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© Camer.be : Avec Jeune Afrique
- 01 May 2026 15:08:39
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Georges Gilbert Baongla : la filiation contestée qui défie le pouvoir camerounais :: CAMEROON
Une convocation ignorée, une riposte depuis Los Angeles. Georges Gilbert Baongla n’a pas répondu aux enquêteurs camerounais le 28 avril 2026. L’homme d’affaires, qui se revendique fils biologique de Paul Biya, attaque depuis les États-Unis.
Georges Gilbert Baongla convoqué pour cybercriminalité et diffamation
Le 23 avril 2026, le lieutenant-colonel Bialo Dieudonné, chef du Service central des recherches judiciaires (SCRJ), signe une convocation. L’audition est fixée au 28 avril à 10 heures à Yaoundé. Les motifs : cybercriminalité, diffamation et faits connexes. Baongla ne se présente pas. Il déclare à Jeune Afrique être actuellement au Cameroun, mais conteste les conditions de la convocation. Le 25 avril, il publie un communiqué depuis les États-Unis. Il explique être en déplacement professionnel et n’avoir pas retiré personnellement le document. Une interdiction de sortie du territoire est émise le 28 avril.
Pourquoi la présidence camerounaise reste silencieuse sur cette filiation
Le fils biologique de Paul Biya autoproclamé s’appuie sur une ressemblance physique. La présidence n’a jamais démenti officiellement. Une source sécuritaire confie à Jeune Afrique que l’option initiale était une interpellation directe au Cameroun. La détention aurait démontré qu’aucun vrai fils du président ne finit en prison. Mais Baongla n’était pas sur place. La convocation a été rendue publique comme alternative. Ce silence officiel entretient l’ambiguïté. Il permet aussi à Baongla de marteler son argument : « Avez-vous vu la présidence réagir ? »
Une rivalité avec Franck Biya et une guerre de clans en coulisses
Le déclencheur de la procédure est une intervention télévisée du 19 avril 2026. Baongla s’y présente comme « le fils légitime de Son Excellence Paul Biya ». Il affirme que Franck Biya n’est que le fils adoptif du président. Selon lui, Franck Biya serait donc exclu de la succession. La convocation vise à répondre d’accusations de cybercriminalité et de diffamation envers Franck Biya. Aucune plainte officielle de Franck Biya n’est confirmée. Une source à la présidence assure que « c’est la justice qui s’est saisie du dossier ». Pourtant, des cercles de pouvoir soupçonnent un soutien caché à Baongla. Jacques Fame Ndongo, ministre de l’Enseignement supérieur, a publiquement soutenu Baongla après un démenti du ministre de la Justice.
Le mécanisme judiciaire et politique d’une convocation de flagrance
L’enquête de flagrance se définit comme une procédure pénale rapide pour des délits constatés en action. Au Cameroun, le SCRJ du Secrétariat d’État à la défense (SED) peut convoquer sans plainte préalable. La qualification de cybercriminalité vise des propos tenus en télévision ou sur réseaux sociaux. La diffamation publique envers un membre de la famille présidentielle est sévèrement réprimée. Baongla riposte depuis Los Angeles. Il prépare des plaintes au Cameroun et en Europe pour contester la filiation de Franck Biya. Plusieurs conseils travaillent à leur formalisation.
Ce qui change à court terme : vice-présidence et succession
À court terme (6 à 12 mois), la nomination d’un vice-président au Cameroun, créée début avril 2026, est au cœur du conflit. Franck Biya est cité comme favori. Si Baongla parvient à bloquer judiciairement cette nomination, la crise de succession s’ouvre. Une interdiction de sortie du territoire l’empêche de revenir au Cameroun. Il peut agir depuis l’étranger. À long terme (3 à 5 ans), cette affaire teste la résilience du régime. Une reconnaissance judiciaire de la filiation de Baongla créerait un précédent majeur. Le silence présidentiel deviendrait intenable.
Une question ouverte sur les soutiens réels de Baongla
Georges Gilbert Baongla agit-il seul ou bénéficie-t-il de protections dans les plus hautes sphères ? Des sources évoquent un clan hostile à Franck Biya. La réalité se mêle aux fantasmes. Le pouvoir camerounais parviendra-t-il à étouffer cette affaire sans jamais confirmer ni infirmer la filiation contestée ?
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