Bonaberi : un grand-père met sa petite-fille de 13 ans enceinte
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Au quartier Ndobo à Bonabéri, une adolescente de 13 ans a donné naissance à un enfant dont le père biologique n'est autre que son grand-père, Papa Tenia un homme d'une cinquantaine d'années aujourd'hui placé en garde à vue après que la mère de la victime a surpris le suspect en plein acte et alerté les voisins.

Le quartier Ndobo, à Bonabéri, dans le 4ᵉ arrondissement de Douala, est secoué par un drame d'une violence inouïe.

Une adolescente de 13 ans, après avoir accouché d'un bébé de six mois, a révélé l'indicible : le père de son enfant est son propre grand-père. Un homme d'une cinquantaine d'années, surnommé Papa Tenia, qui est aujourd'hui en garde à vue après avoir avoué son forfait.

La scène de la découverte est glaçante. La mère de l'adolescente a surpris son propre père, Papa Tenia, en compagnie de sa fille de 13 ans. La suite a été un enchaînement de révélations qui ont stupéfié toute une communauté.

Lors de son interpellation, le suspect a lâché une confession qui a fait l'effet d'une bombe : il est le père du nouveau-né. Dès lors, il devient, par l'absurdité du crime, à la fois le père et l'arrière-grand-père de l'enfant.

Ce fait divers sordide n'est pas un cas isolé. Il s'inscrit dans une recrudescence des violences sexuelles intrafamiliales au Cameroun, que des observateurs décrivent comme « la nouvelle mode ». Une tendance qui interpelle, révulse et oblige à s'interroger sur les failles d'un système qui continue d'échouer à protéger les plus vulnérables.

La scène du crime : une mère découvre l'innommable

Tout commence par une mère inquiète. Dans une maison du quartier Ndobo, à Bonabéri, elle surprend son père, Papa Tenia, en compagnie de sa propre fille âgée de seulement 13 ans.

Dépassée par l'événement, elle alerte immédiatement les voisins. La nouvelle se répand comme une traînée de poudre. La famille se réunit. Les habitants du quartier, eux aussi stupéfaits, se massent devant la demeure.

C'est alors que le suspect, placé face à ses actes, crache le morceau. Il avoue être le père du bébé de six mois que l'adolescente de 13 ans a mis au monde. Un bébé dont on cherchait jusqu'ici l'origine de la grossesse.

Le crime dans toute son horreur

Les faits, tels que rapportés, sont d'une gravité extrême. L'homme est accusé d'avoir violé sa petite-fille de 13 ans, laissant celle-ci enceinte.

En avouant être le père de l'enfant, Papa Tenia devient, dans une logique criminelle implacable, à la fois le père biologique du nouveau-né et son arrière-grand-père.

« Troublés par ces révélations abracadabrantes, la famille et les habitants du quartier ont aussitôt appelé les gendarmes de la brigade de recherche de Bonabéri », rapporte un lanceur d'alerte. L'infâme individu a été menotté aux poignets et conduit en cellule. Il est désormais en garde à vue, en attendant que l'enquête détermine les suites judiciaires.

Un traumatisme à vie

Pour l'adolescente de 13 ans, l'avenir s'annonce sombre. Non seulement elle a été victime de viols répétés de la part de celui qui aurait dû la protéger, mais elle doit désormais élever un enfant issu de cette union contre-nature.

« Cette petite-fille est traumatisée », confie la famille, qui ne sait plus à quel saint se vouer. Un traumatisme que le temps, sans doute, n'effacera jamais.

Le sort de l'enfant nouveau-né est tout aussi préoccupant. Né d'un viol incestueux, il devra vivre avec le poids d'une filiation abominable : son père biologique est son arrière-grand-père.

L'inceste : un fléau qui gangrène la société camerounaise

Ce drame intervient dans un contexte où les abus sexuels et les faits d'inceste semblent se multiplier au Cameroun. N'zui Manto, lanceur d'alerte connu sous le surnom de « la panthère », ne se trompe pas : « Les abus sexuels, continue-t-on de constater, ne s'arrêtent pas. Les viols et les faits d'inceste semblent désormais être "la nouvelle mode au Cameroun" », regrette-t-il.

Il n'y a désormais plus une journée sans que les échos d'un crime sexuel n'indignent l'opinion publique.

Malgré l'existence d'un cadre légal et des efforts des autorités, la protection des mineurs reste un défi majeur au Cameroun. La honte, la peur des représailles et la pression familiale poussent souvent les victimes au silence, tandis que les auteurs, trop souvent, bénéficient de la clémence ou de l'impunité.

Ce que dit la loi

Au Cameroun, le viol est puni par la loi. Le Code pénal camerounais prévoit des peines allant de 10 à 20 ans de réclusion criminelle pour le viol, et jusqu'à la réclusion à perpétuité lorsque la victime est mineure de moins de 16 ans ou que l'auteur est un ascendant.

Le viol incestueux sur mineur est l'un des crimes les plus sévèrement réprimés. L'homme arrêté à Bonabéri encourt une peine lourde, bien au-delà de la simple amende. L'immunité n'existe pas pour de tels actes.

L'effet de sidération sur la communauté

À Bonabéri, la stupéfaction domine. Les habitants peinent à croire qu'un tel acte ait pu être commis par un homme qu'ils côtoyaient quotidiennement.

« C'est terrible, confie un voisin. On voyait ce monsieur tous les jours, il avait l'air normal. Personne ne pouvait imaginer une telle horreur. »

La famille, désormais brisée, doit faire face au regard des autres. L'honneur familial, si cher dans les cultures camerounaises, est souillé par ce crime. Mais c'est bien la fillette qui paie le prix le plus lourd.

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