Alerte institutionnelle : un système présidentiel fort peut-il survivre à un chef affaibli ?
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L’alerte est lancée par une voix autorisée. Viviane Ondoa, professeure titulaire en sciences de gestion et observatrice avertie, décrypte sans fard une faille potentiellement critique. Selon son analyse, un système présidentialiste conçu pour un leader tout-puissant révèle sa vulnérabilité lorsque le chef de l’État s’affaiblit. Cette réflexion, nourrie par l’observation de décennies de vie politique, interpelle au-delà des circonstances immédiates.

Le paradoxe du présidentialisme fort

Le modèle repose sur une équation simple : un pouvoir hyper-centralisé nécessite un président en pleine possession de ses moyens pour fonctionner de manière optimale. L’efficacité de toute l’architecture institutionnelle est ainsi intrinsèquement liée à la vigueur d’une seule personne. C’est là que réside son point de rupture. Lorsque la capacité d’action du président décline, c’est l’ensemble du dispositif étatique qui risque de perdre en efficacité, créant un vide ou une paralysie au sommet.

La question de l’âge et de la longévité au pouvoir

L’intervention soulève avec franchise la variable du temps. Un mandat présidentiel de sept ans, engagé à un âge très avancé, place le pays face à une réalité inédite. La question n’est pas seulement symbolique ; elle est profondément pratique. Elle renvoie à la capacité de gouvernance et d’endurance face à des défis nationaux et internationaux permanents. Cette perspective souligne l’absence de mécanismes de souplesse dans un système rigide.

Un débat qui dépasse les personnes

Au-delà de la situation personnelle, c’est la résilience du modèle qui est interrogée. Un régime qui ne peut fonctionner qu’avec un « homme fort » est-il adapté aux aléas de la condition humaine et aux exigences de stabilité à long terme ? L’analyse de Viviane Ondoa invite à une réflexion de fond sur la nécessité d’institutions conçues pour durer, indépendamment de la santé ou de la force d’un individu.

Nos démocraties doivent-elles réviser leur modèle de gouvernance pour les rendre moins dépendantes de la persona présidentielle et plus robustes face à l’incertitude ?

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