y est opposée.

Alexis va, pour sa part, s’y soumettre et le test révèle qu’il est porteur du virus du Sida. C’est à cet instant que sa vie a basculé. L’homme raconte qu’une fois mise au courant du statut sérologique de son conjoint, Mirelle a commencé à lui manquer de respect. Ses sorties se sont accentuées. Elle sortait le matin, et ne rentrait que tard dans la nuit. Des fois même, elle découchait. Alexis affirme que lorsqu’il demandait des explications à sa belle, il était abreuvé d’injures en public, humilié et stigmatisé. «Elle disait qu’elle n’a plus rien à faire avec un homme atteint du VIH. Je l’ai supplié de rester avec moi, elle a refusé.»

En 2013, elle a définitivement quitté le domicile conjugal sans prévenir. «Je l’ai cherché partout, c’est comme si la terre l’avait avalée. Je veux me débarrasser de ce mariage qui n’existe que sur du papier blanc. Camer.be. Je suis malade et bien fatigué. Je ne veux pas qu’elle bénéficie de mes biens après mon décès», conclut-il. Ce récit quelque peu pathétique a donné l’occasion au juge d’expliquer à l’époux éploré que la différence d’âge d’environ 16 ans qui existait entre Mireille et lui et dont il n’a pas tenu compte, est à l’origine de l’échec de son mariage. «Pourquoi ne pas épouser une femme de votre génération? Il y a un écart de près de 20 ans entre vous et votre femme. C’est ce qui explique ses multiples sorties et cause une incompatibilité d’humeur dans votre foyer.

L’exécution d’un tel mariage est difficile». Alexis, qui n’a pas pu faire comparaître les témoins à cette audience, devra le faire avant la prochaine audience prévue le 25 mars 2019. Mais avant, l’affaire a été renvoyée au parquet pour enquête et réquisitions du ministère public.

23mars
Lire aussi dans la rubrique SOCIETE

canal de vie

Vidéo