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© Le Jour : Jérôme Essian
- 11 Jun 2015 11:27:27
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Cameroun, Délestage:Les entreprises tournent à perte :: CAMEROON
Ebolowa. Les multiples délestages dans la ville constituent un coup dur pour l’économie locale.Les fréquentes coupures intempestives de l’électricité dans la ville d’Ebolowa posent avec acuité un problème de conservation de médicaments à la pharmacie de la Mvila. Pendant ces longues coupures de l’énergie électrique, il faut faire fonctionner le réfrigérateur.
Puisque certains médicaments doivent êtremaintenus à une certaine température. Le cas échéant, c’est la catastrophe. Ces médicaments ne seraient alors plus utilisables. Emmanuel Motchoffo Tagne, docteur, promoteur de cette pharmacie a trouvé comme palliatif aux récurrentes coupures de courant dans la ville, l’achat de deux groupes électrogènes. Il explique que c’est pour alimenter en journée le réfrigérateur afin d’assurer la conservation des médicaments au cas où la coupure met long.Ce qui est régulièrement le cas.
Carburant
C’est ainsi qu’en journée tout est éteint ou débranché pour permettre au groupe électrogène de fonctionner. Et la nuit, le groupe électrogène est débranché pour allumer les ampoules afin d’éclairer la pharmacie. Les deux groupes électrogènes se relayant après chaque dix-huit heures.
Un groupe électrogène fonctionnant toute la journée, l’autre pendant toute la soirée. Des charges supplémentaires qui ont un coût. L’achat du carburant. Et le carburant ici justement, coûte de plus en plus cher. Vous pouvez donc vous faire une idée de ce que ça coûte à la pharmacie lorsque la coupure met long. Trois, quatre, cinq jours, voire plus. Ce qui n’est pas rare. Des charges supplémentaires qui ne sont pas imputées sur le prix du médicament, signale le pharmacien.
D’après lui en effet, « on ne peut pas ajouter ces charges sur les prix du médicament ». Conséquence, regrette Emmanuel Metchoffo Tagne, « ça fait que c’est nous qui perdons ».
Une situation aussi dramatique dans d’autres Pme de la ville qui ne savent plus à quel saint se vouer. C’est le cas à la boulangerie Tchoffo et à la poissonnerie Congelcam. Ici aussi, le chef d’agence qui a l’habitude des fréquentes coupures intempestives d’électricité dans la ville, ne manque pas de griefs. « Nous en souffrons énormément », lâche-til.
Sur les deux chambres froides dont dispose la poissonnerie, une seule fonctionne à cause des multiples délestages. Et ce qui énerve plus le chef d’agence, c’est que même après une ou deux semaines de coupure d’électricité, et où l’entreprise est contrainte d’utiliser les groupes électrogènes, « les factures sont toujours les mêmes ». Les multiples délestages « ne jouant pas du tout sur les factures », se plaint le chef d’agence de Congelcam à Ebolowa.
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