SAM PEFOURA: PHARMACIEN, CONSULTANT EN PHARMACO-ECONOMIE, AUTEUR ET ECRIVAIN SE RACONTE
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Camer.be, cette semaine est allé à la rencontre de SAMUEL RENE PEFOURA .

Artiste peintre d’origine camerounaise pour une interview en exclusivité. Ce dernier vient de publier un livre à quatre mains avec SERGES NGOUNGA « VISION ET GRAN-DEUR BAMOUN : DU TEMPOREL A L’INTEMPOREL « le livre a fait une rentrée littéraire explosive. Samuel René Pefoura autrement appelé SAMPEF est un personnage prolifique, et très attaché à son univers de la peinture.

Résidant en Guyane Française, il y a un mois et demi, il a en compagnie de son co-auteur, organisé une série de dédicaces en Europe notamment à Paris où l’équipe de Camer-be l’a rencontré pour un entretien.

Sampef est un homme qui décrit et explique son art avec aisance, vivacité et précision.

Lisez plutôt.

Bonjour Sampef, nous te connaissions déjà parce que nous étions présents lors de ta dédicace à Paris. Mais il y a beaucoup de personnes qui vont te découvrir aujourd’hui. Est-ce qu’à ceux-là, tu peux te présenter ?

Bonjour très cher Calvin, et bien le bonjour à vos abonés, à toute l’équipe de camer.be. Je suis Sampef, Artiste Auteur , bien connu en Belgique en général, des Jemappiens et des Bruxellois en particulier comme Sam Pefoura, le pharmacien puisque je suis pharmacien, pharmacien des hôpitaux et aussi consultant en pharmaco-économie.  

Nous savons que vous êtes pharmacien de profession, mais qu'est-ce qui a déclenché cette passion pour la peinture ?

En effet, comme je l’ai dit précédemment, je suis pharmacien et gagne ma vie comme tel. Il se trouve qu’en 2010, après un bref passage à Chimay dans les Fagnes, je me suis installé à Jemappes, dans le Borinage. En y exerçant ma profession à Jemappes , notamment aux quatre-pavés où j’ai été pharmacien titulaire de  l’officine, loin de ma base Bruxelloise, l’art est venu à moi. Travaillant comme pharmacien, j’avais beaucoup de temps libre. C’est ainsi que je me suis mis à la musique en m’inscrivant à l’école de musique Donfut, où je suivais les cours de piano.

J’étais régulier aux cours et je pense que cela intriguait. Du coup, un jour, une dame dont le nom m’échappe et que j’aimerais tant retrouvé est venu à la pharmacie pour ses médicaments. Après elle est sorti de l’officine mais curieusement est revenu l’instant d’après. Je me suis dit qu’elle avait peut être oublié quelques choses ou que je m’étais trompé dans l’exécution de son ordonnance. Non, la dame était revenu pour me demander si elle pouvait me montrer ses tableaux peints. Bien entendu, j’ai dit oui. Elle m’a présenté ses magnifiques tableaux et à la fin je pose la question qui me tarauder l’esprit.

Comment avait t’elle imaginer que je pouvais aimer ses œuvres ? La dame répondra qu’elle tenait de sa meilleure amie, directrice de l’école de musique de la ville que le pharmacien des quatre-pavés y prenait des cours. Pour la dame, un pharmacien qui prend des cours de musique était forcement un artiste qui s’ignorait. J’étais surpris et dès lors , je lui avoue mon incapacité à peintre quoiqu’aimant la peinture. C’est ainsi que la dame va m’encourager et commencer ce jour-là mon tout premier cours de peinture.  C’est ainsi que je vais abandonné mes cours de musique pour me consacrer aux cours de dessin, des fondamentaux et de peintures.

Cela m’a pris 2 ans de cours à un rythme accéléré!!! Grâce au Borinage, je suis devenu peintre et je dis merci à cette belle région de la Belgique. La ville de Jemappes a déjà produit beaucoup d’artistes, Salvator Adamo qui a aussi été à l’école Donfut, François Pirette. La Ville de Cuesmes tout à côté à vu passé en 1878, un immigré Hollandais venu chercher du travail comme évangéliste et qui repartira comme peintre.

Cet Hollandais n’est autre que Vincent Van Gogh. Comme Van Gogh, le Borinage m’a donné l’occasion de rencontrer l’art mais rassurez-vous, jamais je ne peux peintre comme le maitre Vincent Van Gogh. 

Depuis quand peignez-vous, êtes-vous passé par une école de peintre où vous êtes un autodidacte ? Qu’est-ce qui fait de vous un peintre ?

J’ai commencé la peinture en 2010 dans le Borinage en Belgique. Je suis un autodidacte car étant pharmacien, il m’était quasi impossible de faire une pause pour aller aux Beaux-Arts.

Toutefois, pendant les deux années de cours que je suivais, j’étais en contact avec les étudiants des beaux Arts de Mons et de Bruxelles, les enseignants aussi notamment Monsieur André Goberd, de Wasmes, que je salue au passage et qui m’a fortement orienté vers le courant artistique  qui est le mien. Je le remercie car lors de mon premier passage devant ses étudiants artistes peintres, il me conseilla continuer sur la peinture d’histoire Africaine.

Ce qui fait de moi un artiste peintre, c’est non seulement cette capacité de créer, de transformer une inspiration, un projet artistique en une vraie œuvre artistique que le corps peut ressentir parce que l’art part de l’esprit, défie nos sens et s’adresse au corps tout entier tel la maïeutique chez Socrate. L’art nous permet d’être cohérent avec nous même et in fine à révéler la vérité. L’art est un dévoilement qui  permet à l’artiste de lever le voile sur la vérité. Il n’y a pas d’art sans harmonie. L’harmonie en grec veut dire « Cosmos », c’est-à-dire le monde pris dans son sens le plus large. L’art permet de nous connaitre nous-même comme dirait Socrate, « Connais-toi toi-même » ou « toi-même tu sais » . L’art permet de révéler cette vérité enfouie en nous et l’artiste est un maïeuticien. Avec mes toiles et mes pinceaux, je parle et j’interroge. Je suis donc quelque part un maïeuticien et partant… un peintre.  

Est-ce que le peintre a une technique spéciale dans son métier où il imite les autres ?

Avec mes créations, je ne recherche ni la beauté au sens premier du terme, ni à imiter. L’art selon Hegel est la cristallisation de l’absolu sous une forme sensible et ne peut donc être réduit à la seule imitation. Imiter les autres relève plus de la dextérité technique, et je ne suis pas un technicien. L’art d’imiter est loin de la réalité parce que l’apparence  que perçoit nos sens est loin de la réalité du monde lequel nous vivons. J’ai vécu dans la société Camerounaise, Belge, Suisse , Guyanaise, sans oublier mes multiples voyages et visites des musées en Grèce . Au bout de ce parcours, j’ai un courant artistique propre, le « Tembaka », qui est une sorte de créolisation de l’art, un savant mélange entre les influences artistiques des différents pays que je viens de citer. J’ai autant été influencer par Ibrahim Njoya, le Tembé, René Magritte et même le Cobra.   

Quand on est peintre comme vous le déclarez, à qui veut-on ressembler ?

Certes j’ai un maitre en la matière à savoir Ibrahim Njoya, premier artiste peintre Camerounais, mais je ne veux ressembler à personne. Je travaille pour rendre sensible mes imaginations, pour faire ressortir ce que j’ai au plus fond moi, présenter au monde ma lecture du monde et surtout que cette lecture interpelle et touche les autres. 

On dit que le côté spirituel est très présent dans la peinture ? Est-ce votre cas ?

Définitivement, oui. J’ai commencé à peindre en 2012. Lorsqu’en 2020 j’ai voulu réaliser l’ouvrage « Vision et grandeur du peuple Bamoun » avec mon ami Serges Ngounga, j’ai découvert à ma grande surprise que plus de la moitié de mes créations étaient d’inspiration spirituelle ! On a eu du mal à partager les œuvres afin d’avoir un certain équilibre au niveau des thématiques choisies. 

Si vous vous retrouvez seul dans un désert sans matériel de peinture, est-ce que vous pourrez peindre ?

Oui, c’est dans le domaine du possible. 

On voit que la peinture occupe une place importante dans votre vie est-ce que vous avez un autre centre d’intérêt ?

Assurément oui, d’abord la pharmacie qui me permet de vivre au quotidien, la consultance, les contes, la culture, la lecture (histoire, philosophie et actualité) et le monde associatif. 

Avez-vous une anecdote ou une histoire fascinante à nous faire partager dans ce métier ?

Oui et cette histoire aussi fascinante qu’elle soit m’a emmener à être conscient de mon nouveau statut d’artiste peintre. Vous savez, un artiste est transmetteur, une sorte de prophète, un canal entre l’ordre cosmique et la matérialité humaine. Il révèle la vérité car la vérité est toujours avec nous. Vous étiez à Paris lors de notre dédicace.

Eh ben lors de ma prise de parole aussi bien pendant ma séance de dédicace au Cameroun, à Paris et à Cayenne, j’ai présenté une de mes dernières œuvres. Cette œuvre, que j’ai nommé « Nsâ Noun », renvoie au Royaume Bamoun. J’ai réalisé cette œuvre en Juillet 2020, mais j’ai refusé de l’inclure dans l’ouvrage et pourtant cette œuvre est une de mes plus belles créations. Pourquoi ? Tout simplement parce que cette œuvre que j’ai d’abord  baptisé « Nüe pet tù nsâ ka » littéralement « Le serpent à deux têtes passe son Ka ».

Dans cette œuvre que vous voyez ci jointe, on voit effectivement le serpent à deux têtes qui fait sa mue pour devenir le Ka. Le serpent à deux têtes est l’emblème du Roi Bamoun et ce  symbole fort du Royaume Bamoun , renvoi directement à l’institution, c’est-à-dire le trône, donc le Roi. Publier cette œuvre pire avec un texte poétique l’accompagnant allait me mettre en difficulté comme celui qui annonce ou souhaite la mort du Roi parce que dans l’Egypte pharaonique, passer son Ka veut dire « Mourir » . Quand quelqu’un meurt, on dit qu’il a passé son Ka. J’ai donc décidé de ne pas faire apparaitre cette œuvre dans l’ouvrage et aussi de changer l’appellation de l’œuvre en lui donnant un nom tout aussi énigmatique. J’ai nommé cette œuvre, « Nsâ Noun », c’est-à-dire la traversée du Noun. Or, pour les érudits, en copte c’est-à-dire l’Egyptien ancien, le NOUN veut dire, « Océan céleste » ou « le passage vers l’au-delà ».  J’ai donc réalisé des cartes postales que j’ai partagé lors des mes dédicaces le 02 septembre 2021 au Cameroun et le 18 Septembre 2021 à Paris. Et il se trouve que le 27 septembre 2021, le Roi Bamoun, Sa Mejesté Ibrahim Mbombo Njoya, 19e Roi des Bamoun a finalement… passé son Ka !

Cette création était donc prémonitoire et mes craintes avérées. Je peux donc dire que je n’étais qu’un canal, un transmetteur de ce message des ancêtres ou des Dieux. C’est la définition même d’un artiste, c’est-à-dire le canal entre l’ordre cosmique et la matérialité humaine, une sorte de prophète. Cette histoire m’a complétement retourné ce d’autant plus que je ne m’en suis rendu compte que 7 jours après le retournement du Roi. Vous avez tous vu comment il a fallu apaisé les ancêtres, protégé le peuple Bamoun au niveau du pont sur le fleuve Noun lors de l’arrivée de le dépouille du Roi sur la terre de ses ancêtres.

Il fallait protéger les vivants à partir de cet endroit-là. Et ça, c’est la magie de l’art. Une œuvre d’art est une invite de l’humain à faire un pas de côté, à suspendre le cours ordinaire de la vie. L’art nous permet de nous connecter à d’autres dimensions du réel et par conséquent est un moyen d’accéder à la vérité. L’art nous permet  de révéler la vérité. En grec, vérité veut dire Alethea c’est-à-dire « lever du voile ». L’art est  donc un dévoilement qui  permet à l’artiste de lever le voile sur les apparences. L’art est vrai et du vrai ne peut naitre que le vrai. L’art est vérité parce que véritable, véritable parce que véridique, véridique parce qu’ intelligible.

L’art permet de révéler la vérité intelligible. Je vous ai dit précédemment que l’art est la recherche de la beauté, mais la beauté dans le sens premier du terme et non dans le sens de la joliesse. La beauté en art est l’équivalent de la vérité en science ou de la bonté en morale. Pour Platon, le vrai constitue avec le beau et le bon, une valeur absolue. Beauté, vérité et bonté constituent une seule et même chose pris sous plusieurs angles. Le beau, le vrai et le bon, ces trois valeurs absolues se résument parfaitement par un mot bien connu des artistes : L’harmonie. Il n’y a pas d’art sans harmonie.  L’harmonie en grec veut dire « Cosmos », c’est-à-dire le monde pris dans son sens le plus large. Le but de l’art est de nous permettre d’aller au-delà de nous-même, de voir ce que tout le monde ne peut voir. Voila le monde de l’artiste. 

La peinture est-elle un art mineur ou un art majeur, est-ce qu’elle évolue au fil du temps ?

Je ne saurais définir l’art pictural comme majeur ou mineur. Il faut respecter toutes les expressions artistiques. L’art pictural évolue au fil du temps et plusieurs courants artistiques ont parcourus les siècles depuis la découverte des gravures dans les grottes  comme celles découvertes dans la grotte de Lascaux qui nous renvoient à l’époque du paléolithique supérieur. On  a donc eu l’art médiéval, moderne, l’art classique, l’art de la renaissance, l’art contemporain pour ne citer que ces courants artistiques. L’art est comme l’identité, il est évolutif.   

Dans les personnages célèbres de la peinture, certains vous ont-ils personnellement marqué ?

Absolument. A la base, il y a mon maitre dans le domaine à savoir Ibrahim Njoya, Michael Ange, Leonard de Vinci, Vincent Van Gogh  et René Magritt. 

Auriez-vous aimé vivre à cette époque en tant que peintre ?

Certainement car je suis un homme libre qui aime la liberté de pensée et d’expression et par conséquent refuse d’être enfermé dans un cadre formaliste. Or en tant qu’artiste auteur, je suis libre d’interpréter ce que je vois ou lis à partir de mes propres lunettes. 

Pouvez-vous nous citer quelques peintres camerounais ?

Oui, il y a Ibrahim Njoya, Francis Ndoumbé, Maurice Nkainfon Pefura, Coco Komegne, Barthelemy Toguo, Engelbert Mveng etc.  Mais il y en a beaucoup, de talentueux dont j’oublie les noms 

Combien de fois avez-vous déjà exposé et où ?

C’est en Mai 2021 que j’ai décidé de lancer ma carrière comme artiste auteur professionnel. Depuis, j’ai déjà fait deux expositions, la troisième arrive en Décembre prochain et plusieurs autres expositions déclinées faute de temps car je mène en parallèle ma carrière de pharmacien et d’autres missions sociales. En 2014, j’ai décliné une exposition à Bruxelles et en 2015.

Vous avez co-écrit une œuvre avec Serges Ngounga : « Vision et Grandeur du peuple Bamoun : Du Temporel à l’Intemporel ». Quelle en est la quintessence, pouvez-vous nous parler de ce livre et de cette collaboration  ?

C’est exact. Nous venons de commettre un ouvrage, « Vision et grandeur du peuple Bamoun : Du temporel à l’intemporel ». Tout est partie d’une interview banale, comme celle-ci avec Serges Ngounga, qui est le correspondant en Europe du journal la Gazette du Noun.  Cette interview tombée au bon moment car bien que faisant de l’art pictural depuis 2012, seul mes proches, « les insiders » savaient que je menais cette activité. Or, en Avril 2020, je décide de me dévoiler au grand public.

C’est donc tout naturellement lorsque Serges Ngounga découvrant mes œuvres sollicite de travailler avec moi autour de mes œuvres que j’accepte ce challenge et de Novembre 2020 à Avril 2021, nous avons travaillé d’arrache pieds pour la création artistique et littéraire de ce projet. J’ai donc pris le soin de réunir dans ce projet des personnalités de qualité : Le patriarche Elie Stephenson, poète et dramaturge Guyanais, prix du Carbet et du Tout-Monde 2020, Jean Jacques Dikongué (Celui qui en 2014 prédisait ce que sera l’artiste Sampef), Nijel Bins et Michael Wong Sing, deux artistes de talents internationalement reconus,  pour la critique et l’analyse artistique de l’ouvrage, le Pr Emmanuel Matateyou pour la postface. Ce fut un honneur pour moi de réunir toutes ces personnalités pour ce projet qui à reçu le soutien sans faille de l’ONG ARK Jammers dont je suis le président Caraïbes.

Cet ouvrage est un bébé des ARK Jammers et il fait partie de notre mission. Avec Serges Ngounga, nous avons pris un grand plaisir à travailler ensemble et chacun a appris beaucoup de l’autre. D’autres personnalités ont collaborés activement à la réalisation de ce livre notamment mon ami et frère Paul Njembé qui a assuré l’infographie de l’ouvrage. Paul Njembé est aussi un imminent membre des ARK Jammers. Serges Ngounga s’est donc inspiré de mes œuvres pour écrire les textes poétiques. Il s’agit de peintures d’histoires et je me devais d’être proche de Serges, le soutenir, lire et validé ses textes afin que sa lecture soit à la fois conforme avec mes créations et l’histoire même du royaume. L’exercice n’était pas facile car en face de nous, il y avait les historiens, les traditionalistes prêt au dépoussiérage de l’ouvrage. Serges est plutôt un écrivain prolixe.

Dans cet ouvrage, il y a aussi d’excellents textes littéraires, d’abord la « face » de l’ouvrage signé du patriarche Elie Stephenson, deux autres textes de hautes factures du même Elie Stephenson, autre curiosité, le bonus poétique de l’ouvrage signé de Jean Marc Soboth. Le tout sous la supervision de la présidente des ARK Jammers, Avline Ava. Nous avons travaillé en famille et passé énormément du temps. On a eu de l’aide et je citerais par exemple celle de Yvonne Zogdoulé, qui incroyablement a traduit un texte de l’anglais au français à partir de son lit d’hôpital.

Tout ceci donne un cachet particulier à l’ouvrage. C’est le lieu aussi içi de remercier le patriarche Elie Stephenson qui m’a beaucoup aidé spirituellement à trouver l’âme de mon courant artistique. Ce livre, « vision et grandeur du peuple Bamoun » parle de l’histoire du royaume Bamoun de sa création en 1394 à la mort du 19e  roi Bamoun en 2021. Une version anglaise est en cours et s’achèvera sur le 20e roi. Le royaume Bamoun est vieux de plus de 7 siècles . Le Cameroun en tant que nation a moins d’un siècle d’existence. Ce Royaume Bamoun est un des rares en Afrique a avoir survécu aux grandes plaies de l’Afrique. 

L'artiste-peintre peut-il vivre dans une société mal organisée ?

Absolument même si on ne peut parler d’art sans harmonie. C’est son rôle aussi de révéler la vérité sur la société , la beauté de la société dite mal organisée car l’harmonie est la source visible de la beauté invisible.

Un artiste comme vous a-t-il déjà peint un monde idéal ?

Oui, Sampef à travers 3 œuvres que vous pouvez voir dans l’ouvrage : Moma’ah, Ndueme et Mùn Mum Nkake. Ces trois œuvres représentent la peinture d’un monde idéal tant au niveau familial, institutionnel et individuel.  

Est-ce que la peinture, aujourd’hui, n’est pas un art du passé ?

Certainement pas. Une société sans art n’existera jamais. Même si vous n’allez pas dans un musée, vous aurez toujours l’art autour de vous. L’art pictural constitue même une valeur refuge. 

De toutes vos œuvres et vos toiles, laquelle donneriez-vous comme sépulture à la ville de Foumban ?

Aucune de mes œuvres puisque je ne vois pas, même après les 7 prochains siècles, la disparition de Foumban. Foumban sera toujours debout et vivante. Et comme la ville sera toujours vivante au cœur du royaume, je choisirais incontestablement pour Foumban,  la cité des arts, l’œuvre « Ndueme ». Cette œuvre fut réalisée en 2014 et je n’avais pas pu trouver un nom pour cette œuvre qui est en réalité ma première  véritable œuvre surréaliste. C’est en 2021 lors de la réalisation de l’ouvrage que ma fille Aleida Pefoura, qui a 4 ans à ce moment,  va trouver instinctivement le titre de l’œuvre. C’est magique. 

Vous vous retrouvez devant un aveugle de naissance comment ferez-vous pour lui expliquer vos tableaux ?

Je lui lirai un poème ou un texte littéraire tiré de l’ouvrage d’art « Vision et grandeur du peuple Bamoun » en fonction des ses aspirations, de ce qu’il aime  puisque ce livre d’art fait le tour de la société Bamoun et donc de toute société, de la spiritualité à l’enseignement général. 

Où trouver votre livre ?

Le livre est disponible en librairie. A la librairie Tamery à Paris, Good feeling à Douala, Peuples Noirs à Yaoundé, Tulitu à Bruxelles, Pharmacie Gaucheret à Bruxelles, Librairie Cultura à Cayenne et sous peu sur Amazon 22- Merci de nous avoir accordé de votre temps. Merci à vous d’avoir pensé à nous dans le cadre de votre travail. Merci de soutenir l’art, la créativité  et les artistes. 

Sampef ,  Artiste Auteur 

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