Décès d’Erika Mouliom : Les obsèques sous fond d’interpellations
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Le père de la défunte a émis des réserves sur les causes réelles du décès de sa fille lors de son inhumation à Koutaba dans le département du Noun, le samedi dernier.

Décédée dans un accident de la circulation le 15 juillet dernier à Douala, Erika Nfiya Mouliom a été conduite à sa dernière demeure au quartier Mamevouo dans l’arrondissement de Koutaba, département du Noun le samedi 31 juillet dernier. C’est avec consternation que la famille et de nombreuses connaissances ont vu la terre se refermer sur cette jeune étudiante née le 15 octobre 2001 à Douala. Prenant la parole devant de nombreux invités, le géniteur de la défunte a interrogé les circonstances exactes du décès de sa fille inscrite à l’Université catholique St Jérôme de Douala.

« Ma fille est morte. Mais je vais savoir avec mon petit cerveau, comment une personne déclarée calcinée peut être retrouvée sans égratignures. Comment une personne accidentée qu’on dit avoir sortie du pare-brise peut se retrouver sans blessures ? Ce sont des questions qui devraient se poser. Puisque parmi nous, il y a des autorités, j’invite tous ceux sont en charge de ce dossier. Chaque fois qu’ils prendront une décision, qu’ils se disent aujourd’hui, c’était Erika, ça peut être aussi votre enfant demain », a lancé le géniteur de la défunte Erika Nfiya Mouliom lors de ses hommages à sa fille à l’occasion de ses obsèques.

« Que votre conscience vous juge parce que cette gangrène au milieu de nos universités devrait s’arrêter avec Erika. Il y a un temps pour chaque chose sur le soleil. Il y a un temps pour rire. Il y a un temps pour pleurer. Il y a un temps pour faire la paix. Il y a aussi un temps pour faire la guerre. Ce sont les lois de la nature. Ma fille ici couchée, j’espère que chaque autorité à son niveau devrait faire des efforts pour que je puisse avoir des réponses. Une version tout au moins de ce qui est arrivé à ma fille parce que pour moi, je n’accepterai pas que ce soit un accident. J’ai beaucoup plus tendance en regroupant un certain nombre d’informations, que je suis face à un assassinat et à une mise en scène macabre », a-t-il insisté.

Erika Nfiya Mouliom est décédée dans un accident de la circulation en compagnie de l’artiste Tenor. Ce rappeur et son équipe revenaient d’une soirée hommage à la chanson française à l’Institut français du Cameroun de Douala. C’est ainsi que le véhicule transportant cet artiste a fait un accident de la circulation. Le conducteur a perdu le contrôle du véhicule avant d’heurter un poteau, puis un incendie s’est déclenché. Les obsèques de cette étudiante se sont tenues au moment où Tenor venait de passer sa première nuit à la prison centrale de New Bell. Il est en détention provisoire dans ce pénitencier après avoir été présenté au juge du tribunal de première instance de Douala Bonanjo. L’artiste musicien est accusé d’homicide involontaire et de conduite en état d’ivresse par les avocats de la défunte.

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