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© Camer.be : Toto Jacques
- 29 Jun 2026 02:27:50
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CAMEROUN :: Une fillette de 7 ans assassinée, la suspecte de 22 ans arrêtée :: CAMEROON
Une jeune femme de 22 ans a sauvagement égorgé une fillette de 7 ans dans le quartier Anguissa à Yaoundé, avant de mutiler son corps et de prélever des organes un mode opératoire macabre qui oriente les soupçons vers un crime rituel ou un trafic d'organes, plongeant la capitale camerounaise dans l'effroi.
Le quartier Anguissa, niché dans l'arrondissement de Yaoundé IV, s'est réveillé ce dimanche sous le choc d'une horreur indicible.
Une fillette de 7 ans, une enfant dont le nom n'a pas encore été révélé, a été sauvagement égorgée. Son corps a été mutilé. Sa langue a été sectionnée et emportée.
L'auteur présumé ? Une jeune femme de 22 ans, arrêtée par la police, qui a échappé de justesse à une justice populaire.
Dans un Cameroun déjà marqué par une série de crimes rituels et de violences contre les enfants, ce drame réveille les peurs les plus profondes d'une société qui craint que des réseaux criminels ne se cachent derrière ces actes d'une barbarie inouïe.
Comment une telle atrocité a-t-elle pu se produire en plein jour, dans un quartier populaire de la capitale ? Que cache ce mode opératoire macabre ? Et que révèle ce crime sur l'état d'une société camerounaise où la violence semble devenir une norme silencieuse ?
Une scène de crime insoutenable
Selon les premières informations recueillies sur place, les faits se sont déroulés avec un sang-froid qui laisse les riverains et les premiers témoins sans voix.
La présumée meurtrière s'est ruée sur l'enfant avant de lui asséner plusieurs coups de poignard d'une violence extrême au niveau du cou. Non contente de cet acte crapuleux, elle a ensuite égorgé la jeune victime, ne lui laissant absolument aucune chance de survie.
Mais l'horreur ne s'arrête pas là.
La suspecte a entrepris de mutiler le corps inerte de la fillette. Les premiers constats révèlent qu'elle a procédé au prélèvement d'organes, sectionnant et emportant notamment la langue de l'enfant.
Ce mode opératoire macabre et minutieux oriente immédiatement les soupçons de l'opinion publique vers la piste d'un crime rituel ou d'un trafic d'organes, des phénomènes qui continuent de susciter une psychose généralisée au Cameroun.
L'intervention des forces de l'ordre
Alertés par la clameur publique et la découverte macabre, les éléments de la Division régionale de la police judiciaire (DRPJ) du Centre se sont immédiatement déployés en urgence sur les lieux du drame.
Les enquêteurs ont procédé au quadrillage de la zone, à la collecte des premiers indices matériels et à l'audition des témoins clés. La suspecte a été appréhendée par les forces de l'ordre, évitant de justesse une justice populaire face à la foule en colère qui réclamait vengeance.
Une enquête judiciaire approfondie a été officiellement ouverte par la DRPJ du Centre.
Les zones d'ombre de l'enquête
Les investigations devront déterminer les motivations exactes de la jeune femme de 22 ans. Plusieurs hypothèses sont envisagées :
- Un acte isolé de folie : la suspecte souffrirait-elle de troubles mentaux ?
- Un crime rituel : agirait-elle sur commande pour des pratiques occultes ?
- Un trafic d'organes : s'inscrit-elle dans un réseau criminel organisé avec des commanditaires ?
Pour l'heure, aucune de ces pistes n'est privilégiée. Les autorités appellent à la prudence et à laisser la justice suivre son cours.
Une série noire qui inquiète
Ce drame s'inscrit dans un contexte alarmant. Depuis plusieurs années, le Cameroun est confronté à une recrudescence des crimes rituels et des violences contre les enfants.
En mars 2026, l'assassinat de Divine Mbarga Atangana, une fillette de 11 ans à Yaoundé, avait déjà suscité l'indignation. Le même mois, un homme avait été condamné à mort pour l'assassinat d'un enfant de 5 ans. Plus récemment, un réseau de trafic d'ossements humains a été démantelé à Bangangté, après l'assassinat d'une jeune orpheline de 18 ans.
Selon un rapport sur les meurtres d'enfants au Cameroun, "des centres urbains comme Douala et Yaoundé aux villes comme Sangmélima et Bamenda, les meurtres d'enfants sont devenus une crise nationale récurrente et sous-estimée".
Le constat est glaçant : "Le crime devient une norme silencieuse. La peur habite les esprits".
La réaction des autorités et de la société civile
Face à cette vague de violence, des voix s'élèvent. Le député Joshua Osih a récemment déposé cinq propositions de loi auprès du Parlement camerounais, dont deux textes portent sur la prévention et la répression des féminicides et des violences faites aux femmes, ainsi que la protection renforcée des enfants contre les violences sexuelles, les enlèvements, la traite et les crimes rituels.
Les familles et les associations réclament des enquêtes plus rapides et une justice plus ferme.
Mais dans le quartier Anguissa, ce dimanche, c'est le deuil, l'incompréhension et une profonde consternation qui dominent. Comment protéger les enfants quand l'horreur frappe en plein jour, dans un quartier ordinaire de la capitale ?
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