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© Correspondance de : Michel ange Angouing
- 20 Jan 2026 15:49:12
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CAMEROUN :: Le Plaidoyer d'un Magistrat pour une Justice Apaisée et des Valeurs Républicaines :: CAMEROON
Dans une tribune forte, le magistrat Michel Ange Angouing interpelle la conscience nationale. Son questionnement central est simple, mais profond : De quoi avons-nous peur ? Il appelle à une introspection collective sur l'état de la nation et de sa justice.
Un Cri pour la Vérité et la Responsabilité :
L'auteur, se présentant comme un chercheur d'équilibre, affirme son courage à dire des vérités dans un environnement souvent hostile. Il s'appuie sur les propres propos du Président Paul Biya reconnaissant que l'erreur est humaine. Son plaidoyer n'est pas une attaque personnelle, mais une invitation à regarder "la lune" qu'il montre : l'intérêt supérieur d'une nation en quête de paix et de sérénité.
Les Dérives qui Minent le Pacte Social :
Le texte pointe du doigt un mal profond : les libertés incestueuses prises avec la fortune publique. Corruption et détournements, selon lui, violent la vision présidentielle et détériorent dangereusement le climat social. Il souligne l'urgence d'entendre les "plaintes et les pleurs" des populations face aux difficultés.
La Justice, Pilier d'une République Renouvelée :
La réflexion culmine sur le rôle de la justice camerounaise. Si certains hauts responsables redoutent de l'affronter, c'est le signe d'une crise de confiance majeure. Angouing défend l'image du "bon magistrat", intègre et objectif, qui protège la liberté et ne condamne pas les innocents. Il appelle à un système judiciaire serein, où les magistrats libres rendent une justice indépendante.
En reprenant le slogan "Grandeur et Espérance", le magistrat en fait un projet de société : le bonheur collectif par le travail, la paix et le patriotisme. Son message est un appel à la responsabilité et à la reconversion des élites. Mais au-delà des mots, le Cameroun est-il prêt à incarner véritablement cette grandeur par des actes concrets et une justice irréprochable ?
DE QUOI AVONS-NOUS PEUR?
Nous n'avons pas la prétention d'être parfait, loin s'en faut.
Nous essayons tout simplement d'être juste, équilibré et courageux (à nos risques et périls)dans nos analyses qui se veulent simples et compréhensibles par tous.
Contrairement à ce que nous entendons dire, nous ne sommes pas aigri ou jaloux et encore moins un pion de l'opposition infiltré dans le système. Nous essayons tout simplement, dans un environnement où la majorité refuse ou rejette la vérité, d'être vrai,franc et sincère.Le Président de la République, son excellence Paul Biya a dit que tout le monde peut se tromper dans le feu de l'action. Il a ajouté que les erreurs, tout le monde peut en commettre. Nous en commettons sûrement et nous prions tous ceux qui se donnent la peine de nous lire de bien vouloir nous le concéder. Nous disons à ceux qui se sentent indexés ou concernés que nous ne leurs faisons pas querelle.
Nous leur suggérons toutefois de regarder non pas notre doigt mais la lune que nous leurs montrons dans l'intérêt supérieur de la nation et leur propre intérêt. Mieux vaut tard que jamais.Nous avons tous besoin, riches ou pauvres, de vivre, de vivre dans la tranquillité, la sérénité, la décence, la sécurité et...la paix. Cela suppose que nous avons tous décidé de nous éloigner de tout comportement, toute attitude, toutes actions susceptibles de compromettre ces valeurs fondamentales. Cela suppose aussi que lorsque nous avons posé des actes, nous devons accepter d'en assumer la responsabilité devant Dieu et devant les hommes. Voyez -vous nous commettons librement, parfois involontairement des faits répréhensibles et lorsque le gendarme ou le magistrat se pointe devant nous le premier est jugé de méchant, le deuxième de mauvais et nous, cet innocent dont on est jaloux.
Le Président de la République nous a offert des plages de liberté, mais les libertés incestueuses que certains prennent ou ont prises avec la fortune publique (détournements et corruption)mettent à mal l'économie et l'épargne nationale et plus grave, détériorent fortement et dangereusement le climat social.
Qui aujourd'hui peut dire qu'il n'entend pas les plaintes et les pleurs des populations face aux difficultés de la vie courante ?
Qui peut prétendre ne pas entendre leurs prières pour la rupture et le changement ?
Ne dit-on pas que le bon sens(que nous n'avons pas encore perdu) est la chose du monde la mieux partagée ?
Nous avons violé,avec violence, la vision politique du Président (rigueur ,moralisation, démocratisation et développement)et devons en assumer les responsabilités .La République, de notre point de vue, doit repartir sur de nouvelles bases avec des hommes et des femmes qui en défendent les valeurs. Des hommes et des femmes reconvertis, intégres, justes et compétents.
Lorsque nous parcourons les différentes analyses sur la" situation de blocage "actuelle depuis la prestation de serment du Président élu, il en ressort, entre et autre et de manière récurrente ,que certains hauts responsables auraient peur d'affronter la justice demain au cas où ils viendraient à perdre leurs postes et privilèges.
La question que nous nous posons, comme magistrat, est la suivante ?
La justice devrait elle faire peur ?Si oui, cela pourrait traduire que notre justice a perdu toute crédibilité!
Qu'est ce qui pourrait expliquer la crise de confiance entre la justice et les citoyens justiciables ?
Chacun de nous a certainement sa petite idée sur la question. La justification que j'imagine bien est que nos prisons sont remplies "d'innocents"et du coup avoir à affronter la justice fait peur.
Nous souhaiterions que nous retenions que:
-Le magistrat, le bon magistrat ne saurait condamner volontairement des personnes innocentes.
-Le magistrat, le bon magistrat exerçant dans un environnement salubre et serein protège et rassure à travers ses décisions.
-Le magistrat, le bon magistrat sait que la liberté est la règle et la détention l'exception. Il sait que la première valeur fondamentale de l'homme après la vie, c'est la liberté.
-Le magistrat, le bon magistrat, parce qu'il a prêté serment devant Dieu et devant les hommes, ne règle pas les comptes. Il sait que les dossiers de procédure ne sont pas des marchandises mais les affaires de l'état qu'il faut traiter avec objectivité et détachement.
Et les bons magistrats, notre société en compte encore pour dire le droit et rendre justice sans crainte, ni rancune, ni faveur.
C'est dire qu'un magistrat libre dans l'exercice de ses fonctions, dans une société libre et organisée, ne saurait jouer avec les libertés individuelles.
N'AYONS PAS PEUR.
GRANDEUR ET ESPÉRANCE, ce slogan de campagne du candidat Biya Paul, élu Président de la République, est une interpellation individuelle et collective forte pour reconstruire le patriotisme, la solidarité nationale, la consolidation de l'état de droit et de la démocratie, le respect de la fortune publique pour une meilleure répartition des fruits de la croissance, le vivre ensemble. C'est la prééminence des valeurs républicaines sur les intérêts partisans et individuels.
GRANDEUR ET ESPÉRANCE signifient que le bonheur est une affaire de tous et de chacun et que tous les citoyens ont le droit d'y aspirer.
GRANDEUR ET ESPÉRANCE impliquent le respect de la vie dans un environnement où chaque citoyen est heureux de TRAVAILLER dans la PAIX pour la PATRIE.
Union de prière pour la santé et pour la paix.
Michel ange Angouing
Magistrat hors hiérarchie
Conseiller technique MINJUSTICE
Ancien ministre.
NDONKOL le 18 Janvier 2026.
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