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  • Mutations : Florentin Ndatewouo
  • mercredi 22 mai 2019 01:04:00
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CAMEROUN :: Sud-Ouest/Nord-Ouest : Les propositions de sortie de crise du Mrc :: CAMEROON

Dans un mémorandum, Maurice Kamto et ses alliés suggèrent, entre autres, la libération immédiate des personnes arrêtées dans le cadre de ce conflit.

E’approche adoptée par le gouvernement pour la résolution de la crise sécuritaire dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest ne rencontre pas l’adhésion du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) et ses alliés. « Cette approche apparait partielle, parcellaire et inefficace pour apporter des solutions durables à la nature multidimensionnelle et à la complexité des problèmes sus-évoqués, qui sont en fait indissociables », lit-on dans le document intitulé : « Mémorandum pour la résolution des crises politiques et sécuritaires graves qui affectent notre pays, le Cameroun ».

Le président national du Mrc, Maurice Kamto, et ses Albert Dzongang, Christian Penda Ekoka et Paul Éric Kingue, estiment que la divergence de vues entre le Premier ministre Joseph Dion Ngute, et celle du ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, trahit un dialogue « en trompe à l’oeil ». L'info claire et nette. Le Premier ministre, en visite dans le Nord-Ouest le 09 mai dernier, a affirmé que le chef de l’Etat est prêt à discuter de tout, sauf de la sécession. Prenant le contrepied de son supérieur, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, déclare sur la chaine de télévision française France 24, que « le dialogue ne portera pas sur la forme de l’Etat. » « A titre d’illustration, on ne saurait trouver des solutions durables et intégrales à nos problèmes en évitant de les poser dans leur large spectre sur la table de négociation, en excluant d’entrée de jeu une certaine catégorie d’acteurs y compris les sécessionnistes et partant leurs préoccupations de l’agenda des discussions. La définition de celui-ci doit être le résultat d’un échange direct et consensuel de tous les acteurs, et non une décision unilatérale », pensent les auteurs du mémorandum.

Le diagnostic ainsi posé, le Mrc et ses alliés font une série de propositions, à l’effet de soigner le mal être qui perdure dans ces deux régions. Au sujet des « mesures immédiates de restauration de la confiance et de la paix », le Mouvement pour la renaissance du Cameroun et ses alliés militent pour « la libération immédiate et sans conditions de tous les prisonniers politiques sans exclusive, aussi bien ceux arrêtés dans le cadre du conflit dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest que ceux des marches blanches organisées par le Mrc, les partis politiques et organisations alliés le 26 janvier 2019, à travers le Cameroun, ainsi que l'abandon par l'Etat de toutes les poursuites contre ces personnes ». Au plan sécuritaire, « la déclaration de cessez-le-feu et le retrait des forces armées, le retour des militaires dans les casernes (Bir, Gendarmerie, Armées) ; seule la police doit assurer le maintien de l’ordre ; le cantonnement des éléments armés engagés contre les forces de défense ; la levée de toute interdiction administrative des réunions et des manifestations publiques ; le libre exercice des libertés et droits fondamentaux conformément aux dispositions de notre Constitution et à celles des conventions internationales auxquelles le Cameroun est partie. »

La création d’une commission chargée de la question anglophone, avec à sa tête une personnalité anglophone, la mise en place d’une commission en charge de la réforme consensuelle du système électoral, avec l’assistance des organisations internationales telles l’Union africaine, l’Organisation des Nations unies, l’ouverture d’un dialogue national inclusif sous le parrainage de la communauté internationale, s’ajoutent à ces proposition. Tout en réaffirmant sa disponibilité, Maurice Kamto suggère la tenue du dialogue au plus tard à la fin du premier trimestre 2020.

22mai
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