CAMEROUN :: AFFAIRE KAMTO : Paul Biya, la force de la persuasion :: CAMEROON
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CAMEROUN :: POINT DE VUE CAMEROUN :: AFFAIRE KAMTO : Paul Biya, la force de la persuasion :: CAMEROON
  • Repères : Bernard BANGDA
  • mercredi 20 mars 2019 00:04:00
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CAMEROUN :: AFFAIRE KAMTO : Paul Biya, la force de la persuasion :: CAMEROON

Au sortir de son audience avec le chef de l’Etat, le sous-secrétaire d’Etat américain chargé des Affaires africaines a magnifié « la sagesse et l’intelligence » de Paul Biya. Il invoque « la confidentialité des échanges diplomatiques » qu’il dévoile quelques minutes après sur Twitter.

Tibor Nagy était attendu au Cameroun. Comme un sauveur pour les pro Kamto. Qui voyaient en sa visite « un moyen de pression sur Paul Biya » pour la libération de leur champion. Et pour cause, avant sa visite, le sous-secrétaire américain en charge des Affaires africaines leur avait donné quelques espoirs par ses déclarations. Camer.be. L’adjoint de l’ambassadeur du Cameroun entre 1990 et 1993 déclarait que « Kamto est perçu comme ayant été incarcéré pour ses activités politiques. […] Cela est inacceptable. Ses partisans et lui doivent être libérés et nous ne passerons pas par quatre chemins pour le dire ».

L’on s’attendait alors à des échanges houleux entre les deux personnalités sur l’affaire Kamto. Et sur la crise anglophone au sujet de laquelle Tibor Nagy avait déclaré : « Je reçois plus d’e-mails sur le Cameroun que sur n’importe quel autre problème en Afrique : entre 10 et 20 par jour, avec des photos et des vidéos horribles de gens décapités à la machette, de forces de sécurité se livrant à des actes terribles (…). Nous avons besoin d’une désescalade de la situation ».

Au sortir de l’audience accordée au sous-secrétaire d’Etat américain chargé des Affaires africaines par Paul Biya lundi 18 mars 2019, M. Nagy a plutôt paru conciliant face à la presse. Mais surtout admiratif de la personnalité qui venait de le recevoir : « J’ai apprécié la sagesse et l’intelligence du président Paul Biya ». Il se garde bien d’évoqué les sujets abordés deux semaines avant cette visite. Se contentant de parler des aspects économiques de la coopération entre les Etats-Unis et le Cameroun : « Nos deux pays ont tant d’intérêts communs. Moi, comme votre gouvernement, nous voulons ce qui est absolument le meilleur pour le peuple camerounais. Vous avez une population très jeune. A l'avenir, ils auront besoin d'emplois. Le portail de la diaspora camerounaise de Belgique. J'aimerais attirer beaucoup plus d'investisseurs au Cameroun. Nous voulons tous que les jeunes Camerounais aient les meilleurs emplois possibles. Je pense que les investisseurs américains apporteront de très nombreuses qualités positives. Notre gouvernement, le président Donald Trump, souhaite également beaucoup plus d’investissements et de commerce avec l’Afrique. Pour moi, c'est aussi une campagne personnelle. Bien sûr, les investisseurs américains exigent certaines conditions. Nous aimerions encourager le pays à aller dans cette direction. Nous ferons donc de notre mieux, mais nous voulons tous exactement la même chose : un Cameroun très prospère, pacifique et stable, qui sera le meilleur pour sa population ».

Seulement, quelques instants après cette sortie médiatique, l’hôte du Cameroun s’épanche dans les réseaux sociaux au sujet du contenu des échanges entre Paul Biya et lui. Alors que la CRTV affirmait que « des sources dignes de foi, l’affaire Maurice Kamto n’a nullement été évoquée ni la crise dans le Nord-Ouest et le Sud- Ouest », Tibor Nagy postait sur son compte Twitter : « Aujourd’hui, le président Paul Biya et moi-même avons discuté de la marche à suivre dans nos relations bilatérales, notre assistance en matière de sécurité et nos préoccupations en matière de droits humains. J’ai également encouragé la fin de la violence et du dialogue inclusif dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ».

Une volte-face vite rattrapée par le ministre de la Communication sur les antennes de Radio France internationale (RFI). En posture d’invité Afrique, et répondant à une question de Christophe Boisbouvier à ce propos, René Emmanuel Sadi déclare sans ambages : « Je puis vous assurer qu’au cours de cette audience, ces questions n’ont pas été évoquées ». trêve de polémique.

20mars
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