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© Le Jour : Franklin Kamtche
- 29 Jul 2015 09:47:58
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CAMEROUN :: Bafang – Bafoussam: Les nids de poule se multiplient sur ce tronçon de la route nationale n°5 :: CAMEROON
Des tranchées sur la route.Il faut désormais plus d’une heure pour parcourir les 56km de route goudronnée qui séparent Bafang de Bafoussam, à l’Ouest. Ici et là sur le tronçon, des véhicules sont stationnés et des hommes hébétés s’activent à remplacer les pneus ou redresser les pare-chocs froissés. L’entrée dans un des nombreux trous qu’il y a sur la route leur a été fatale.
Hors des villages Baham et Batié, on dirait que la route est pourrie. A partir du poste de péage de Bandja et jusqu’au rond-point Patchi, dans la ville de Bafang, soit près de 20km, de véritables « nids d’éléphants » traversent la chaussée et empêchent de rouler. A l’entrée de l’hôpital de district de Bandja, au quartier Bawan, sur le pont de la rivière Djeu, aux deux entrées du carrefour Basseu, à Manila, sur le dos d’âne de l’école publique de Ketcho, ... des trous se sont creusés sur la route, sur des distances variant entre deux et dix mètres.
La profondeur de certains inquiète les voitures basses.Il ne faut pas être distrait,même lorsqu’on connaît le chemin.
Après les pluies, l’eau remplit ces trous et on ne sait plus ce qu’on trouve en y entrant. La nuit, les nuages couvrent la route et réduisent la visibilité.
Les chocs deviennent nombreux. Les automobilistes y déchirent deux, parfois trois pneus dans le même trou. D’autres sortent de la chaussée. Comme d’habitude, l’administration des travaux publics ne se presse pas de les fermer.
A Bafang, l’on rappelle que ce n’est que ces derniers jours qu’elle a enfin décidé de s’attaquer à un morceau de cette route qui s’effondrait à Famkeu, entre Bafang et Kekem, sur la même N5.
Là, une buse sous le remblai avait cédé, modifiant l’équilibre de la route. A un virage, dans le bosquet qui précède la zone d’habitation en venant de Bafang, la chaussée s’est affaissée d’environ dix centimètres. La terre a roulé sur les deux versants de la route, au point de rogner le goudron sur plusieurs mètres. Pendant au moins un an, on y avait mis des branches de « fleur jalousie » pour matérialiser le danger. Pourtant la N5 est l’une des trois routes les plus fréquentées dans la république.
De l’avis de nombreux usagers, les travaux de réhabilitation effectués il y a une décennie par la société Razel n’étaient qu’un vernis.
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